"Nous avons centralisé toutes les aides, mais nous avons besoin d'une structure qui vienne approvisionner les habitants et permettre ainsi à nos services communaux d'être actifs sur le terrain", a expliqué jeudi M. Godin, à l'occasion de l'annonce dans sa commune d'une action conjointe de Comeos et Assuralia en faveur des sinistrés.

"On ne voit rien venir, il n'y a pas de volonté dans le chef de la Croix-Rouge", déplore le bourgmestre. Dévastée, Pepinster ne retrouvera pas une vie normale avant plusieurs mois au moins, selon lui. "Nous n'avons plus de magasins, plus rien, une structure pour nous soutenir est donc essentielle", martèle Philippe Godin.

Ce coup de gueule du bourgmestre est intervenu jeudi alors que les fédérations du commerce (Comeos) et des assurances (Assuralia) avaient fait le déplacement pour annoncer le lancement de l'action "Commerce cares". Celle-ci permettra aux sinistrés, après obtention d'une attestation de leur assureur, de bénéficier de réductions dans une série de magasins non-alimentaires entre la 4 août et le 4 septembre. Tous les détails et commerces participants sont disponibles sur le site www.commercecares.be

La Croix-Rouge se défend

L'ONG d'aide humanitaire rejette les accusations et affirme être bien présente à Pepinster. "Notre rôle n'est pas de suppléer les pouvoirs publics et les différentes structures existantes, mais de travailler en complémentarité avec eux", souligne la Croix-Rouge de Belgique dans un communiqué. L'organisme a eu des contacts, depuis le début de la crise, avec les partenaires locaux de la commune pour proposer son aide mais on lui a toujours rétorqué "qu'il n'y avait pas de sollicitations de la part des autorités", pointe la Croix-Rouge. L'ONG n'a d'ailleurs pas ouvert de poste médical à la demande des autorités communales, assure-t-elle.

La Croix-Rouge n'est pas pour autant absente de Pepinster, affirme-t-elle. "Depuis samedi dernier, des équipes de volontaires de crise sont déployées pour aider au nettoyage des maisons, à la distribution de kit d'hygiène et de produits d'entretiens, etc. via des tournées en porte-à-porte", liste l'ONG. Des équipes de secouristes et psychosociales y ont également été envoyées "en accord avec les autorités" et un dispositif de distribution alimentaire est mis en place via des foodtrucks. Sept cents repas chaud y sont fournis quotidiennement. La Croix-Rouge a également repris la gestion du centre d'accueil, qui distribue notamment les dons, "à la demande récente des autorités".

"Nous comprenons l'énorme émoi de la population et les questionnements pour le futur, 15 jours après la catastrophe. Nous mesurons la mobilisation exceptionnelle qui s'est mise en place à Pepinster et sur l'ensemble des zones sinistrées. Toutes nos équipes sont mobilisées pour, d'une part, venir en aide aux sinistrés les plus vulnérables et, d'autre part, apporter les solutions les plus pertinentes à court, moyen et long terme au regard de notre mission d'acteur humanitaire", conclut la Croix-Rouge.

"Nous avons centralisé toutes les aides, mais nous avons besoin d'une structure qui vienne approvisionner les habitants et permettre ainsi à nos services communaux d'être actifs sur le terrain", a expliqué jeudi M. Godin, à l'occasion de l'annonce dans sa commune d'une action conjointe de Comeos et Assuralia en faveur des sinistrés. "On ne voit rien venir, il n'y a pas de volonté dans le chef de la Croix-Rouge", déplore le bourgmestre. Dévastée, Pepinster ne retrouvera pas une vie normale avant plusieurs mois au moins, selon lui. "Nous n'avons plus de magasins, plus rien, une structure pour nous soutenir est donc essentielle", martèle Philippe Godin. Ce coup de gueule du bourgmestre est intervenu jeudi alors que les fédérations du commerce (Comeos) et des assurances (Assuralia) avaient fait le déplacement pour annoncer le lancement de l'action "Commerce cares". Celle-ci permettra aux sinistrés, après obtention d'une attestation de leur assureur, de bénéficier de réductions dans une série de magasins non-alimentaires entre la 4 août et le 4 septembre. Tous les détails et commerces participants sont disponibles sur le site www.commercecares.beL'ONG d'aide humanitaire rejette les accusations et affirme être bien présente à Pepinster. "Notre rôle n'est pas de suppléer les pouvoirs publics et les différentes structures existantes, mais de travailler en complémentarité avec eux", souligne la Croix-Rouge de Belgique dans un communiqué. L'organisme a eu des contacts, depuis le début de la crise, avec les partenaires locaux de la commune pour proposer son aide mais on lui a toujours rétorqué "qu'il n'y avait pas de sollicitations de la part des autorités", pointe la Croix-Rouge. L'ONG n'a d'ailleurs pas ouvert de poste médical à la demande des autorités communales, assure-t-elle. La Croix-Rouge n'est pas pour autant absente de Pepinster, affirme-t-elle. "Depuis samedi dernier, des équipes de volontaires de crise sont déployées pour aider au nettoyage des maisons, à la distribution de kit d'hygiène et de produits d'entretiens, etc. via des tournées en porte-à-porte", liste l'ONG. Des équipes de secouristes et psychosociales y ont également été envoyées "en accord avec les autorités" et un dispositif de distribution alimentaire est mis en place via des foodtrucks. Sept cents repas chaud y sont fournis quotidiennement. La Croix-Rouge a également repris la gestion du centre d'accueil, qui distribue notamment les dons, "à la demande récente des autorités". "Nous comprenons l'énorme émoi de la population et les questionnements pour le futur, 15 jours après la catastrophe. Nous mesurons la mobilisation exceptionnelle qui s'est mise en place à Pepinster et sur l'ensemble des zones sinistrées. Toutes nos équipes sont mobilisées pour, d'une part, venir en aide aux sinistrés les plus vulnérables et, d'autre part, apporter les solutions les plus pertinentes à court, moyen et long terme au regard de notre mission d'acteur humanitaire", conclut la Croix-Rouge.