À l'initiative de la ministre de l'Enfance Bénédicte Linard, une concertation avec le secteur de l'accueil de l'enfance s'est tenue vendredi matin en présence du ministre-président Pierre-Yves Jeholet et d'une représentante du ministre du Budget Frédéric Daerden.

A cette occasion, il est apparu unanimement que le secteur ne souhaite pas la fermeture des milieux d'accueil, assure le gouvernement. "Comme depuis le début de la crise, les crèches continueront donc à accueillir tous les enfants inscrits", ajoute-t-il.

L'exécutif "soutient également la demande légitime que le personnel des milieux d'accueil fasse partie des catégories prioritaires, y compris sur les listes d'attente pour les doses de vaccins surnuméraires et lorsque la campagne de vaccination aura pu protéger les plus fragiles".

Il s'est enfin accordé sur la prolongation jusqu'au 30 juin 2021 des mesures de soutien ciblées afin de soutenir le secteur mais aussi les parents. Sont ainsi visés les interventions forfaitaires pour pallier les fermetures de sections ou milieux d'accueil entiers, ainsi que l'élargissement des motifs d'absence des enfants et de révision de la participation financière des parents pour la période du 29 mars au 18 avril 2021. Ces mesures de soutien face aux conséquences de la crise représentent une enveloppe de 3,2 millions d'euros, précise le gouvernement. Un bilan intermédiaire sera effectué par l'ONE au début du mois de mai.

"Les professionnels des milieux d'accueil de l'enfance sont sur le pont depuis le début de la crise sanitaire. Nous reconnaissons leur engagement pour continuer de s'occuper des tout-petits dans des conditions souvent difficiles et nous saluons leur volonté de maintenir les crèches ouvertes", commente pour sa part Bénédicte Linard.

"Avec cette prolongation des aides, nous sommes persuadés que les structures d'accueil vont pouvoir continuer à jouer leur rôle essentiel dans le fonctionnement de notre société", ajoute Pierre-Yves Jeholet.

"Depuis le début de la crise sanitaire, le gouvernement se mobilise, notamment au niveau budgétaire, pour ses secteurs. Les décisions du Comité de concertation impliquaient une réaction. C'est dans cet esprit que nous avons rencontré le secteur ce matin et adopté dans la foulée les mesures de soutien qui s'imposaient. C'était nécessaire pour garantir l'accompagnement des enfants, préserver nos structures d'accueil, mais aussi affirmer notre soutien au secteur et notre reconnaissance pour sa mobilisation", conclut Frédéric Daerden.

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Illustration. © iStock

Préavis de grève le 1er avril

Les fédérations d'employeurs et les organisations syndicales du secteur de l'Enfance en Fédération Wallonie-Bruxelles organiseront jeudi, le 1er avril, une journée d'action, signalent vendredi soir les syndicats en front commun. Ces derniers ont dès lors déposé un préavis de grève pour cette journée.

"La ministre et le gouvernement ont entendu la colère émanant du secteur à la suite de l'absence de visibilité du secteur dans la gestion de la crise Covid, y compris à la suite des dernières annonces du Codeco", reconnaissent la CNE, la CSC Services publics, le Setca et la CGSLB. "Mais cela ne suffit pas! Les problèmes sont structurels. Sous financement. Conditions de travail pénibles. Bas salaires. Fins de carrières difficiles", énumèrent les syndicats chrétien, socialiste et libéral. "'Un espoir venait de la Réforme des milieux d'accueil. Malheureusement, le gouvernement est occupé à réduire drastiquement les ambitions de cette réforme...", déplorent-ils encore.

Pour le personnel, c'en est dès lors trop, fustigent ces organisations. Un préavis de grève vient d'être déposé et des arrêts de travail auront lieu dans les milieux d'accueil et les Services de Promotion de la santé à l'école (PSE) jeudi.

À l'issue des entretiens, le secteur a été entendu mais aucune avancée concrète n'a été mise sur la table pour rencontrer ses demandes, abonde, de son côté, la fédération patronale Unessa, compétente pour la petite enfance et la santé à l'école. Cette dernière demandait "la reconnaissance et la prise en compte de l'importance du secteur de l'Enfance en ces temps de pandémie, des moyens (entre autres financiers) pour assurer l'accueil des enfants et la survie du secteur en cette période de crise, de même que la vaccination immédiate du personnel en contact direct avec les tout-petits". L'Unessa déplorait aussi un manque de communication constructive entre le secteur et, d'une part, le cabinet de la ministre Linard et, d'autre part, son administration, l'ONE.

Les autorités les ont assurés vendredi de tout leur soutien et de leur reconnaissance. La fédération espère à présent que "ces paroles prendront rapidement la forme d'actes forts et indispensables au maintien des activités du secteur des crèches. Car force est de constater qu'aucune proposition concrète ni aucune échéance n'ont été proposées par Madame Linard". "Le secteur est à bout et attend des gestes forts pour pouvoir redresser la tête. Il garde néanmoins espoir et a accueilli cette rencontre comme une avancée positive. Il attend des actes maintenant", conclut l'Unessa.

À l'initiative de la ministre de l'Enfance Bénédicte Linard, une concertation avec le secteur de l'accueil de l'enfance s'est tenue vendredi matin en présence du ministre-président Pierre-Yves Jeholet et d'une représentante du ministre du Budget Frédéric Daerden. A cette occasion, il est apparu unanimement que le secteur ne souhaite pas la fermeture des milieux d'accueil, assure le gouvernement. "Comme depuis le début de la crise, les crèches continueront donc à accueillir tous les enfants inscrits", ajoute-t-il. L'exécutif "soutient également la demande légitime que le personnel des milieux d'accueil fasse partie des catégories prioritaires, y compris sur les listes d'attente pour les doses de vaccins surnuméraires et lorsque la campagne de vaccination aura pu protéger les plus fragiles". Il s'est enfin accordé sur la prolongation jusqu'au 30 juin 2021 des mesures de soutien ciblées afin de soutenir le secteur mais aussi les parents. Sont ainsi visés les interventions forfaitaires pour pallier les fermetures de sections ou milieux d'accueil entiers, ainsi que l'élargissement des motifs d'absence des enfants et de révision de la participation financière des parents pour la période du 29 mars au 18 avril 2021. Ces mesures de soutien face aux conséquences de la crise représentent une enveloppe de 3,2 millions d'euros, précise le gouvernement. Un bilan intermédiaire sera effectué par l'ONE au début du mois de mai. "Les professionnels des milieux d'accueil de l'enfance sont sur le pont depuis le début de la crise sanitaire. Nous reconnaissons leur engagement pour continuer de s'occuper des tout-petits dans des conditions souvent difficiles et nous saluons leur volonté de maintenir les crèches ouvertes", commente pour sa part Bénédicte Linard. "Avec cette prolongation des aides, nous sommes persuadés que les structures d'accueil vont pouvoir continuer à jouer leur rôle essentiel dans le fonctionnement de notre société", ajoute Pierre-Yves Jeholet. "Depuis le début de la crise sanitaire, le gouvernement se mobilise, notamment au niveau budgétaire, pour ses secteurs. Les décisions du Comité de concertation impliquaient une réaction. C'est dans cet esprit que nous avons rencontré le secteur ce matin et adopté dans la foulée les mesures de soutien qui s'imposaient. C'était nécessaire pour garantir l'accompagnement des enfants, préserver nos structures d'accueil, mais aussi affirmer notre soutien au secteur et notre reconnaissance pour sa mobilisation", conclut Frédéric Daerden.Les fédérations d'employeurs et les organisations syndicales du secteur de l'Enfance en Fédération Wallonie-Bruxelles organiseront jeudi, le 1er avril, une journée d'action, signalent vendredi soir les syndicats en front commun. Ces derniers ont dès lors déposé un préavis de grève pour cette journée. "La ministre et le gouvernement ont entendu la colère émanant du secteur à la suite de l'absence de visibilité du secteur dans la gestion de la crise Covid, y compris à la suite des dernières annonces du Codeco", reconnaissent la CNE, la CSC Services publics, le Setca et la CGSLB. "Mais cela ne suffit pas! Les problèmes sont structurels. Sous financement. Conditions de travail pénibles. Bas salaires. Fins de carrières difficiles", énumèrent les syndicats chrétien, socialiste et libéral. "'Un espoir venait de la Réforme des milieux d'accueil. Malheureusement, le gouvernement est occupé à réduire drastiquement les ambitions de cette réforme...", déplorent-ils encore. Pour le personnel, c'en est dès lors trop, fustigent ces organisations. Un préavis de grève vient d'être déposé et des arrêts de travail auront lieu dans les milieux d'accueil et les Services de Promotion de la santé à l'école (PSE) jeudi. À l'issue des entretiens, le secteur a été entendu mais aucune avancée concrète n'a été mise sur la table pour rencontrer ses demandes, abonde, de son côté, la fédération patronale Unessa, compétente pour la petite enfance et la santé à l'école. Cette dernière demandait "la reconnaissance et la prise en compte de l'importance du secteur de l'Enfance en ces temps de pandémie, des moyens (entre autres financiers) pour assurer l'accueil des enfants et la survie du secteur en cette période de crise, de même que la vaccination immédiate du personnel en contact direct avec les tout-petits". L'Unessa déplorait aussi un manque de communication constructive entre le secteur et, d'une part, le cabinet de la ministre Linard et, d'autre part, son administration, l'ONE. Les autorités les ont assurés vendredi de tout leur soutien et de leur reconnaissance. La fédération espère à présent que "ces paroles prendront rapidement la forme d'actes forts et indispensables au maintien des activités du secteur des crèches. Car force est de constater qu'aucune proposition concrète ni aucune échéance n'ont été proposées par Madame Linard". "Le secteur est à bout et attend des gestes forts pour pouvoir redresser la tête. Il garde néanmoins espoir et a accueilli cette rencontre comme une avancée positive. Il attend des actes maintenant", conclut l'Unessa.