L'émoi reste parmi les élus MR de Wallonie après le choix du casting du président George-Louis Bouchez pour représenter les libéraux francophones au gouvernement fédéral. Deux raisons : la nomination de Michel Mathieu, frère de l'ancien Premier ministre et la bourde en tentant de placer Denis Ducarme.

Selon plusieurs sources, une "réelle inquiétude" a été exprimée, tant sur l'absence de concertation qui a débouché sur le fiasco du jeu de chaises musicales que sur la manière dont les choses se sont déroulées.

Le fait que la ministre De Bue ait été prévenue au tout dernier moment de son éviction du gouvernement wallon serait particulièrement mal passé. "La manière dont ça s'est fait manquait à tout le moins d'élégance", pointe ainsi un ténor du MR en assurant toutefois qu'il "n'y a pas de division au sein du parti". "Il y a une réelle inquiétude. On espère que les choses vont se calmer, mais il faudra en tout cas revoir en interne notre fonctionnement", ajoute-t-il.

D'autres, au sein du MR, ont publiquement exprimé leur total soutien à Mme De Bue.

Privé de portefeuille ministériel, tant au fédéral qu'à la Région, Denis Ducarme, lui, a appelé au calme. "Je reprends à mon compte la devise des cavaliers de Saumur: 'En avant, calme et droit!' Je veux que le spectacle déplorable qui est présent depuis quelques heures au MR prenne fin", a-t-il notamment déclaré à La Libre Belgique.

Mais parviendra-t-il à éteindre l'incendie alors que les esprits sont déjà échauffés par les soubresauts des derniers jours des négociations fédérales et par la nomination surprise de Mathieu Michel à un poste de secrétaire d'État? Le traditionnel bureau du MR, lundi à Bruxelles, s'annonce tempétueux.

Des clarifications pourraient se faire ce week-end. En coulisses, un libéral décrivait l'ambiance plus brûlante encore que lorsque le groupe Renaissance autour de Charles Michel et les partisans de Didier Reynders s'affrontaient. Et les avis seraient partagés, certains ne soutenant plus le président Georges-Louis Bouchez, tandis que d'autres plaideraient pour son départ immédiat, selon les informations de La Libre.

"Ce n'est pas plus calme aujourd'hui. Au contraire, la colère persiste au sein de la base, des députés, comme des barons ", résume un poids lourd du parti dans la DH. "Est-ce que les mandataires peuvent encore avoir confiance en lui ? On était dans une bonne tendance, puis il y a eu les problèmes lors des négociations fédérales et maintenant le casting raté. Ça ne peut pas continuer. Il a tellement de talent... Mais il n'écoute pas, c'est du gâchis. On parle beaucoup de l'idée d'un encadrement par le bureau restreint ou un G4-G5 pour une forme de tutelle sur les décisions stratégiques. Mais cela pourrait aller plus loin et nous amener à lui retirer la confiance."

Le sujet devait être abordé lors du bureau de parti ce lundi, mais le sort de Georges-Louis Bouchez pourrait être scellé plus rapidement, ce week-end.

L'émoi reste parmi les élus MR de Wallonie après le choix du casting du président George-Louis Bouchez pour représenter les libéraux francophones au gouvernement fédéral. Deux raisons : la nomination de Michel Mathieu, frère de l'ancien Premier ministre et la bourde en tentant de placer Denis Ducarme. Selon plusieurs sources, une "réelle inquiétude" a été exprimée, tant sur l'absence de concertation qui a débouché sur le fiasco du jeu de chaises musicales que sur la manière dont les choses se sont déroulées. Le fait que la ministre De Bue ait été prévenue au tout dernier moment de son éviction du gouvernement wallon serait particulièrement mal passé. "La manière dont ça s'est fait manquait à tout le moins d'élégance", pointe ainsi un ténor du MR en assurant toutefois qu'il "n'y a pas de division au sein du parti". "Il y a une réelle inquiétude. On espère que les choses vont se calmer, mais il faudra en tout cas revoir en interne notre fonctionnement", ajoute-t-il.D'autres, au sein du MR, ont publiquement exprimé leur total soutien à Mme De Bue. Privé de portefeuille ministériel, tant au fédéral qu'à la Région, Denis Ducarme, lui, a appelé au calme. "Je reprends à mon compte la devise des cavaliers de Saumur: 'En avant, calme et droit!' Je veux que le spectacle déplorable qui est présent depuis quelques heures au MR prenne fin", a-t-il notamment déclaré à La Libre Belgique. Mais parviendra-t-il à éteindre l'incendie alors que les esprits sont déjà échauffés par les soubresauts des derniers jours des négociations fédérales et par la nomination surprise de Mathieu Michel à un poste de secrétaire d'État? Le traditionnel bureau du MR, lundi à Bruxelles, s'annonce tempétueux.Des clarifications pourraient se faire ce week-end. En coulisses, un libéral décrivait l'ambiance plus brûlante encore que lorsque le groupe Renaissance autour de Charles Michel et les partisans de Didier Reynders s'affrontaient. Et les avis seraient partagés, certains ne soutenant plus le président Georges-Louis Bouchez, tandis que d'autres plaideraient pour son départ immédiat, selon les informations de La Libre."Ce n'est pas plus calme aujourd'hui. Au contraire, la colère persiste au sein de la base, des députés, comme des barons ", résume un poids lourd du parti dans la DH. "Est-ce que les mandataires peuvent encore avoir confiance en lui ? On était dans une bonne tendance, puis il y a eu les problèmes lors des négociations fédérales et maintenant le casting raté. Ça ne peut pas continuer. Il a tellement de talent... Mais il n'écoute pas, c'est du gâchis. On parle beaucoup de l'idée d'un encadrement par le bureau restreint ou un G4-G5 pour une forme de tutelle sur les décisions stratégiques. Mais cela pourrait aller plus loin et nous amener à lui retirer la confiance."Le sujet devait être abordé lors du bureau de parti ce lundi, mais le sort de Georges-Louis Bouchez pourrait être scellé plus rapidement, ce week-end.