Le gala 2021 du Collectif contre l'islamophobie en Belgique était destiné, notamment, à financer ses actions en justice "pour soutenir les droits fondamentaux des femmes musulmanes qui portent le foulard". Il s'est tenu à la salle Claridge (Bruxelles), le 24 septembre, le jour même où le Conseil d'Etat français validait la dissolution de son grand frère, le Collectif contre l'islamophobie en France.
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Le gala 2021 du Collectif contre l'islamophobie en Belgique était destiné, notamment, à financer ses actions en justice "pour soutenir les droits fondamentaux des femmes musulmanes qui portent le foulard". Il s'est tenu à la salle Claridge (Bruxelles), le 24 septembre, le jour même où le Conseil d'Etat français validait la dissolution de son grand frère, le Collectif contre l'islamophobie en France. Après l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait reproché à ces activistes de tenir des propos sans nuance, depuis plusieurs années, présentant la France comme un pays hostile aux musulmans. Dans son rapport 2019 ou dans ses contributions aux rapports de la fondation turque Seta, le CCIB a aussi pointé "le caractère institutionnel et structurel de l'islamophobie de notre pays". Selon des sources sécuritaire et académique, le CCIB se rattache à la galaxie des Frères musulmans. A la suite des événements français, le directeur-adjoint d'Unia a demandé à son interlocuteur de la Sûreté de l'Etat s'il devait être vigilant à l'égard du CCIB. C'était avant les vacances. Son single point of contact n'ayant pas répondu, "ça veut dire que c'est OK", conclut Patrick Charlier. Entre-temps, le CCIB s'est renommé Collectif pour l'inclusion et contre l'islamophobie en Belgique (CIIB), a annoncé le vice-président Hajib El Hajjaji (Ecolo), également membre effectif du CA d'Unia. Le rapport 2020 du CCIB montre une diminution des actes islamophobes (48) ou discriminants (31), peut-être à cause de la crise sanitaire. Si la haine antimusulmane s'exprime surtout sur le Web, la qualification de certains actes laisse rêveur. Ainsi, l'intimidation dans un gîte ardennais de la soeur de l'ancien prisonnier marocain Ali Aarrass, "portant un signe visible d'appartenance à l'islam", est présentée comme un délit de haine, alors que le parquet de Verviers a attribué cette "mauvaise blague" à des membres de l'entourage de la victime. La crédibilité du partenaire d'Unia en prend un coup.