Une cérémonie d'accueil pour le couple présidentiel français sera organisée le lundi sur la place des Palais à Bruxelles. Emmanuel Macron et son épouse se rendront ensuite à Gand, où ils visiteront l'Hôtel de ville et le Musée des Beaux-Arts (MSK), avant de participer en soirée à un banquet d'Etat au château de Laeken.

Mardi, le président et la première dame se rendront à "La Vallée" à Molenbeek, un lieu dédié aux artistes, créateurs, techniciens et entrepreneurs culturels. Installé dans une ancienne blanchisserie de 6.000 m2, cet espace de travail et de rencontre a ouvert ses portes en 2014. Le couple présidentiel ponctuera son passage en Belgique par une visite du centre "La Maisonnée" à Ittre, qui accueille des adultes présentant un handicap mental ou des troubles autistiques.

Cette dernière étape devrait revêtir un intérêt tout particulier pour le chef d'Etat français qui a affirmé vouloir faire du handicap une thématique centrale de son quinquennat. Le locataire de l'Elysée entend notamment créer de nouvelles places pour les personnes handicapées dans l'Hexagone pendant son mandat, une façon d'éviter un exode de ses compatriotes vers des institutions belges.

A l'heure actuelle, près de 7.200 personnes (dont 1.460 jeunes) de nationalité française en situation de handicap sont accueillies dans les services wallons, souvent dans des établissements hennuyers le long de la frontière. Cette situation résulte d'une politique française qui a historiquement axé sa prise en charge des personnes handicapées sur les aspects médicaux et thérapeutiques, alors que la Belgique mettait l'accent sur la prise en charge socio-éducative, les capacités d'autonomie et le projet de vie des personnes, une approche plébiscitée par nombre de familles françaises.

Consciente de ses limites structurelles, la France injecte chaque année en Wallonie un peu plus de 410 millions d'euros de subventions - selon des chiffres du gouvernement wallon - pour la prise en charge de ses ressortissants handicapés, ce qui génère un nombre important d'emplois en Belgique. Le tout sans prendre la place de Belges, car le budget wallon ne permettrait pas de subventionner ces places "françaises" si elles étaient laissées vacantes.

En visite en Belgique en mars dernier, la secrétaire d'Etat française aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, avait fait état de sa volonté de "rapatrier" progressivement les enfants et adultes français hébergés dans les services pour personnes handicapées en Belgique.

Belga

Une cérémonie d'accueil pour le couple présidentiel français sera organisée le lundi sur la place des Palais à Bruxelles. Emmanuel Macron et son épouse se rendront ensuite à Gand, où ils visiteront l'Hôtel de ville et le Musée des Beaux-Arts (MSK), avant de participer en soirée à un banquet d'Etat au château de Laeken. Mardi, le président et la première dame se rendront à "La Vallée" à Molenbeek, un lieu dédié aux artistes, créateurs, techniciens et entrepreneurs culturels. Installé dans une ancienne blanchisserie de 6.000 m2, cet espace de travail et de rencontre a ouvert ses portes en 2014. Le couple présidentiel ponctuera son passage en Belgique par une visite du centre "La Maisonnée" à Ittre, qui accueille des adultes présentant un handicap mental ou des troubles autistiques. Cette dernière étape devrait revêtir un intérêt tout particulier pour le chef d'Etat français qui a affirmé vouloir faire du handicap une thématique centrale de son quinquennat. Le locataire de l'Elysée entend notamment créer de nouvelles places pour les personnes handicapées dans l'Hexagone pendant son mandat, une façon d'éviter un exode de ses compatriotes vers des institutions belges. A l'heure actuelle, près de 7.200 personnes (dont 1.460 jeunes) de nationalité française en situation de handicap sont accueillies dans les services wallons, souvent dans des établissements hennuyers le long de la frontière. Cette situation résulte d'une politique française qui a historiquement axé sa prise en charge des personnes handicapées sur les aspects médicaux et thérapeutiques, alors que la Belgique mettait l'accent sur la prise en charge socio-éducative, les capacités d'autonomie et le projet de vie des personnes, une approche plébiscitée par nombre de familles françaises. Consciente de ses limites structurelles, la France injecte chaque année en Wallonie un peu plus de 410 millions d'euros de subventions - selon des chiffres du gouvernement wallon - pour la prise en charge de ses ressortissants handicapés, ce qui génère un nombre important d'emplois en Belgique. Le tout sans prendre la place de Belges, car le budget wallon ne permettrait pas de subventionner ces places "françaises" si elles étaient laissées vacantes. En visite en Belgique en mars dernier, la secrétaire d'Etat française aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, avait fait état de sa volonté de "rapatrier" progressivement les enfants et adultes français hébergés dans les services pour personnes handicapées en Belgique.Belga