"Les parents sont de bonne volonté et comprennent la nécessité de prendre des mesures fortes, mais que doivent faire ceux qui travaillent et qui ne peuvent pas mettre les enfants chez les grands-parents ? C'est le flou", relève ainsi Christophe Cocu, le directeur général de la Ligue.

"On ne peut pas demander aux parents d'utiliser tous leurs congés payés - à supposer qu'ils en aient suffisamment - sur cette seule période de 5 semaines, qui s'ajoute aux autres vacances scolaires. Un congé sans solde n'est pas financièrement tenable pour les familles.

Enfin, le télétravail n'est pas possible pour toutes les fonctions, et n'est pas évident en cas d'enfants en bas âge", poursuit le responsable. Dès mercredi, la Ligue des Familles avait appelé le Conseil national de sécurité à mettre sur pied un dispositif de congé payé spécifique pour les parents confrontés à cette situation. "La France et l'Espagne l'ont fait: c'est donc possible. Il est désormais urgent d'avancer en ce sens", conclut Christophe Cocu.

Décision du groupe des 10

La Ligue des familles a pris connaissance de la position du groupe des 10 estimant que les travailleurs non contaminés doivent rester au travail, les employeurs étant "appelés à prévoir, en concertation et dans la mesure du possible, des formes de travail adaptées (télétravail, horaires flottants)."

L'organisation demande toutefois de ne pas oublier la situation des parents et propose la mise en place de congés payés dans certains cas bien spécifiques. La ligue met, pour cela, en avant le cas de la France qui a mis en place une possibilité d'arrêt de travail indemnisé par l'assurance maladie pour les parents salariés et indépendants à la suite de la fermeture des écoles. Un seul parent à la fois peut en bénéficier, pour s'occuper d'un enfant de moins de 16 ans. Résultat: la plupart des travailleurs trouvent d'autres solutions de garde; seuls ceux qui n'ont pas d'autre possibilité recourent à ce congé.

"Les parents sont des gens responsables et l'exemple français montre que ce dispositif n'est utilisé qu'en cas de réelle nécessité", pointe le directeur général de la Ligue des familles, Christophe Cocu. "France, Espagne, Luxembourg: les pays voisins ont mis en place sans tarder des solutions pour les parents. C'est aujourd'hui le troisième jour de suspension des cours et le troisième jour de débrouille pour les parents. La débrouille ne pourra pas durer cinq semaines; il est urgent de proposer aux parents une solution spécifique, pour leur bien-être et surtout pour éviter un retour des enfants à l'école parce que les parents n'auront plus de jours de congé", conclut M. Cocu.

"Les parents sont de bonne volonté et comprennent la nécessité de prendre des mesures fortes, mais que doivent faire ceux qui travaillent et qui ne peuvent pas mettre les enfants chez les grands-parents ? C'est le flou", relève ainsi Christophe Cocu, le directeur général de la Ligue. "On ne peut pas demander aux parents d'utiliser tous leurs congés payés - à supposer qu'ils en aient suffisamment - sur cette seule période de 5 semaines, qui s'ajoute aux autres vacances scolaires. Un congé sans solde n'est pas financièrement tenable pour les familles. Enfin, le télétravail n'est pas possible pour toutes les fonctions, et n'est pas évident en cas d'enfants en bas âge", poursuit le responsable. Dès mercredi, la Ligue des Familles avait appelé le Conseil national de sécurité à mettre sur pied un dispositif de congé payé spécifique pour les parents confrontés à cette situation. "La France et l'Espagne l'ont fait: c'est donc possible. Il est désormais urgent d'avancer en ce sens", conclut Christophe Cocu.La Ligue des familles a pris connaissance de la position du groupe des 10 estimant que les travailleurs non contaminés doivent rester au travail, les employeurs étant "appelés à prévoir, en concertation et dans la mesure du possible, des formes de travail adaptées (télétravail, horaires flottants)." L'organisation demande toutefois de ne pas oublier la situation des parents et propose la mise en place de congés payés dans certains cas bien spécifiques. La ligue met, pour cela, en avant le cas de la France qui a mis en place une possibilité d'arrêt de travail indemnisé par l'assurance maladie pour les parents salariés et indépendants à la suite de la fermeture des écoles. Un seul parent à la fois peut en bénéficier, pour s'occuper d'un enfant de moins de 16 ans. Résultat: la plupart des travailleurs trouvent d'autres solutions de garde; seuls ceux qui n'ont pas d'autre possibilité recourent à ce congé. "Les parents sont des gens responsables et l'exemple français montre que ce dispositif n'est utilisé qu'en cas de réelle nécessité", pointe le directeur général de la Ligue des familles, Christophe Cocu. "France, Espagne, Luxembourg: les pays voisins ont mis en place sans tarder des solutions pour les parents. C'est aujourd'hui le troisième jour de suspension des cours et le troisième jour de débrouille pour les parents. La débrouille ne pourra pas durer cinq semaines; il est urgent de proposer aux parents une solution spécifique, pour leur bien-être et surtout pour éviter un retour des enfants à l'école parce que les parents n'auront plus de jours de congé", conclut M. Cocu.