La mission du duo de préformateur royaux, Egbert Lachaert (Open VLD) et Conner Rousseau (SP.A), est prolongée jusqu'au 21 septembre. Le palais royal l'a confirmé ce vendredi après une audience téléphonique: à cette date, les deux hommes devront présenter leur rapport final.
...

La mission du duo de préformateur royaux, Egbert Lachaert (Open VLD) et Conner Rousseau (SP.A), est prolongée jusqu'au 21 septembre. Le palais royal l'a confirmé ce vendredi après une audience téléphonique: à cette date, les deux hommes devront présenter leur rapport final.Une formule a par ailleurs été trouvée pour prolonger le gouvernement Wilmès jusqu'au 1er octobre, suite à la contamination d'Egbert Lachaert au coronavirus. Les réunions présentielles entre présidents de parti reprendront le 18 septembre. Cet accord permet de franchir la date-butoir du 17 septembre, à laquelle Sophie Wilmès devait demander la confiance à la Chambre, et donner du temps à la Vivaldi, dont la négociations patinent dans une apparente fébrilité.La nervosité du CD&V avait émaillé le début de semaine. La fin de celle-ci est marquée par la polémique suscitée par le président du MR, Georges-Louis Bouchez, au sujet de sa quarantaine non respectée, contrairement à ses autres collègues présidents de parti - pas toujours complètement, dit-on. Le numéro un libéral a décidé, après avoir consulté des experts sanitaires, de ne pas suivre ladite quarantaine car il ne s'est pas mis dans une situation de danger de contamination. Il poursuit donc son travail et ses rendez-vous presque comme si de rien n'était - il a quand même annulé une conférence devant un large public à Liège jeudi soir. Et il communique abondamment sur le sujet.La polémique a encore enflé jeudi soir après le "lapin" posé par le libéral à l'émission de la RTBF, Jeudi en prime. Habitué des médias, Georges-Louis Bouchez s'est décommandé à 17h45 et le présentateur François De Brigode a exprimé son mécontentement en ouverture d'émission. Parce que, argumentait-il, il voulait interroger le président du MR sur son attitude à l'égard de la quarantaine et que celui-ci s'est dérobé. En lieu et place, l'expert Yves Coppieters (ULB), appelé à le remplacer au pied levé, a critiqué son attitude au nom du principe de précaution.Catherine Fonck, cheffe de groupe CDH à la Chambre, a d'ailleurs ajouté son grain de sel ce vendredi matin: "L'isolement sélectif est une mesure majeure de lutte conte l'épidémie de Covid-19. Pour la maîtriser et éviter un reconfinement global. Si tous les citoyens tentaient d'en contourner le sens, nous irions tous dans le mur."Nouvelle passe d'armes sur Twitter. Le président du MR explique son faud bond à la RTBF par la fuite sur la prolongation du gouvernement Wilmès, une information qui devait être réservée au palais: "J'ai clairement indiqué que ce sont les fuites sur la prolongation de Sophie Wilmès qui amènent mon absence. En effet, je n'ai pas à commenter de regrettables fuites. Mais je vois que certains préfèrent une nouvelle fois polémiquer."Tout cela n'est que de l'écume bien sûr. Mais cela témoigne aussi, une nouvelle fois, de la fébrilité qui prévaut dans les négociations, entre fuites d'informations importantes et attitudes personnelles qui dérangent.La polémique est révélatrice, aussi, des incompréhensions de plus en plus grandes par rapport aux mesures de restriction sanitaires.