Selon Le Soir, un Comité de concertation consacré à la jeunesse et à la scolarité se tiendra cette semaine. Le Premier ministre Alexander De Croo rassemblera les ministres des entités fédérées en charge des compétences de la jeunesse et de l'enseignement afin de prendre des discuter de thématiques touchant les jeunes en particulier. Les autorités devraient notamment se pencher sur la situation sanitaire dans les écoles.

Faut-il fermer les écoles ? La question des contaminations dans enfants dans les écoles est au centre de l'attention après la découverte de plusieurs cas, certains liés au très contagieux variant britannique. Un perspective qui inquiète les pédiatres, les pédopsychiatres et les psychologues. Avant de l'envisager, d'autres mesures "beaucoup plus efficaces" devraient être prises "avec un impact bien plus important sur l'épidémie", déclare l'Académie belge de pédiatrie.

Interdire les activités en plein air et enseigner à distance entraîne des "conséquences psychosociales lourdes pour les enfants", estiment les pédiatres, pour qui les bénéfices prouvés de ces mesures sur l'épidémie sont en outre limités. "Les épidémiologistes affirment presque à l'unanimité que les enfants ne sont pas le moteur de l'épidémie", soulignent-ils. Les infections des enfants à l'école sont selon eux le reflet des infections dans la société: une hausse de cas d'enfants infectés est donc une conséquence d'une augmentation des contaminations dans la société et non l'inverse.

En outre, les enfants ne sont pas ou peu malades, à de rares exceptions près, insiste l'académie, qui argumente qu'ils transmettent moins facilement le virus que les adultes. "Cela vaut pour les variants classiques mais vraisemblablement aussi pour les nouveaux variants plus contagieux. Toutefois, il est absolument essentiel d'envisager de superviser, avec une vigilance accrue, les infections dues aux nouveaux variants", nuance-t-elle.

Ce sont donc la plupart du temps des enseignants infectés qui déclenchent les épidémies dans les écoles, écrivent les pédiatres. "La propagation secondaire du virus par les enfants est moins fréquente. En revanche, les adolescents risquent davantage de propager le virus que les jeunes enfants."

Les pédiatres ajoutent que les enseignants ne sont pas plus contaminés que d'autres professions, ce qui indique que l'école n'est pas le moteur de l'épidémie. "La nouvelle politique de testing très intensive dans les écoles ainsi que la nouvelle définition des contacts à haut et à bas risque chez les enfants permettra de prendre les mesures appropriées beaucoup plus rapidement pour éteindre les foyers d'infections", estime l'académie, qui plaide pour une communication claire à l'intention des écoles et de la société.

Selon Le Soir, un Comité de concertation consacré à la jeunesse et à la scolarité se tiendra cette semaine. Le Premier ministre Alexander De Croo rassemblera les ministres des entités fédérées en charge des compétences de la jeunesse et de l'enseignement afin de prendre des discuter de thématiques touchant les jeunes en particulier. Les autorités devraient notamment se pencher sur la situation sanitaire dans les écoles. Faut-il fermer les écoles ? La question des contaminations dans enfants dans les écoles est au centre de l'attention après la découverte de plusieurs cas, certains liés au très contagieux variant britannique. Un perspective qui inquiète les pédiatres, les pédopsychiatres et les psychologues. Avant de l'envisager, d'autres mesures "beaucoup plus efficaces" devraient être prises "avec un impact bien plus important sur l'épidémie", déclare l'Académie belge de pédiatrie.Interdire les activités en plein air et enseigner à distance entraîne des "conséquences psychosociales lourdes pour les enfants", estiment les pédiatres, pour qui les bénéfices prouvés de ces mesures sur l'épidémie sont en outre limités. "Les épidémiologistes affirment presque à l'unanimité que les enfants ne sont pas le moteur de l'épidémie", soulignent-ils. Les infections des enfants à l'école sont selon eux le reflet des infections dans la société: une hausse de cas d'enfants infectés est donc une conséquence d'une augmentation des contaminations dans la société et non l'inverse. En outre, les enfants ne sont pas ou peu malades, à de rares exceptions près, insiste l'académie, qui argumente qu'ils transmettent moins facilement le virus que les adultes. "Cela vaut pour les variants classiques mais vraisemblablement aussi pour les nouveaux variants plus contagieux. Toutefois, il est absolument essentiel d'envisager de superviser, avec une vigilance accrue, les infections dues aux nouveaux variants", nuance-t-elle. Ce sont donc la plupart du temps des enseignants infectés qui déclenchent les épidémies dans les écoles, écrivent les pédiatres. "La propagation secondaire du virus par les enfants est moins fréquente. En revanche, les adolescents risquent davantage de propager le virus que les jeunes enfants." Les pédiatres ajoutent que les enseignants ne sont pas plus contaminés que d'autres professions, ce qui indique que l'école n'est pas le moteur de l'épidémie. "La nouvelle politique de testing très intensive dans les écoles ainsi que la nouvelle définition des contacts à haut et à bas risque chez les enfants permettra de prendre les mesures appropriées beaucoup plus rapidement pour éteindre les foyers d'infections", estime l'académie, qui plaide pour une communication claire à l'intention des écoles et de la société.