Le nombre moyen d'infections repasse au dessus de la barre de 2.000 par jour, avec 2.020,4 cas quotidiens recensés en moyenne entre le 2 janvier et le 8 janvier, indique l'Institut de santé publique Sciensano ce mardi. Cela représente une hausse de 27% par rapport à la semaine précédente. Le nombre d'infections quotidiennes reste trop élevé pour décider d'un assouplissement. Il faudrait pour cela que les nouvelles infections descendent en-dessous de 800, et ce niveau devrait persister pendant au moins trois semaines.
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Le nombre moyen d'infections repasse au dessus de la barre de 2.000 par jour, avec 2.020,4 cas quotidiens recensés en moyenne entre le 2 janvier et le 8 janvier, indique l'Institut de santé publique Sciensano ce mardi. Cela représente une hausse de 27% par rapport à la semaine précédente. Le nombre d'infections quotidiennes reste trop élevé pour décider d'un assouplissement. Il faudrait pour cela que les nouvelles infections descendent en-dessous de 800, et ce niveau devrait persister pendant au moins trois semaines.Entre le 27 décembre et le 8 janvier, l'incidence du virus était de 220 infections pour 100.000 habitants en moyenne en Belgique. Le taux d'incidence est supérieur à la moyenne au Luxembourg (244 pour 100.000 habitants) côté francophone et dans trois provinces flamandes: Flandre occidentale (277), en Flandre orientale (248) et dans le Limbourg (224).On constate une augmentation des infections partout en Belgique en particulier en région bruxelloise (+94,3% par rapport à la semaine dernière), en Brabant wallon (+50,9%),en province de Namur (+33,1%), et en Brabant flamand (+43,1%). Des chiffres qui inquiètent les spécialistes. Ce mardi matin, sur La Première, Charlotte Martin, infectiologue au CHU Saint-Pierre rappelle que les hospitalisations et les décès sont toujours en décalage de deux à trois semaines par rapport à la hausse des contaminations. "Il faut suivre ces chiffres de près. Il faut faire attention à ne pas se rassurer en se disant que les chiffres de contaminations augmentent mais que les chiffres des hospitalisations et de décès diminuent. Ce sont des chiffres à suivre de près et ça pourrait vraiment être le début de la troisième vague que l'on craint." Egalement sur La Première, le microbiologiste Emmanuel André a appelé à la plus grande prudence. "Quand on regarde la situation sur Bruxelles, on a, en une semaine, une augmentation très significative. Peut-être que c'est en partie lié au retour des vacances, peut-être que les fêtes ont joué un rôle mais c'est le terreau suffisant pour pouvoir déclencher un phénomène bien plus large donc il faut être aujourd'hui extrêmement vigilant."Le nombre de tests journaliers a augmenté de 59% par rapport à la semaine précédente. 40188,9 tests ont ainsi été effectués quotidiennement en moyenne du 1e au 8 janvier. Cela peut s'expliquer par l'obligation d'effectuer un test pour les personnes qui reviennent de zone rouge.> Contaminations au Covid: une hausse liée au nombre de tests ?Le taux de positivité, c'est-à-dire la proportion de tests positifs par rapport au total, est stable voir en légère diminution ces derniers jours. Le taux de positivité est malgré tout toujours de 5,5% (-1,8%) à l'échelle de la Belgique. Cela signifie que sur 100 tests effectués, 5,5 personnes en moyenne sont positives. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le taux de positivité ne devrait pas dépasser 5 % pendant au moins deux semaines afin de pouvoir considérer que l'épidémie est sous contrôle. Notre gouvernement avance le taux de 3 % pour parler d'assouplissement.Le taux de reproduction du virus (R0) est estimé à 0,94 pour le pays , un chiffre qui reste stable. Le R0 (ou le R effectif) désigne le taux de reproduction d'un virus. Il s'agit du nombre moyen de nouveaux cas causés par une personne infectée dans une population sans immunité. Un taux supérieur à 1 signifie qu'une personne contaminée en contamine en moyenne plus d'une autre et donc que l'épidémie progresse. Ce lundi, le seuil fatidique de 1 était atteint dans toutes les provinces sauf une: la province d'Anvers. La communauté germanophone est également moins touchée. Au contraire de la Région bruxelloise dont le taux de reproduction était de 1,465 ce lundi.Un taux de reproduction qui pourrait considérablement augmenter si la souche anglaise prenait plus d'importance en Belgique. C'est ce qu'a expliqué ce mardi sur La Première Emmanuel André: "Ce virus est plus transmissible. On voit que notre taux de reproduction est à la limite de 1, et si ce virus s'introduit en Belgique avec les mêmes mesures qu'aujourd'hui, on est en phase exponentielle. Il faudra aussi vacciner plus de gens."Les hôpitaux belges ont admis en moyenne 128,1 patients atteints du Covid-19 chaque jour entre le 4 et le 10 janvier (-12%). Le nombre de patients hospitalisés pour une infection au coronavirus s'élève à 1.955 (+1%), dont 371 (-2%) en soins intensifs.La carte ci-dessous indique le nombre d'infections pour 100.000 habitants par commune au cours des deux dernières semaines: plus il y a d'infections enregistrées, plus la couleur de la commune vire vers le rouge foncé. Il ne s'agit pas du nombre de cas mais de l'incidence. L'incidence prend en compte la population dans son calcul.Depuis début septembre, l'Institut fédéral de santé Sciensano diffuse l'incidence sur les 14 derniers jours. Un chiffre de 1 000 signifie par exemple que 1 % de la population a été infectée au cours des 14 derniers jours. Plus aucune commune ne dépasse le seuil des 1000. Toutes les communes belges comptent donc moins de 1% de cas positifs parmi leur population.Le seuil d'alerte le plus élevé du Centre européen de contrôle des maladies (ECDC) est de 960. En Belgique, aucune des 581 communes ne dépasse le seuil d'alerte européen. Quatre communes ne comptabilisentaucun cas de coronavirus: Herstappe, Baelen, Rendeux et Ouffet.