Le gouvernement fédéral devrait, selon les syndicats, recevoir prochainement la direction de l'entreprise et demanderont des garanties claires à Lufthansa, maison-mère de l'entreprise belge, lors des négociations quant à une aide d'Etat.

La ministre Muylle n'a par exemple pas été informée du lancement d'une procédure Renault de licenciements collectifs, alors qu'elle devrait normalement l'être, constate Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE. "Il semble que Lufthansa soit très dur dans les négociations selon les explications que nous a données le ministre De Croo", a encore confié le représentant du syndicat chrétien. D'après lui, le gouvernement se demande comment avoir la certitude que les engagements du groupe allemand seront respectés si l'Etat belge débloque une aide d'Etat de 290 millions d'euros.

"La relation ne semble pas très bonne avec les Allemands", abonde son homologue flamand Paul Buekenhout (ACV Puls). "Il y a des contacts mais ça n'avance pas. Or nous n'avons plus des mois devant nous." D'après les syndicats, l'Etat va poursuivre les négociations avec Lufthansa en essayant d'avoir un maximum de garanties écrites pour l'avenir, notamment quant au statut de hub de l'aéroport de Zaventem pour la compagnie belge ou l'arrivée à moyen terme d'avions plus modernes et plus respectueux de l'environnement. Un élément dont le gouvernement ignorait l'existence, à en croire le syndicaliste flamand.

Une rencontre pourrait encore avoir lieu cette semaine avec le patron de Lufthansa, Carsten Spohr, à Bruxelles, prédisent les représentants des travailleurs. Ils estiment toutefois qu'il faudra d'abord qu'un accord soit scellé entre Lufthansa et le gouvernement allemand. Il y est en effet question d'une aide d'Etat de 9 milliards d'euros en contrepartie d'une entrée du gouvernement local au capital du groupe, ce qui ne plait pas du tout au patron du groupe allemand. "On doit en tous les cas être tenu au courant de l'évolution des négociations avec l'Etat belge", insiste Filip Lemberechts, secrétaire permanent CGSLB/ACLVB. "Ils ne nous ont rien promis aujourd'hui et ils nous demandent de continuer à négocier avec la direction de Brussels Airlines", déplore, en conclusion, Didier Lebbe.

La compagnie Lufthansa a rejeté un plan d'aide de 390 millions d'euros de l'Etat belge (La Libre Belgique)

D'après nos confrères de La Libre, "la Société Fédérale de Participations et d'Investissement (SFPI), le bras armé financier de l'État fédéral, proposait une intervention publique de 390 millions d'euros (récemment, on parlait encore d'un peu plus de 200 millions "seulement"). Cette somme aurait permis une prise de participation dans le capital de Brussels Airlines à concurrence de 25% plus une action (ce qui aurait donné une minorité de blocage à la Belgique au sein de la compagnie)." "Les autorités fédérales comptaient également obtenir un droit de regard sur le plan pluriannuel de redéploiement du transporteur aérien. "L'idée est évidemment de mettre de l'argent en échange de garanties en matière de développement de Brussels Airlines à l'avenir", note une source impliquée dans le dossier", peut-on lire dans un de leur article.

Or, "Lufthansa a fait savoir lundi soir à la SFPI qu'elle refusait tout simplement cette offre de 390 millions et les conditions qui l'accompagnaient. "La Lufthansa ne veut pas voir monter l'Etat dans le capital de Brussels Airlines. Mais un principe doit être respecté : qui paie décide", relève l'informateur de La Libre.

Avec La Libre Belgique.

Le gouvernement fédéral devrait, selon les syndicats, recevoir prochainement la direction de l'entreprise et demanderont des garanties claires à Lufthansa, maison-mère de l'entreprise belge, lors des négociations quant à une aide d'Etat.La ministre Muylle n'a par exemple pas été informée du lancement d'une procédure Renault de licenciements collectifs, alors qu'elle devrait normalement l'être, constate Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE. "Il semble que Lufthansa soit très dur dans les négociations selon les explications que nous a données le ministre De Croo", a encore confié le représentant du syndicat chrétien. D'après lui, le gouvernement se demande comment avoir la certitude que les engagements du groupe allemand seront respectés si l'Etat belge débloque une aide d'Etat de 290 millions d'euros. "La relation ne semble pas très bonne avec les Allemands", abonde son homologue flamand Paul Buekenhout (ACV Puls). "Il y a des contacts mais ça n'avance pas. Or nous n'avons plus des mois devant nous." D'après les syndicats, l'Etat va poursuivre les négociations avec Lufthansa en essayant d'avoir un maximum de garanties écrites pour l'avenir, notamment quant au statut de hub de l'aéroport de Zaventem pour la compagnie belge ou l'arrivée à moyen terme d'avions plus modernes et plus respectueux de l'environnement. Un élément dont le gouvernement ignorait l'existence, à en croire le syndicaliste flamand.Une rencontre pourrait encore avoir lieu cette semaine avec le patron de Lufthansa, Carsten Spohr, à Bruxelles, prédisent les représentants des travailleurs. Ils estiment toutefois qu'il faudra d'abord qu'un accord soit scellé entre Lufthansa et le gouvernement allemand. Il y est en effet question d'une aide d'Etat de 9 milliards d'euros en contrepartie d'une entrée du gouvernement local au capital du groupe, ce qui ne plait pas du tout au patron du groupe allemand. "On doit en tous les cas être tenu au courant de l'évolution des négociations avec l'Etat belge", insiste Filip Lemberechts, secrétaire permanent CGSLB/ACLVB. "Ils ne nous ont rien promis aujourd'hui et ils nous demandent de continuer à négocier avec la direction de Brussels Airlines", déplore, en conclusion, Didier Lebbe.