La formation du gouvernement fédéral est bousculée, après la contamination du préformateur Egbert Lachaert (Open VLD) par le coronavirus. Tous les présidents de partis sont en quarantaine et continuent par vidéoconférence, à titre de précaution, même s'ils ont été testés négatif. Tous, sauf l'irréductible Georges-Louis Bouchez (MR), qui a certes annulé une conférence prévue à Liège mercredi soir, mais en continuant à mener des contacts en tête à tête au siège du parti.
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La formation du gouvernement fédéral est bousculée, après la contamination du préformateur Egbert Lachaert (Open VLD) par le coronavirus. Tous les présidents de partis sont en quarantaine et continuent par vidéoconférence, à titre de précaution, même s'ils ont été testés négatif. Tous, sauf l'irréductible Georges-Louis Bouchez (MR), qui a certes annulé une conférence prévue à Liège mercredi soir, mais en continuant à mener des contacts en tête à tête au siège du parti.Le libéral francophone estime en effet qu'il a respecté les règles et ne s'est pas mis en danger : distanciation sociale, port du masque... "La quarantaine n'est applicable qu'aux personnes qui ont été à - de 1m50 pendant plus de 15 min de la personne infectée, justifie-t-il. Neuf jours se calculent à partir du close contact. Le 18/09 vise les réunions de préformation mais pas le délai individuel qui varie selon le contact rapproché." Il n'a pas eu de réunion bilatérale le jour du test avec le président de l'Open VLD, contrairement à d'autres présidents.En réponse à une réaction, Georges-Louis Bouchez précise encore: "Il y a surtout un besoin de faire respecter les règles et uniquement les règles. Car si on fait des quarantaines préventives en dehors des cas prévus, on a pas fini. Je rencontre assez de gens pour être alors en quarantaine jusqu'en mars prochain. Certains créent des précédents."Ce faisant, analyse l'éditorialiste politique Fabrice Grosfilley (Bel RTL, BX1), Georges-Louis Bouchez se distingue volontairement: "En jouant l'exception, il envoie aussi un signal à un électorat qui contesterait les consignes sanitaires... il y a du débat dans l'air..." Depuis l'annonce de la contamination de son collègue libéral, le président du MR mène par ailleurs le débat sur la poursuite des négociations en direct sur les réseaux sociaux, ce qui a notamment eu l'art d'excéder les nationalistes flamands.Sans surprise, cette décision de ne pas respecter totalement la quarantaine fait rugir certains. "Il y a peu de choses plus détestables que les élus qui n'appliquent pas les règles qu'ils ont eux-mêmes imposées à la population...", clame François Schreuer, de Vega à Liège. Même son de cloche de la part d'Alda Greoli (CDH): "J'espère qu'il est conscient qu'il donne le mauvais exemple".De source libérale, on précise toutefois que les règles sanitaires sont bien respectées, que la décision de continuer certains contacts avec distanciation sociale a été mûrement réfléchie et que, à strictement parler, le président du MR n'aurait même pas dû se faire tester. On laisse entendre à d'autres sources que tous les autres présidents de parti ne respecteraient pas strictement la quarantaine prônée officiellement, l'un ou l'autre n'ayant pas hésité à aller au restaurant. Mais Georges-Louis Bouchez, lui, communique volontairement sur le sujet.La mise en quarantaine des présidents de parti, qui ne devaient pas avoir de contacts physiques entre eux avant le 18 septembre, reporte la date butoir du 17 septembre, à laquelle le gouvernement Wilmès devait demander la confiance à la Chambre. La Vivaldi, s'il elle voit le jour, naîtra un peu plus tard que prévu.