Un tir nourri de questions a été lancé à la Chambre, lors de la séance plénière de jeudi après-midi, au sujet du manque de test et de matériel. Les partis francophones qui soutiennent le gouvernement de l'extérieur (PS, Ecolo, CDH, DéFi) ont été particulièrement insistants... et n'ont guère été convaincus par les réponses.

"Un dépistage massif"

Catherine Fonck, députée CDH, en pointe dans la lutte contre le coronavirus, fut la première à émettre quatre demandes au gouvernement lors de cette séance première.

"Premièrement, un dépistage massif, rappelle-t-elle. Certainement à la sortie de la crise, mais déjà aujourd'hui. Je trouve choquant que des soignants soient envoyés au front et ne soient dépistés que s'il présentent des symptomes graves." La plupart des partis, dont les écologistes, sont pressant sur cette question et la Belgique monte en puissance dans sa capacité à tester. "Les chiffres actuels ne sont que la pointe de l'iceberg", dit-elle.

"Deuxièmement: constituer plus rapidement que vous ne le fait du stock de masques. Ce n'est pas 5 à 6 millions, mais des centaines de millions de masques dont nous avons besoin. Je vous avais supplié de n'oublier personnes. Or, les kinés, les pharmaciens, les hôpitaux psychiatriques, les aides-soignants... sont délaissés. N'oubliez personne!" La saga des masques , parmi d'autres pénuries, reste un souci majeur.

"Troisièment: Anticiper au niveau européen pour éviter des sorties prématurées de confinement."

"Quatrièmement : Affiner les mesures socio-économiques en fonction de ce qui revient du terrain."

Severnine de Laveleye (Ecolo) a insisté fortement sur la nécessité de tester davantage, à l'instar d'Eliane Tillieux (PS). Cette dernière met en avant l'exemple allemand où le nombre de tests est plus important et où le nombre de décès est moins élevé. Patrick Prevot (PS) a lui aussi dénoncé le manque de masques FFP2 en revenant sur la destruction du stock stratégique, révélée par Le Vif/L'Express. Sophie Rohonyi (DéFI) a tapé sur le même clou en dénonçant la "peur au ventre" des gens de ce secteur. Et en demandant qui seraient les bénéficiaires des tests.

Gouvernement: "La pression du marché"

Maggie De Block (Open VLD), ministre de la Santé, n'a guère convaincu en insistant sur l'impact majeur de cette crise. Elle s'est contentée de rappeler l'information quotidienne faite par les autorités: "Il est important que chacun communique de façon cohérente. Ces mesures sont radicales, mais c'est le seul moyen."Elle a insisté sur le travail mené par son collègue Philippe De Backer (Open VLD) dans le cadre de la lutte contre la pénurie de matériel. Maggie De Block ne veut pas changer de cap: "prenons de bonnes mesures 'hygiène, ce n'est que comme ça que l'on pourra gagner."

Philippe De Backer (Open VLD), ministre responsable de la task force pour le matériel, insiste sur le travail mené ces derniers jours. Les fournisseurs existants sont recontactés, des capacités de productivité sont lancées, nous participons à tous les marchés publics... "Cela donne des résultats, dit-il. Les prochains jours, nous pourrons passer à dix mille test." Un groupe de travail se penche sur les médicaments et un autre sur le matériel de protection, dont les masques. "Chaque jour, nous recevons des matériaux, insiste-t-il. La pression sur le marché est énorme au niveau international. En raison de la crise mondiale, je ne peux pas vous dire quand le matériel va arriver." Mais des masques FFP2 vont encore être répartis ces prochains jours, dit-il.

La répartition des masques controversée

Dans leurs répliques, les parlementaires ne se sont dit guère convaincus, estimant notamment que cette action était tardive. "Nous n'avons pas eu de réponses à toutes nos questions, résume Patrick Prevot. Il y a toute une série de secteurs qui ne sont pas équipés comme il le devrait. Il y a de la difficulté à distribuer les masques parce que les listings ne sont pas à jour. Je peux vous dire que dans le Hainaut, c'est le bordel. Il y a un manque de prévision dû à l'austérité budgétaire ces dernières années. Nos soins de santé ne sont pas une variable d'ajustement budgétaire."

Selon nos infiormations, la répartition des masques reçus est effectivement chaotique et désorganisée. Une information du Soir met le doigt sur uen autre controverse: ur les 73.200 masques FFP2 réceptionnés le 24 mars, seuls 4.800 sont destinés à des clients francophones, tout le reste partant en Flandre. Sur la liste des bénéficiaires consultées par le journal, il y aurait également des entreprises privées. Le ministre Philippe De Backer a déclaré qu'il donnerait des précisions ce soir sur au sujet des bénéficiaires et de la répartition.

Un tir nourri de questions a été lancé à la Chambre, lors de la séance plénière de jeudi après-midi, au sujet du manque de test et de matériel. Les partis francophones qui soutiennent le gouvernement de l'extérieur (PS, Ecolo, CDH, DéFi) ont été particulièrement insistants... et n'ont guère été convaincus par les réponses.Catherine Fonck, députée CDH, en pointe dans la lutte contre le coronavirus, fut la première à émettre quatre demandes au gouvernement lors de cette séance première."Premièrement, un dépistage massif, rappelle-t-elle. Certainement à la sortie de la crise, mais déjà aujourd'hui. Je trouve choquant que des soignants soient envoyés au front et ne soient dépistés que s'il présentent des symptomes graves." La plupart des partis, dont les écologistes, sont pressant sur cette question et la Belgique monte en puissance dans sa capacité à tester. "Les chiffres actuels ne sont que la pointe de l'iceberg", dit-elle."Deuxièmement: constituer plus rapidement que vous ne le fait du stock de masques. Ce n'est pas 5 à 6 millions, mais des centaines de millions de masques dont nous avons besoin. Je vous avais supplié de n'oublier personnes. Or, les kinés, les pharmaciens, les hôpitaux psychiatriques, les aides-soignants... sont délaissés. N'oubliez personne!" La saga des masques , parmi d'autres pénuries, reste un souci majeur."Troisièment: Anticiper au niveau européen pour éviter des sorties prématurées de confinement.""Quatrièmement : Affiner les mesures socio-économiques en fonction de ce qui revient du terrain."Severnine de Laveleye (Ecolo) a insisté fortement sur la nécessité de tester davantage, à l'instar d'Eliane Tillieux (PS). Cette dernière met en avant l'exemple allemand où le nombre de tests est plus important et où le nombre de décès est moins élevé. Patrick Prevot (PS) a lui aussi dénoncé le manque de masques FFP2 en revenant sur la destruction du stock stratégique, révélée par Le Vif/L'Express. Sophie Rohonyi (DéFI) a tapé sur le même clou en dénonçant la "peur au ventre" des gens de ce secteur. Et en demandant qui seraient les bénéficiaires des tests.Maggie De Block (Open VLD), ministre de la Santé, n'a guère convaincu en insistant sur l'impact majeur de cette crise. Elle s'est contentée de rappeler l'information quotidienne faite par les autorités: "Il est important que chacun communique de façon cohérente. Ces mesures sont radicales, mais c'est le seul moyen."Elle a insisté sur le travail mené par son collègue Philippe De Backer (Open VLD) dans le cadre de la lutte contre la pénurie de matériel. Maggie De Block ne veut pas changer de cap: "prenons de bonnes mesures 'hygiène, ce n'est que comme ça que l'on pourra gagner."Philippe De Backer (Open VLD), ministre responsable de la task force pour le matériel, insiste sur le travail mené ces derniers jours. Les fournisseurs existants sont recontactés, des capacités de productivité sont lancées, nous participons à tous les marchés publics... "Cela donne des résultats, dit-il. Les prochains jours, nous pourrons passer à dix mille test." Un groupe de travail se penche sur les médicaments et un autre sur le matériel de protection, dont les masques. "Chaque jour, nous recevons des matériaux, insiste-t-il. La pression sur le marché est énorme au niveau international. En raison de la crise mondiale, je ne peux pas vous dire quand le matériel va arriver." Mais des masques FFP2 vont encore être répartis ces prochains jours, dit-il.Dans leurs répliques, les parlementaires ne se sont dit guère convaincus, estimant notamment que cette action était tardive. "Nous n'avons pas eu de réponses à toutes nos questions, résume Patrick Prevot. Il y a toute une série de secteurs qui ne sont pas équipés comme il le devrait. Il y a de la difficulté à distribuer les masques parce que les listings ne sont pas à jour. Je peux vous dire que dans le Hainaut, c'est le bordel. Il y a un manque de prévision dû à l'austérité budgétaire ces dernières années. Nos soins de santé ne sont pas une variable d'ajustement budgétaire."Selon nos infiormations, la répartition des masques reçus est effectivement chaotique et désorganisée. Une information du Soir met le doigt sur uen autre controverse: ur les 73.200 masques FFP2 réceptionnés le 24 mars, seuls 4.800 sont destinés à des clients francophones, tout le reste partant en Flandre. Sur la liste des bénéficiaires consultées par le journal, il y aurait également des entreprises privées. Le ministre Philippe De Backer a déclaré qu'il donnerait des précisions ce soir sur au sujet des bénéficiaires et de la répartition.