Tom Van Grieken n'est pas le seul politicien flamand à être sur le réseau social destiné aux (très) jeunes. Le président du sp.a Conner Rousseau, également très présent dans sa communication en ligne, a également un compte TikTok. S'il estime qu'il est important de rester en contact avec le monde des adolescents, il avoue n'avoir pas encore pris le temps de réellement y travailler. Il n'engrange d'ailleurs que quelques centaines de likes en deux vidéos.

Du côté du président du Vlaams Belang, l'ampleur est clairement différente. Un jour après avoir débarqué sur l'application, il a déjà obtenu plus de 6.000 abonnés et 15.000 likes. Sa toute première publication a, à l'heure d'écrire ces lignes, récolté plus de 280.000 vues. Tournée au Parlement fédéral, il y répond à des questions en hochant de la tête ("oui" ou "non"), sur la chanson "Choices (Yup)" du rappeur américain E-40, très populaire sur TikTok. Indépendance flamande ? Oui. Y aura-t-il encore un gouvernement belge ? Non. Beaucoup de larmes à gauche ? Oui.

Pas vraiment le bienvenu

TikTok, originaire de Chine, permet d'enregistrer et de partager des petits films, accompagnés de musiques. On y partage des défis de danse, des conseils mode ou beauté, ou encore des vidéos drôles. Téléchargée par 1,5 milliard d'utilisateurs, ce sont principalement les jeunes qui l'utilisent. 40% des "TikTokkers" ont entre 18 et 24 ans, 1/4 entre 13 et 17 ans. Un public cible trop jeune pour être confrontés aux messages politiques ? Certains se posent la question. "Cela va trop loin. Mes enfants âgés de 11 et 13 ans sont tentés par le Vlaams Belang, via TikTok. Faut-il le tolérer ? (...) Éloignez-vous de mes enfants !", peut-on lire sur Twitter.

Parmi les commentaires, si certains saluent l'arrivée du président du VB sur le réseau social et soutiennent son message, d'autres questionnent sa pertinence : "comment voulez-vous prendre la Belgique au sérieux quand le gouvernement est sur TikTok ?", "un grand NON à ta présence sur TikTok", "c'était le seul endroit où on avait encore de la liberté", peut-on lire parmi les réactions les plus likés.

Capture d'écran TikTok
© Capture d'écran TikTok

Le Belang ou la politique via les réseaux sociaux

Le principalement intéressé répond d'ailleurs que ce petit film était un test et que la plateforme n'est pas encore vraiment adaptée aux messages politiques. Les critiques ? Il les balaie : "Le fait que le Vlaams Belang soit très populaire auprès des jeunes est peut-être difficile à accepter pour beaucoup de gens", dit-il à VRT NWS.

Le Vlaams Belang n'en est pas à son coup d'essai en matière de réseaux sociaux. Après les dernières élections, nous analysions déjà comment les campagnes menées sur Facebook avaient aidé le parti a mobiliser les électeurs. Une communication professionnelle, un budget important, un plan marketing rondement mené... en quelque sorte la recette du succès électoral aujourd'hui. Avec TikTok, ce sont les plus jeunes qui sont en ligne de mire. Une stratégie qui est loin d'être un hasard : le 26 mai dernier, le parti était devenu le premier parti parmi les jeunes (18 à 24 ans), réussissant "à gagner 50.000 électeurs qui se sont rendus aux urnes pour la première fois", écrivions-nous à l'époque. Aucun parti n'avait réussi à faire mieux chez les primovotants.

Tom Van Grieken n'est pas le seul politicien flamand à être sur le réseau social destiné aux (très) jeunes. Le président du sp.a Conner Rousseau, également très présent dans sa communication en ligne, a également un compte TikTok. S'il estime qu'il est important de rester en contact avec le monde des adolescents, il avoue n'avoir pas encore pris le temps de réellement y travailler. Il n'engrange d'ailleurs que quelques centaines de likes en deux vidéos. Du côté du président du Vlaams Belang, l'ampleur est clairement différente. Un jour après avoir débarqué sur l'application, il a déjà obtenu plus de 6.000 abonnés et 15.000 likes. Sa toute première publication a, à l'heure d'écrire ces lignes, récolté plus de 280.000 vues. Tournée au Parlement fédéral, il y répond à des questions en hochant de la tête ("oui" ou "non"), sur la chanson "Choices (Yup)" du rappeur américain E-40, très populaire sur TikTok. Indépendance flamande ? Oui. Y aura-t-il encore un gouvernement belge ? Non. Beaucoup de larmes à gauche ? Oui.TikTok, originaire de Chine, permet d'enregistrer et de partager des petits films, accompagnés de musiques. On y partage des défis de danse, des conseils mode ou beauté, ou encore des vidéos drôles. Téléchargée par 1,5 milliard d'utilisateurs, ce sont principalement les jeunes qui l'utilisent. 40% des "TikTokkers" ont entre 18 et 24 ans, 1/4 entre 13 et 17 ans. Un public cible trop jeune pour être confrontés aux messages politiques ? Certains se posent la question. "Cela va trop loin. Mes enfants âgés de 11 et 13 ans sont tentés par le Vlaams Belang, via TikTok. Faut-il le tolérer ? (...) Éloignez-vous de mes enfants !", peut-on lire sur Twitter. Parmi les commentaires, si certains saluent l'arrivée du président du VB sur le réseau social et soutiennent son message, d'autres questionnent sa pertinence : "comment voulez-vous prendre la Belgique au sérieux quand le gouvernement est sur TikTok ?", "un grand NON à ta présence sur TikTok", "c'était le seul endroit où on avait encore de la liberté", peut-on lire parmi les réactions les plus likés. Le principalement intéressé répond d'ailleurs que ce petit film était un test et que la plateforme n'est pas encore vraiment adaptée aux messages politiques. Les critiques ? Il les balaie : "Le fait que le Vlaams Belang soit très populaire auprès des jeunes est peut-être difficile à accepter pour beaucoup de gens", dit-il à VRT NWS. Le Vlaams Belang n'en est pas à son coup d'essai en matière de réseaux sociaux. Après les dernières élections, nous analysions déjà comment les campagnes menées sur Facebook avaient aidé le parti a mobiliser les électeurs. Une communication professionnelle, un budget important, un plan marketing rondement mené... en quelque sorte la recette du succès électoral aujourd'hui. Avec TikTok, ce sont les plus jeunes qui sont en ligne de mire. Une stratégie qui est loin d'être un hasard : le 26 mai dernier, le parti était devenu le premier parti parmi les jeunes (18 à 24 ans), réussissant "à gagner 50.000 électeurs qui se sont rendus aux urnes pour la première fois", écrivions-nous à l'époque. Aucun parti n'avait réussi à faire mieux chez les primovotants.