"Les nouvelles sont moins réjouissantes que les derniers jours. Mais ce n'est pas une raison pour se décourager. Il est possible que ça soit un phénomène temporaire, transitoire, et qu'on revienne à la diminution souhaitée dans les prochains jours", indique le porte-parole interfédéral, Yves Van Laethem. Que disent les chiffres récents ?
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"Les nouvelles sont moins réjouissantes que les derniers jours. Mais ce n'est pas une raison pour se décourager. Il est possible que ça soit un phénomène temporaire, transitoire, et qu'on revienne à la diminution souhaitée dans les prochains jours", indique le porte-parole interfédéral, Yves Van Laethem. Que disent les chiffres récents ? Au cours de la période du 27 novembre au 3 décembre, on compte en moyenne 2.163 nouvelles infections par jour, ce qui représente une diminution de 10%. Le nombre de nouvelles infections était de 2.666 le mardi 1er décembre, de 2.600 le mercredi et de 2.326 le jeudi - dernier jour pour lequel les chiffres consolidés sont disponibles. Les chiffres continuent donc de baisser, mais semblent tendre vers un plateau. "Après quelques semaines d'évolution favorable, les chiffres semblent se stabiliser", confirme Yves Van Laethem. Sur base hebdomadaire, on note encore une légère baisse des chiffres. Mais ces derniers jours, on observe une stabilisation de ces chiffres, "à un niveau beaucoup plus élevé que celui qu'on souhaiterait." Le nombre d'infections diminue de moitié tous les 46 jours, "c'est beaucoup beaucoup plus long que la diminution que nous avions encore jusqu'il y a peu. Avec un tel ralentissement, le seuil établi de 800 nouveaux cas par jour - pour entrevoir le déconfinement - s'éloigne encore un peu plus. Si cela continue à ce rythme, on pourrait n'y arriver qu'à la fin janvier ou courant février." Cette tendance est surtout marquée au nord du pays et dans la province de Luxembourg. À Bruxelles et en Wallonie, on continue à observer une baisse. Depuis février dernier, la Belgique a enregistré 589.942 cas confirmés de Covid-19, dont 44% en Wallonie, 41% en Flandre et 13% à Bruxelles.Selon le virologue Steven Van Gucht, il n'y a cependant guère de différence avec la dynamique de la première vague. "Même lors de la première vague, il y a eu des hauts et des bas." Il souligne également qu'il y a beaucoup moins de restrictions en vigueur aujourd'hui qu'en avril et mai. Et pourtant, le déclin a été très fort jusqu'à ces derniers jours.Comment expliquer cette stabilisation des chiffres alors que la courbe était si favorable ces dernières semaines ? Selon Yves Van Laethem, on n'en connait pas vraiment la raison exacte, mais plusieurs éléments peuvent l'expliquer. "Toutes ces explications sont des spéculations, de potentielles raisons, mais nous n'avons pas la preuve qu'elles jouent un rôle décisif", nuance-t-il. Les nouvelles hospitalisations stagnent depuis quelques jours. Par rapport à une moyenne hebdomadaire, on a 189 nouvelles hospitalisations par jour. Si la tendance hebdomadaire se confirme, on pourrait atteindre le seuil des 75 admissions par jour au début du mois de janvier, souligne Yves Van Laethem.Ce chiffre ne diminue cependant plus ces trois derniers jours. Cette évolution récente se marque dans tout le pays, mais cela est le plus prononcé en Wallonie, notamment dans les provinces de Hainaut et de Luxembourg. Pour l'instant, il n'y a pas d'explication claire à cette observation, mais cette évolution doit être tenue à l'oeil, d'autant que le nombre total de patients hospitalisés est quant à lui légèrement remonté (+2%). Les décès diminuent quant à eux toujours à un rythme relativement soutenu de 19%, mais 109 personnes meurent toutefois encore chaque jour du Covid dans notre pays.Au cours de la semaine écoulée, le taux moyen de reproduction du virus était de 0,906 pour l'ensemble du territoire. Si un tel taux en dessous de 1 est toujours considéré comme une indication positive de la circulation du virus, ce taux a tendance à se stabiliser, voire légèrement réaugmenter ces derniers jours. Selon le rapport de Sciensano, il y a néanmoins trois provinces où ce taux dépasse 1 : Luxembourg, Brabant Flamand et Flandre-Occidentale.