"Les atermoiements mis à s'inscrire sur la voie du fédéralisme, de façon volontaire et volontariste, ont fait perdre à la Wallonie de précieuses années pour moderniser son économie et faire face tant aux changements de paradigmes sociétaux et environnementaux qu'à l'appétit croissant du nord du pays", un retard "que nous payons toujours aujourd'hui et "que nous devons désormais combler de manière définitive", a-t-il estimé.

"Cela exige que nous prenions notre destin à bras le corps. Pas pour nous replier sur nous-mêmes, comme le répètent en boucle celles et ceux qui n'aiment pas la Wallonie, qui la méprisent ou qui se nourrissent sur la bête. Bien au contraire. Nous avons une chance inouïe de vivre dans une région ouverte sur le monde, ouverte aux autres cultures, ouverte à celles et ceux qui choisissent d'y vivre", a poursuivi Jean-Claude Marcourt. "Pour nous, sont Wallons, les femmes et les hommes qui vivent en Wallonie. Pas de droit du sang, pas de préférence ethnique, pas de rejet de l'autre chez nous", a-t-il ajouté en appelant par ailleurs à "saisir tous les leviers utiles" pour "prendre son destin en main".

"Je ne dis pas qu'il faut ouvrir le chantier d'une nouvelle réforme de l'État alors que la sixième réforme est loin d'avoir été entièrement digérée. Mais il appartient aux femmes et aux hommes politiques de ce pays de chercher des solutions équilibrées et efficaces pour le bien-être de l'ensemble de la population", a pointé le nouveau président du parlement régional.

"La confiance, et singulièrement la confiance en soi, ne se décrète pas. Elle s'acquiert petit à petit et, si trop de confiance conduit souvent à la désillusion, le manque de confiance, lui, tétanise et embourbe dans l'immobilisme, a-t-il encore souligné. "Nous avons besoin de reprendre confiance en nous et tant l'enseignement que la culture, doivent nous y amener", a enfin assuré M. Marcourt, qui a quitté les rangs ministériels de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour occuper, depuis hier/vendredi, le perchoir de l'assemblée régionale, une nomination dont il semble le premier surpris mais qu'il entend bien mettre à profit pour "faire en sorte qu'au Parlement de Wallonie, les citoyens se sentent écoutés et représentés".