Le Centre de crise s'est montré rassurant, lundi, sur l'évolution de l'épidémie de Covid-19 en Belgique, mais a réitéré son appel à la prudence face à l'augmentation de cas de contamination. "La situation n'est pas dramatique, mais c'est maintenant qu'il faut réagir pour venir à bout des nouvelles contaminations apparues il y a deux semaines", a indiqué l'infectiologue et porte-parole interfédéral Covid-19, Yves Van Laethem, lors du point presse sur l'évolution épidémiologique.

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Entre le 10 et le 16 juillet, il y a eu 1.079 nouvelles contaminations par le nouveau coronavirus, soit 154 par jour en moyenne. Il s'agit d'une augmentation de 66% par rapport à la semaine précédente, selon les statistiques de Sciensano publiées lundi.

La hausse des cas est observée dans toutes les provinces, bien qu'elle soit plus prononcée dans celles d'Anvers, de Limbourg et de Flandre occidentale. La province anversoise concentre 30% des cas diagnostiqués en Belgique au cours des quinze derniers jours. Seul le Brabant wallon semble épargné par la recrudescence des infections.

Selon Yves Van Laethem, l'augmentation des cas est essentiellement due à la formation de foyers qui se sont créés dans différentes communautés. "On entend par là des transmissions intrafamiliales dans des grandes familles ou lors d'événements divers", a-t-il précisé.

"Il est absolument nécessaire de réaliser que le virus n'est pas parti. Il faut en tenir compte dans tous les événements de notre vie et dans nos comportements", a répété l'infectiologue.

Hôpitaux

Les autres indicateurs de l'épidémie restent stables. Entre le 10 et le 16 juillet, 145 lits d'hôpital étaient occupés par des patients atteints du Covid-19, avec 9 hospitalisations en moyenne par jour et un taux d'occupation de 3% des soins intensifs. Sciensano a par ailleurs relevé 13 décès, soit environ deux par jour.

A ce stade, il est important de continuer à maintenir les mesures afin de ralentir l'augmentation, selon le Centre de crise. "Si l'on veut garder la liberté que l'on a retrouvée, faisons preuve de bon sens, comportons-nous de manière responsable", a ajouté Yves Van Laethem.

L'infectiologue a appelé les personnes présentant des symptômes pouvant faire penser au Covid-19 (rhume, fatigue, maux de tête inhabituels, perte de goût ou d'odorat) à rester chez elle et l'ensemble de la population à respecter les gestes barrière ainsi que "la bulle" limitée à quinze personnes.

Fêtes

Cependant, les nouvelles infections se situent principalement autour des familles nombreuses et de certains événements. Baudouin Catry, le porte-parole néerlandophone, en appel à la prudence. Le virus ne devient pas moins contagieux parce que nous connaissons quelqu'un depuis des années. Il regrette également les rapports faisant état de grands rassemblements illégaux. Ces fêtes sont "le début idéal" pour une nouvelle diffusion. Catry garde espoir. "Il est encore possible de faire entrer cette bête dans son antre, mais il faut le faire maintenant, et il faut le faire rapidement. Alors faisons tous notre part en respectant les mesures".

A ce stade, il est important de continuer à maintenir les mesures afin de ralentir l'augmentation, selon le Centre de crise. "Si l'on veut garder la liberté que l'on a retrouvée, faisons preuve de bon sens, comportons-nous de manière responsable", a ajouté Yves Van Laethem. L'infectiologue a appelé les personnes présentant des symptômes pouvant faire penser au Covid-19 (rhume, fatigue, maux de tête inhabituels, perte de goût ou d'odorat) à rester chez elle et l'ensemble de la population à respecter les gestes barrière ainsi que "la bulle" limitée à quinze personnes.

En outre, le centre de crise demande explicitement aux personnes qui présentent des symptômes de contacter le médecin par téléphone. "Ne supposez pas que c'est un petit rhume".

Un meilleur suivi des contacts

Désormais, la responsable de la task force corona en Flandre, Karin Moykens, sera également régulièrement présente avec des informations actualisées sur la recherche des contacts, selon M. Stevens. Une large part de la conférence du jour était dédiée à ce point bien précis.

Capture d'écran
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Elle a ainsi expliqué le traçage de contact. Pour elle, une bonne enquête de contact doit avant tout être rapide et complète. Sur la base des chiffres du 17 juillet, elle a constaté qu'une moyenne de 77 % des personnes infectées ont été atteintes au cours du mois écoulé. Parmi eux, 48 % ont transmis des contacts. Parmi ceux-ci, 86 % des contacts à risque les plus importants ont été atteints. Il y a également eu 1 100 visites à domicile, de nouveaux contacts ayant été transmis dans la moitié des cas.

M. Moykens a également discuté des propositions visant à accélérer le processus. Les laboratoires et les hôpitaux, par exemple, sont priés de transmettre les résultats des tests dans l'heure qui suit. Le délai d'exécution dans les centres de contact doit être réduit de deux tiers. Lors des événements, les participants devront également laisser leur nom et leur numéro de téléphone. À partir de septembre, il y aura également une application de traçage belge, mais les détails précis ne seront disponibles qu'après le 15 août.

Des foyers épidémiologiques circonscrits

En substance, il a donc répété ce qui avait déjà été dit la veille par les autorités. Soit que "la recrudescence de l'épidémie de coronavirus s'illustre, à ce stade, par plusieurs problèmes particulièrement localisés et non une dispersion généralisée. Les chiffres sanitaires sont donc influencés par des foyers épidémiologiques circonscrits, liés à des événements et/ou des cercles sociaux particuliers. La méconnaissance ou le suivi moins strict des 'règles d'or' et des gestes-barrières sont fréquemment le facteur déclenchant".

Il rapelle qu'il faut respecter les règles d'or (respect des distances, port du masque, etc.)et demandent aux citoyens de faire preuve de plus de coopération dans la démarche du suivi des contacts, "un élément clé de notre politique de prévention".

Bien que le ministre-président flamand, Jan Jambon, ait demandé vendredi d'avancer la réunion du Conseil national de Sécurité au vu des chiffres inquiétants de l'évolution de la pandémie, le prochain CNS est maintenu au jeudi 23 juillet. Le Comité de concertation se réunira mardi à 16h30 pour préparer au mieux cette réunion. La possibilité de renforcer certaines mesures au niveau national sera étudiée.

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Pas de recommandation officielle de rester en Belgique

Si la date du 1er août devait correspondre à l'un ou l'autre assouplissement supplémentaire, il semble que cela ne soit plus à l'ordre du jour. "On n'en est pas à reparler de confinement, mais voyager à l'étranger, même si ce n'est pas interdit, n'est peut-être pas la meilleure idée", selon le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem, l'un des rares à s'exprimer à l'issue du Comité de concertation dimanche. "Mon conseil serait le suivant: si vous n'avez pas encore réservé, restez autant que possible en Belgique", a-t-il indiqué au micro de la VRT.

La Première ministre a confirmé qu'il n'y avait pas à ce stade de recommandation officielle de ne pas se rendre à l'étranger, mais elle appelle à se montrer "très prudent" en vacances.

Elle a ajouté que dans l'ensemble tout était sous contrôle. "On ne doit pas non plus exagérer. Nous suivons les chiffres au quotidien. Si des mesures supplémentaires doivent être prises, nous le ferons, et dans les temps", a déclaré Sophie Wilmès à la VRT.

Si une recrudescence est constatée, les indicateurs sur les hospitalisations et les décès sont stables, pointe le Comité. En effet, le nombre de cas confirmés de Covid-19 a augmenté à 127,4 personnes en moyenne chaque jour entre le 8 et le 14 juillet, alors que cette moyenne quotidienne était de 87,1 personnes sept jours plus tôt. Le nombre d'admissions à l'hôpital n'a guère évolué sur le même laps de temps, et reste proche de 10 personnes quotidiennes. Le nombre de décès est lui tombé à 1,6 par jour, du 8 au 14 juillet.

Le Centre de crise s'est montré rassurant, lundi, sur l'évolution de l'épidémie de Covid-19 en Belgique, mais a réitéré son appel à la prudence face à l'augmentation de cas de contamination. "La situation n'est pas dramatique, mais c'est maintenant qu'il faut réagir pour venir à bout des nouvelles contaminations apparues il y a deux semaines", a indiqué l'infectiologue et porte-parole interfédéral Covid-19, Yves Van Laethem, lors du point presse sur l'évolution épidémiologique.Entre le 10 et le 16 juillet, il y a eu 1.079 nouvelles contaminations par le nouveau coronavirus, soit 154 par jour en moyenne. Il s'agit d'une augmentation de 66% par rapport à la semaine précédente, selon les statistiques de Sciensano publiées lundi. La hausse des cas est observée dans toutes les provinces, bien qu'elle soit plus prononcée dans celles d'Anvers, de Limbourg et de Flandre occidentale. La province anversoise concentre 30% des cas diagnostiqués en Belgique au cours des quinze derniers jours. Seul le Brabant wallon semble épargné par la recrudescence des infections. Selon Yves Van Laethem, l'augmentation des cas est essentiellement due à la formation de foyers qui se sont créés dans différentes communautés. "On entend par là des transmissions intrafamiliales dans des grandes familles ou lors d'événements divers", a-t-il précisé. "Il est absolument nécessaire de réaliser que le virus n'est pas parti. Il faut en tenir compte dans tous les événements de notre vie et dans nos comportements", a répété l'infectiologue.Les autres indicateurs de l'épidémie restent stables. Entre le 10 et le 16 juillet, 145 lits d'hôpital étaient occupés par des patients atteints du Covid-19, avec 9 hospitalisations en moyenne par jour et un taux d'occupation de 3% des soins intensifs. Sciensano a par ailleurs relevé 13 décès, soit environ deux par jour. A ce stade, il est important de continuer à maintenir les mesures afin de ralentir l'augmentation, selon le Centre de crise. "Si l'on veut garder la liberté que l'on a retrouvée, faisons preuve de bon sens, comportons-nous de manière responsable", a ajouté Yves Van Laethem. L'infectiologue a appelé les personnes présentant des symptômes pouvant faire penser au Covid-19 (rhume, fatigue, maux de tête inhabituels, perte de goût ou d'odorat) à rester chez elle et l'ensemble de la population à respecter les gestes barrière ainsi que "la bulle" limitée à quinze personnes.Cependant, les nouvelles infections se situent principalement autour des familles nombreuses et de certains événements. Baudouin Catry, le porte-parole néerlandophone, en appel à la prudence. Le virus ne devient pas moins contagieux parce que nous connaissons quelqu'un depuis des années. Il regrette également les rapports faisant état de grands rassemblements illégaux. Ces fêtes sont "le début idéal" pour une nouvelle diffusion. Catry garde espoir. "Il est encore possible de faire entrer cette bête dans son antre, mais il faut le faire maintenant, et il faut le faire rapidement. Alors faisons tous notre part en respectant les mesures". A ce stade, il est important de continuer à maintenir les mesures afin de ralentir l'augmentation, selon le Centre de crise. "Si l'on veut garder la liberté que l'on a retrouvée, faisons preuve de bon sens, comportons-nous de manière responsable", a ajouté Yves Van Laethem. L'infectiologue a appelé les personnes présentant des symptômes pouvant faire penser au Covid-19 (rhume, fatigue, maux de tête inhabituels, perte de goût ou d'odorat) à rester chez elle et l'ensemble de la population à respecter les gestes barrière ainsi que "la bulle" limitée à quinze personnes.En outre, le centre de crise demande explicitement aux personnes qui présentent des symptômes de contacter le médecin par téléphone. "Ne supposez pas que c'est un petit rhume".Désormais, la responsable de la task force corona en Flandre, Karin Moykens, sera également régulièrement présente avec des informations actualisées sur la recherche des contacts, selon M. Stevens. Une large part de la conférence du jour était dédiée à ce point bien précis. Elle a ainsi expliqué le traçage de contact. Pour elle, une bonne enquête de contact doit avant tout être rapide et complète. Sur la base des chiffres du 17 juillet, elle a constaté qu'une moyenne de 77 % des personnes infectées ont été atteintes au cours du mois écoulé. Parmi eux, 48 % ont transmis des contacts. Parmi ceux-ci, 86 % des contacts à risque les plus importants ont été atteints. Il y a également eu 1 100 visites à domicile, de nouveaux contacts ayant été transmis dans la moitié des cas.M. Moykens a également discuté des propositions visant à accélérer le processus. Les laboratoires et les hôpitaux, par exemple, sont priés de transmettre les résultats des tests dans l'heure qui suit. Le délai d'exécution dans les centres de contact doit être réduit de deux tiers. Lors des événements, les participants devront également laisser leur nom et leur numéro de téléphone. À partir de septembre, il y aura également une application de traçage belge, mais les détails précis ne seront disponibles qu'après le 15 août.En substance, il a donc répété ce qui avait déjà été dit la veille par les autorités. Soit que "la recrudescence de l'épidémie de coronavirus s'illustre, à ce stade, par plusieurs problèmes particulièrement localisés et non une dispersion généralisée. Les chiffres sanitaires sont donc influencés par des foyers épidémiologiques circonscrits, liés à des événements et/ou des cercles sociaux particuliers. La méconnaissance ou le suivi moins strict des 'règles d'or' et des gestes-barrières sont fréquemment le facteur déclenchant".Il rapelle qu'il faut respecter les règles d'or (respect des distances, port du masque, etc.)et demandent aux citoyens de faire preuve de plus de coopération dans la démarche du suivi des contacts, "un élément clé de notre politique de prévention".Bien que le ministre-président flamand, Jan Jambon, ait demandé vendredi d'avancer la réunion du Conseil national de Sécurité au vu des chiffres inquiétants de l'évolution de la pandémie, le prochain CNS est maintenu au jeudi 23 juillet. Le Comité de concertation se réunira mardi à 16h30 pour préparer au mieux cette réunion. La possibilité de renforcer certaines mesures au niveau national sera étudiée.Si la date du 1er août devait correspondre à l'un ou l'autre assouplissement supplémentaire, il semble que cela ne soit plus à l'ordre du jour. "On n'en est pas à reparler de confinement, mais voyager à l'étranger, même si ce n'est pas interdit, n'est peut-être pas la meilleure idée", selon le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem, l'un des rares à s'exprimer à l'issue du Comité de concertation dimanche. "Mon conseil serait le suivant: si vous n'avez pas encore réservé, restez autant que possible en Belgique", a-t-il indiqué au micro de la VRT.La Première ministre a confirmé qu'il n'y avait pas à ce stade de recommandation officielle de ne pas se rendre à l'étranger, mais elle appelle à se montrer "très prudent" en vacances. Elle a ajouté que dans l'ensemble tout était sous contrôle. "On ne doit pas non plus exagérer. Nous suivons les chiffres au quotidien. Si des mesures supplémentaires doivent être prises, nous le ferons, et dans les temps", a déclaré Sophie Wilmès à la VRT.Si une recrudescence est constatée, les indicateurs sur les hospitalisations et les décès sont stables, pointe le Comité. En effet, le nombre de cas confirmés de Covid-19 a augmenté à 127,4 personnes en moyenne chaque jour entre le 8 et le 14 juillet, alors que cette moyenne quotidienne était de 87,1 personnes sept jours plus tôt. Le nombre d'admissions à l'hôpital n'a guère évolué sur le même laps de temps, et reste proche de 10 personnes quotidiennes. Le nombre de décès est lui tombé à 1,6 par jour, du 8 au 14 juillet.