Il y a des photos qui valent plus qu'un long message. Par leur force évocatrice. Ou par leurs contrastes. Ce selfie pris par Bart De Wever, président de la N-VA, devant le Palais royal avant d'être reçu en audience ce mardi 10 décembre est magnifique. Il l'a publié lui-même sur son site Instagram.

Bart De Wever se voit déjà informateur royal. Il l'a suggéré à plusieurs reprises, avec insistances ces derniers jours. L'homme veut mettre fin à la "bouillie" rouge-verte de Paul Magnette pour lui donner des connotations flamandes. Le leader nationaliste veut mettre le confédéralisme à l'agenda, mais il ratonne devant le Palais d'un Roi que son parti, républicain, espère voir disparaître, à terme.

Peut-être se rêve-t-il lui-même en Roi. Il est vrai que la N-VA reste un pion majeur dans le Stratego de la crise politique belge. Le nouveau président du CD&V, Joachim Coens, affirme qu'il doit "jouer un rôle" et la réussite de toute formule alternative - arc-en-ciel ou union nationale - passera d'abord par la case N-VA, ne fût-ce que pour montrer l'impossibilité d'arriver à un accord avec elle.

En attendant, le républicain pose devant le Palais et le flamingant devant le symbole belge par excellence. Ce qui ne l'empêche pas d'attaquer durement les "électeurs passifs" de Wallonie, tout en ne cachant pas sa volonté de détruire les libéraux flamands. Tout cela est peu diplomatique pour un homme fort qui se voit en informateur. Dans les couloirs du Palais, le Roi s'en arrache les cheveux.

Il y a des photos qui valent plus qu'un long message. Par leur force évocatrice. Ou par leurs contrastes. Ce selfie pris par Bart De Wever, président de la N-VA, devant le Palais royal avant d'être reçu en audience ce mardi 10 décembre est magnifique. Il l'a publié lui-même sur son site Instagram.Bart De Wever se voit déjà informateur royal. Il l'a suggéré à plusieurs reprises, avec insistances ces derniers jours. L'homme veut mettre fin à la "bouillie" rouge-verte de Paul Magnette pour lui donner des connotations flamandes. Le leader nationaliste veut mettre le confédéralisme à l'agenda, mais il ratonne devant le Palais d'un Roi que son parti, républicain, espère voir disparaître, à terme.Peut-être se rêve-t-il lui-même en Roi. Il est vrai que la N-VA reste un pion majeur dans le Stratego de la crise politique belge. Le nouveau président du CD&V, Joachim Coens, affirme qu'il doit "jouer un rôle" et la réussite de toute formule alternative - arc-en-ciel ou union nationale - passera d'abord par la case N-VA, ne fût-ce que pour montrer l'impossibilité d'arriver à un accord avec elle.En attendant, le républicain pose devant le Palais et le flamingant devant le symbole belge par excellence. Ce qui ne l'empêche pas d'attaquer durement les "électeurs passifs" de Wallonie, tout en ne cachant pas sa volonté de détruire les libéraux flamands. Tout cela est peu diplomatique pour un homme fort qui se voit en informateur. Dans les couloirs du Palais, le Roi s'en arrache les cheveux.