Pour De Wever, si l'épidémie s'embrase à Anvers, c'est parce que la situation épidémiologique y est mieux cartographiée qu'ailleurs. "Sur certaines autres grandes villes, je me fais, honnêtement, du souci à propos de ce qu'elles savent. De ce fait, nous avons le désavantage que le foyer de coronavirus est très vite cartographié et qu'Anvers est montrée du doigt. Je regrette cela fortement et certaines déclarations politiques à ce propos sont en dessous de tout", ...

Pour De Wever, si l'épidémie s'embrase à Anvers, c'est parce que la situation épidémiologique y est mieux cartographiée qu'ailleurs. "Sur certaines autres grandes villes, je me fais, honnêtement, du souci à propos de ce qu'elles savent. De ce fait, nous avons le désavantage que le foyer de coronavirus est très vite cartographié et qu'Anvers est montrée du doigt. Je regrette cela fortement et certaines déclarations politiques à ce propos sont en dessous de tout", avait-il affirmé sur les ondes de la VRT.Ses propos ont déclenché la colère du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS). "Bart De Wever cherchait un bouc émissaire pour détourner l'attention. Son mépris obsessionnel de Bruxelles a fait de la Région sa victime toute désignée. J'en appelle à la maturité. L'heure n'est pas à nous opposer, mais à l'union pour contenir le virus", a tweeté ce dernier.En deçà de la réalitéLe bourgmestre d'Anvers base ses affirmations sur ceux du président du cercle de généralistes néerlandophones à Bruxelles, Vincent Janssens. Ce dernier craint que les chiffres de la capitale soient en deçà de la réalité. "Je pense qu'ils n'ont aucune idée de la gravité et du danger de la situation. J'espère que nous nous trompons, mais j'ai peur que la situation ne soit pas suffisamment cartographiée. Malheureusement, nous n'avons pas de preuve concrète, car il faudrait alors connaître le nombre de tests effectués, et Sciensano ne divulgue pas ce chiffre pour l'instant", avait déclaré ce dernier au quotidien De Morgen.Entre-temps, le ministre Philippe De Backer (Open VLD) a divulgué ces chiffres. À en croire ces chiffres consultés par le quotidien De Morgen, la province d'Anvers a effectivement réalisé plus de tests que les autres provinces : 18 tests pour 1000 habitants contre 11 pour la Région de Bruxelles-Capitale. En revanche, 3% des tests à Anvers se sont révélés positifs au Covid-19 contre un peu plus de 2% dans la Région bruxelloise. Taux de positivité de 9%Aujourd'hui, le statisticien Geert Molenberghs (Université de Hasselt) estime que le taux de positivité pour la ville d'Anvers tend vers les 9%, un nombre inquiétant. Il n'est absolument pas d'accord avec les propos de Bart De Wever. " Bruxelles reste assez stable avec de petites flambées qui semblent sous contrôle, à Anvers le torchon brûle", affirme-t-il.