Qui dit été, dit liberté retrouvée! Le retour de la saison estivale et de la chaleur signe en effet la levée de nombreuses mesures sanitaires instaurées pour lutter contre le covid. Plusieurs assouplissements sont d'ailleurs entrés en vigueur ce week-end: horaires d'ouverture de l'horeca allongés, bulle de huit autorisée dans la sphère privée, obligation de télétravail supprimée... Pour autant, l'ombre du variant Delta plane sur les frontières de l'Europe et menace de plus en plus notre pays.
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Qui dit été, dit liberté retrouvée! Le retour de la saison estivale et de la chaleur signe en effet la levée de nombreuses mesures sanitaires instaurées pour lutter contre le covid. Plusieurs assouplissements sont d'ailleurs entrés en vigueur ce week-end: horaires d'ouverture de l'horeca allongés, bulle de huit autorisée dans la sphère privée, obligation de télétravail supprimée... Pour autant, l'ombre du variant Delta plane sur les frontières de l'Europe et menace de plus en plus notre pays.Les experts sont unanimes: la dernière mutation du covid deviendra le variant dominant dans notre pays. Plus contagieux, plus dangereux, le variant Delta pourrait provoquer une nouvelle vague de contaminations et d'hospitalisations tant qu'une grande majorité de la population n'est pas complètement vaccinée. Bonne nouvelle: les vaccins Pfizer et AstraZeneca restent efficaces face à ce nouveau variant et continuent de très bien protéger contre les hospitalisations (efficacité autour des 80% en 1re dose, et de 95% en seconde dose).À ce jour, 70% de la population en âge d'être vaccinée a reçu une première dose en Wallonie et en Flandre. Mais la Région bruxelloise est à la traîne, avec 50% de personnes de plus de 18 ans ayant reçu une première dose. Plusieurs autres grandes villes (telles que Charleroi, Liège, Gand ou Anvers) suivent cette même tendance, déplore Emmanuel André, virologue à la KU Leuven. "Dans les grandes villes, la couverture vaccinale est toujours plus faible que la moyenne de leurs régions respectives, alors que c'est dans les zones à forte densité de population que le virus se transmet le mieux. On doit faire mieux!", s'exprimait-il sur Twitter fin de semaine dernière. Les experts espèrent néanmoins pour fin juillet une couverture vaccinale partielle (une dose) à 88% pour la Wallonie, 90% en Flandre et 60% à Bruxelles (pour les plus de 18 ans). Des taux de vaccination qui dépendent de plusieurs facteurs, notamment la volonté des citoyens à se faire vacciner, mais également les départs en vacances... Les Belges ayant déjà planifié leurs vacances avant de recevoir la convocation pour la première dose peuvent en effet volontairement décaler leur vaccination pour éviter de se voir administrer la seconde dose durant leurs congés.Un autre facteur joue un rôle important dans la campagne de vaccination belge: la livraison des vaccins. Cette semaine, la Belgique devrait justement recevoir 1 745 000 doses de vaccin contre le covid, dont 696 000 doses d'AstraZeneca et 153 000 de Johnson & Johnson. Cette livraison importante de doses d'AstraZeneca ouvre la possibilité d'avancer la date de la deuxième injection de ce vaccin. Le 12 mai dernier, le gouvernement avait déjà pris la décision de raccourcir cette période d'attente à huit semaines. Pour autant, environ 300 000 Belges doivent à ce jour attendre le mois d'août avant de recevoir leur deuxième injection. Et pour cause: ils ont reçu leur première injection alors que la période d'attente prévue pour la deuxième vaccination était encore de douze semaines.Parmi ces 300 000 Belges, on retrouve des personnes de plus de 65 ans et des personnes atteintes de pathologies sous-jacentes, qui appartenaient aux groupes à risque prioritaires. En tant que groupe vulnérable, ils ont été vaccinés plus tôt, mais sont désormais bloqués dans une situation compliquée puisqu'il recevront une protection complète plus tardive que les autres. Si le scénario avancé se poursuit grâce à cette nouvelle livraison, ils recevront la deuxième injection en juillet au lieu d'août. Lors de la conférence de presse de samedi, les experts de la Task Force vaccination n'ont pas souhaité anticiper ce scénario. "Cela pourrait fonctionner, mais nous devons rester prudents. Cette grosse livraison ne sera confirmée que mardi", a déclaré Dirk Ramaekers, président de la Task Force. Ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué.