"Je suis en colère! Je suis abasourdi par la teneur du discours de Monsieur Michel, Premier ministre démissionnaire et président de parti! Les mots sont lourds de sens. Evoquer ainsi le régime national socialiste... Quel cynisme! Quelle méconnaissance de l'Histoire! Quel manque de décence absolu envers les victimes de l'Holocauste et leurs familles! ", a fustigé M. Di Rupo. "Je n'aurais jamais imaginé devoir en arriver là. Mais aujourd'hui il semble plus que nécessaire de rappeler au Premier ministre ce qu'est le régime national socialiste. Le régime national socialiste allemand est responsable de la mort de millions de personnes. Plus de 7 millions de personnes sont décédées pendant l'Holocauste : 5 millions de Juifs, des Tziganes, des personnes porteuses de handicap, des communistes ou encore des homosexuels. Le régime national-socialiste auquel le Premier ministre fait allusion a conduit à la Seconde Guerre mondiale, conflit connu comme le plus meurtrier de l'Histoire humaine avec plus de 60 millions de morts", a-t-il rappelé. "Ce 24 mars 2019 est une bien triste date. Celle où le Mouvement Réformateur a glissé vers le plus abject", a conclu M. Di Rupo avant de citer feue Simone Veil, résistante et femme d'Etat française.

Sur Twitter, la coprésidente d'Ecolo Zakia Khattabi a qualifié les propos de M. Michel, en parlant de "honte" et d'"indignité".

"Si ces propos ont été tenus, ils sont honteux et insultants", a indiqué le chef de groupe PS à la Chambre Ahmed Laaouej. Porte-parole de la campagne socialiste, Paul Magnette a souligné que "quand on est à court d'argument, il reste toujours l'injure".

L'ex-vice-premier ministre N-VA Jan Jambon s'est dit "déçu après 4 ans et demi de bonne collaboration". Il a dit ne "pas pouvoir apprécier de tels propos". L'ex-compagnon de route du MR Alain Destexhe s'est demandé "jusqu'où Charles Michel ira dans l'insulte".

En fin d'après-midi, Charles Michel a tenu à préciser ses propos suite au tollé provoqué, et ce via le canal de Twitter :