Albert II a enfin reconnu Delphine Boël, la fille qu'il a eue avec sa maîtresse, Sibylle de Sélys Longchamps, il y a 51 ans. Pour le chroniqueur royal, Patrick Weber, il ne s'agit nullement d'un geste de paix envers Delphine, mais d'une reconnaissance tardive contrainte et forcée.

"S'il avait voulu reconnaître Delphine, il l'aurait fait depuis longtemps. C'est un homme au caractère chaleureux, spontané et très humain, mais qui n'aime pas qu'on lui force la main. Ce n'est pas la première fois qu'on le constate. Si aujourd'hui, il reconnaît que Delphine est sa fille, c'est parce qu'il est obligé de le faire", nous explique-t-il. La Cour d'appel de Bruxelles a en effet obligé le sixième roi des Belges à se soumettre à un test ADN.

Contrairement à ce qu'ont affirmé certains, la reine Paola, l'épouse d'Albert II, n'est pour rien dans le refus d'Albert de reconnaître sa fille naturelle, estime Patrick Weber. "Albert et Paola ont décidé de tirer un trait sur leurs problèmes conjugaux". Albert II avait en effet déjà reconnu que son épouse, la reine Paola, et lui avaient "traversé une crise conjugale" dans les années 1970.

Un camouflet envers Delphine

Si Delphine espérait que cette reconnaissance lui permette d'établir un lien avec son père biologique, elle en est pour ses frais.

Patrick Weber estime, en effet, que cette reconnaissance contrainte et tardive ne rapprochera pas Albert II et sa fille. Pour lui, ce communiqué est un camouflet envers Delphine, puisqu'il nie toute intimité entre eux. "Le Roi Albert tient à faire observer que, depuis la naissance de Madame Delphine Boël, il n'a été mêlé à aucune décision familiale, sociale ou éducative quelconque relative à Madame Delphine Boël", stipule en effet son avocat Me Alain Berenboom dans le communiqué.

Ce communiqué amer et distant risque d'écorner l'image d'un homme joyeux et souriant. "Albert était un roi très populaire. Une meilleure communication lui aurait permis de se révéler plus humain. Il a raté sa fin de règne", déplore l'historien.

Patrick Weber, MATHIEU THAUVIN
Patrick Weber © MATHIEU THAUVIN
Albert II a enfin reconnu Delphine Boël, la fille qu'il a eue avec sa maîtresse, Sibylle de Sélys Longchamps, il y a 51 ans. Pour le chroniqueur royal, Patrick Weber, il ne s'agit nullement d'un geste de paix envers Delphine, mais d'une reconnaissance tardive contrainte et forcée. "S'il avait voulu reconnaître Delphine, il l'aurait fait depuis longtemps. C'est un homme au caractère chaleureux, spontané et très humain, mais qui n'aime pas qu'on lui force la main. Ce n'est pas la première fois qu'on le constate. Si aujourd'hui, il reconnaît que Delphine est sa fille, c'est parce qu'il est obligé de le faire", nous explique-t-il. La Cour d'appel de Bruxelles a en effet obligé le sixième roi des Belges à se soumettre à un test ADN. Contrairement à ce qu'ont affirmé certains, la reine Paola, l'épouse d'Albert II, n'est pour rien dans le refus d'Albert de reconnaître sa fille naturelle, estime Patrick Weber. "Albert et Paola ont décidé de tirer un trait sur leurs problèmes conjugaux". Albert II avait en effet déjà reconnu que son épouse, la reine Paola, et lui avaient "traversé une crise conjugale" dans les années 1970.Un camouflet envers Delphine Si Delphine espérait que cette reconnaissance lui permette d'établir un lien avec son père biologique, elle en est pour ses frais. Patrick Weber estime, en effet, que cette reconnaissance contrainte et tardive ne rapprochera pas Albert II et sa fille. Pour lui, ce communiqué est un camouflet envers Delphine, puisqu'il nie toute intimité entre eux. "Le Roi Albert tient à faire observer que, depuis la naissance de Madame Delphine Boël, il n'a été mêlé à aucune décision familiale, sociale ou éducative quelconque relative à Madame Delphine Boël", stipule en effet son avocat Me Alain Berenboom dans le communiqué.Ce communiqué amer et distant risque d'écorner l'image d'un homme joyeux et souriant. "Albert était un roi très populaire. Une meilleure communication lui aurait permis de se révéler plus humain. Il a raté sa fin de règne", déplore l'historien.