Le gouvernement fédéral compte trois ministres et un secrétaire d'État PS : Pierre-Yves Dermagne à l'Économie et au Travail, Karine Lalieux aux Pensions, Ludivine Dedonder à la Défense, et Thomas Dermine à la Relance. Interrogé sur la visibilité de ses ministres en Flandre, Magnette a défendu son choix.
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Le gouvernement fédéral compte trois ministres et un secrétaire d'État PS : Pierre-Yves Dermagne à l'Économie et au Travail, Karine Lalieux aux Pensions, Ludivine Dedonder à la Défense, et Thomas Dermine à la Relance. Interrogé sur la visibilité de ses ministres en Flandre, Magnette a défendu son choix. "Nous sommes discrets, mais efficaces. Nous avons négocié la répartition des postes en famille. Nous voulions tout ce qui était lié à la sécurité. Le sp.a a eu la santé et tout le reste est allé au PS : l'économie, les pensions, la relance... Nos ministres ont prévu une immersion linguistique cet hiver. Ils sont déjà parfaits bilingues, mais pas encore prêts à 100% à accorder de longues interviews en néerlandais", déclare Paul Magnette à notre confrère de Knack.Chez Ecolo, la secrétaire d'État à l'Egalite des Chances Sarah Schlitz a présenté sa note d'intention au Parlement uniquement en français. Elle était accompagnée d'une interprétation en langue des signes, mais celle-ci était aussi en français, un choix qui lui a valu une volée de bois vert. "Une secrétaire d'État qui insulte à ce point les Flamands n'est pas digne de cette fonction", s'est indigné dans une carte blanche l'ancien réalisateur et ex-député Groen Lukas Vander Taelen."Nous ne sommes pas des robots" Jean-Marc Nollet, co-président d'Ecolo, revient sur les critiques à l'égard de Schlitz. "Nous ne sommes pas des robots, nous commettons des erreurs. La présentation de la note politique de Sarah Schlitz uniquement en français était une erreur. Elle l'a admis. C'était dommage, car cela a noyé le fait qu'elle a introduit un interprète de langue des signes à la Chambre", explique-t-il au quotidien De Standaard.Pour le journal flamand, Sarah Schlitz a encore aggravé la situation en prétendant que les critiques venaient uniquement des nationalistes flamands, une déclaration qui montrerait que les francophones sont obnubilés par la N-VA et le Vlaams Belang. "Il est vrai que les francophones ne suivent pas assez ce qu'il se passe en Flandre. Tous les matins, je parcours les cinq principaux journaux flamands. Nous avons une revue de presse néerlandophone et j'insiste auprès de tous nos élus de la lire. C'est en partie dû à un problème structurel de l'enseignement des langues", explique Nollet. "La situation n'est pas idéale, mais elle (NLDR : Sarah Schlitz) s'est engagée à apprendre la langue. Elle n'est pas vice-première ministre non plus. George Gilkinet l'est, et il parle néerlandais." Le mister Bean belgeMathieu Michel (MR), secrétaire d'État à la Numérisation, a également fait l'objet de nombreuses railleries en Flandre, mais aussi dans le sud du pays, après une séquence en néerlandais assez balbutiante. Sa prestation lui a même valu le surnom de Mister Bean belge. "Il est important de répondre, par respect, dans la langue de la personne qui nous pose une question". "Pendant 2h30, il y a une présentation de la note de politique générale, et puis il y a des échanges (...) Après 2h30 de présentation dans les deux langues, j'ai un peu ripé, mais je pense qu'il est quand même important de répondre en néerlandais.", a expliqué Michel sur le plateau de RTL. Il a fait valoir qu'il y a 20 ans qu'il n'avait plus pratiqué la langue de Vondel.Pour Luckas Vander Taelen, "ces nominations d'élus monolingues cadrent avec l'image d'une classe politique pour qui la mise en place d'une culture nouvelle passe manifestement toujours au second plan, loin derrière les intérêts partisans".