Cela fait maintenant plus d'un mois que la Belgique applique des mesures strictes en matière de déplacement de la population. Invités à faire du télétravail autant que possible, les Belges sont en effet autorisés à sortir de chez uniquement pour faire des courses ou de l'exercice physique.

Pourtant, les chiffres récents de la 'Data Against Corona Taskforce' dirigée par le ministre Philippe De Backer indiquent qu'il y a eu, lors du week-end de Pâques, une augmentation considérable des déplacements effectués par les Belges à l'extérieur de leur commune par rapport aux deux week-ends précédents. Sur l'ensemble de la semaine dernière, la population a également effectué 11% de déplacements en plus hors de la commune de leur domicile par rapport aux trois semaines précédentes.

Le ministre appelle la population à poursuivre le respect des mesures de protection mises en place par le Conseil national de sécurité malgré les difficultés. "Les virologues insistent sur le fait que notre comportement influe sur la courbe d'évolution de l'épidémie, et non l'inverse. Je comprends que cela devient difficile mais nous devons persévérer. Restez chez vous !", dit-il.

27.300 faits de non respect des mesures enregistrés par les services de police

Quelque 27.300 faits de non respect des mesures d'urgence pour limiter la propagation du coronavirus (Covid-19) ont été enregistrés dans la banque de données nationale par les services de police depuis leur entrée en vigueur, a indiqué par ailleurs le ministre de la Justice Koen Geens mardi devant la commission de la Chambre chargée du contrôle des pouvoirs spéciaux accordés au gouvernement.

Ces chiffres provisoires ont été arrêtés à la date du lundi 13 avril, a-t-il ajouté, appelant à les interpréter avec prudence.

Parmi ces faits, 2.800 propositions de transactions ont été formulées par le parquet.

Le ministre de la Justice, mais également le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem ont défendu devant les députés l'approche mixte du gouvernement en matière de sanctions du non respect des mesures.

L'arrêté royal portant sur la mise en place de sanctions administratives pour le non-respect des mesures d'urgence destinées à limiter la propagation du nouveau coronavirus offre aux conseils communaux la faculté de percevoir des amendes en cas de refus ou d'omission de se conformer aux mesures gouvernementales. Cette mesure ne fait pas l'unanimité et plusieurs députés ont relevé un flou juridique sur cet aspect.

"Je suis quelque peu surpris d'entendre des bourgmestres dire qu'ils n'ont pas besoin des sanctions administratives communales (SAC). Il y avait, me semble-t-il, une demande impérieuse de régler cela par voie administrative, pour ceux qui le souhaitent. L'autonomie communale est parfaitement respectée. En outre, quelle que soit la procédure choisie (administrative ou judiciaire), le montant de l'amende est identique", a relevé Koen Geens.

MM. Geens et De Crem ont en outre rappelé que les SAC ne pouvaient plus être appliquées dès la deuxième infraction.

Plusieurs députés ont déploré cette position. "Vous dites aux bourgmestres 'débrouillez-vous', c'est inadmissible", a lancé le député PS Khalil Aouasti. "Les bourgmestres et les conseils communaux sont placés seuls face à leur responsabilité." "Pas mal de bourgmestres sont contraints de se débrouiller, je ne peux que le confirmer", a renchéri Sophie De Wit (N-VA). "Il faut lever le flou juridique", a exhorté Jessika Soors (Groen).

Cela fait maintenant plus d'un mois que la Belgique applique des mesures strictes en matière de déplacement de la population. Invités à faire du télétravail autant que possible, les Belges sont en effet autorisés à sortir de chez uniquement pour faire des courses ou de l'exercice physique. Pourtant, les chiffres récents de la 'Data Against Corona Taskforce' dirigée par le ministre Philippe De Backer indiquent qu'il y a eu, lors du week-end de Pâques, une augmentation considérable des déplacements effectués par les Belges à l'extérieur de leur commune par rapport aux deux week-ends précédents. Sur l'ensemble de la semaine dernière, la population a également effectué 11% de déplacements en plus hors de la commune de leur domicile par rapport aux trois semaines précédentes. Le ministre appelle la population à poursuivre le respect des mesures de protection mises en place par le Conseil national de sécurité malgré les difficultés. "Les virologues insistent sur le fait que notre comportement influe sur la courbe d'évolution de l'épidémie, et non l'inverse. Je comprends que cela devient difficile mais nous devons persévérer. Restez chez vous !", dit-il.Quelque 27.300 faits de non respect des mesures d'urgence pour limiter la propagation du coronavirus (Covid-19) ont été enregistrés dans la banque de données nationale par les services de police depuis leur entrée en vigueur, a indiqué par ailleurs le ministre de la Justice Koen Geens mardi devant la commission de la Chambre chargée du contrôle des pouvoirs spéciaux accordés au gouvernement.Ces chiffres provisoires ont été arrêtés à la date du lundi 13 avril, a-t-il ajouté, appelant à les interpréter avec prudence. Parmi ces faits, 2.800 propositions de transactions ont été formulées par le parquet. Le ministre de la Justice, mais également le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem ont défendu devant les députés l'approche mixte du gouvernement en matière de sanctions du non respect des mesures. L'arrêté royal portant sur la mise en place de sanctions administratives pour le non-respect des mesures d'urgence destinées à limiter la propagation du nouveau coronavirus offre aux conseils communaux la faculté de percevoir des amendes en cas de refus ou d'omission de se conformer aux mesures gouvernementales. Cette mesure ne fait pas l'unanimité et plusieurs députés ont relevé un flou juridique sur cet aspect. "Je suis quelque peu surpris d'entendre des bourgmestres dire qu'ils n'ont pas besoin des sanctions administratives communales (SAC). Il y avait, me semble-t-il, une demande impérieuse de régler cela par voie administrative, pour ceux qui le souhaitent. L'autonomie communale est parfaitement respectée. En outre, quelle que soit la procédure choisie (administrative ou judiciaire), le montant de l'amende est identique", a relevé Koen Geens. MM. Geens et De Crem ont en outre rappelé que les SAC ne pouvaient plus être appliquées dès la deuxième infraction. Plusieurs députés ont déploré cette position. "Vous dites aux bourgmestres 'débrouillez-vous', c'est inadmissible", a lancé le député PS Khalil Aouasti. "Les bourgmestres et les conseils communaux sont placés seuls face à leur responsabilité." "Pas mal de bourgmestres sont contraints de se débrouiller, je ne peux que le confirmer", a renchéri Sophie De Wit (N-VA). "Il faut lever le flou juridique", a exhorté Jessika Soors (Groen).