Durant le congé pascal, des centaines de milliers Belges ont l'habitude de partir s'aérer la mer. Mais le gouverneur de Flandre-Occidentale Carl Decaluwé, appelle chacun à rester à la maison, les vacances n'étant pas considérées comme un déplacement essentiel. La police mènera des contrôles routiers, mais aussi dans les supermarchés et dans les gares. En cas d'infraction, les contrevenants s'exposent à une amende de 250 euros.

Pas de numéro spécial

Les habitants de Nieuport, Coxyde et La Panne peuvent contacter la police s'ils constatent des infractions liées aux mesures de lutte contre le coronavirus. "Nous n'avons pas mis en place de numéro spécial, mais comme pour les vols ou bagarres, les gens peuvent appeler notre dispatching", explique-t-on jeudi à la zone de police Westkust.

La zone de police Westkust a posté, mercredi, un message sur Facebook indiquant que seul 1% des véhicules contrôlés avaient dû rebrousser chemin lors d'un contrôle mardi. "Espérons que nous pourrons maintenir cette tendance en avril", dit-on à la police. "Il y a eu beaucoup de réactions. Via Facebook, beaucoup d'habitants ont signalé des rassemblements dans leur quartier ou des gens qui se rendaient dans leur seconde résidence. Nous leur avons conseillé d'appeler la police tout comme ils peuvent le faire lors d'un vol ou d'une bagarre. Nous envoyons ensuite une équipe", explique un porte-parole de la police Westkust.

La police locale reste convaincue qu'il y a toujours des détenteurs de seconde résidence ou des touristes d'un jour qui vont essayer de venir à la mer. "Ils viennent en transport en commun, par des petits chemins ou même la nuit. Nous essayons de tout faire pour limiter le contact social afin d'enrayer la propagation du virus. Il est frappant de constater que certains ne veulent vraiment pas comprendre, mais tôt ou tard ils se feront attraper. Tous les propriétaires de seconde résidence recevront prochainement un courrier leur rappelant les règles. Une fois la crise terminée, tout le monde sera le bienvenu à la côte".

"Mon voisin sort trop souvent"

Le phénomène n'a pas lieu seulement en Belgique. En France, les gendarmes constatent également un afflux d'appels de dénonciation : "mon voisin discute avec beaucoup de gens et ne respecte pas le confinement" ou "il y a trop de monde chez mon voisin". Les forces de l'ordre en France soulignent toutefois que les appels pour signaler des rassemblements ne "sont pas de la délation, mais de la dénonciation, parce que derrière il y a un intérêt sanitaire et donc général", estiment-elles.

En Nouvelle-Zélande, un site internet créé par la police néo-zélandaise pour signaler les violations des consignes de confinement, a rencontré un succès tel qu'il a planté quelques heures seulement après sa mise en ligne, ont annoncé lundi les autorités. "Nous avons reçu 4.200 signalements de personnes pensant que d'autres ne respectaient pas" les règles de confinement, a déclaré le chef de la police néo-zélandaise Mike Bush. "Cela montre à quel point les Néo-Zélandais sont déterminés à ce que tout le monde respecte les consignes." Parmi les infractions signalées, figurait une fête rassemblant une soixantaine de personnes dans une auberge pour routards à Queenstown, une ville très touristique dans l'Île du Sud, mais aussi plusieurs cas de voyageurs poursuivant leur périple en camping-car en dépit de l'impératif de confinement.

Avec Belga et AFP

Durant le congé pascal, des centaines de milliers Belges ont l'habitude de partir s'aérer la mer. Mais le gouverneur de Flandre-Occidentale Carl Decaluwé, appelle chacun à rester à la maison, les vacances n'étant pas considérées comme un déplacement essentiel. La police mènera des contrôles routiers, mais aussi dans les supermarchés et dans les gares. En cas d'infraction, les contrevenants s'exposent à une amende de 250 euros. Pas de numéro spécialLes habitants de Nieuport, Coxyde et La Panne peuvent contacter la police s'ils constatent des infractions liées aux mesures de lutte contre le coronavirus. "Nous n'avons pas mis en place de numéro spécial, mais comme pour les vols ou bagarres, les gens peuvent appeler notre dispatching", explique-t-on jeudi à la zone de police Westkust.La zone de police Westkust a posté, mercredi, un message sur Facebook indiquant que seul 1% des véhicules contrôlés avaient dû rebrousser chemin lors d'un contrôle mardi. "Espérons que nous pourrons maintenir cette tendance en avril", dit-on à la police. "Il y a eu beaucoup de réactions. Via Facebook, beaucoup d'habitants ont signalé des rassemblements dans leur quartier ou des gens qui se rendaient dans leur seconde résidence. Nous leur avons conseillé d'appeler la police tout comme ils peuvent le faire lors d'un vol ou d'une bagarre. Nous envoyons ensuite une équipe", explique un porte-parole de la police Westkust. La police locale reste convaincue qu'il y a toujours des détenteurs de seconde résidence ou des touristes d'un jour qui vont essayer de venir à la mer. "Ils viennent en transport en commun, par des petits chemins ou même la nuit. Nous essayons de tout faire pour limiter le contact social afin d'enrayer la propagation du virus. Il est frappant de constater que certains ne veulent vraiment pas comprendre, mais tôt ou tard ils se feront attraper. Tous les propriétaires de seconde résidence recevront prochainement un courrier leur rappelant les règles. Une fois la crise terminée, tout le monde sera le bienvenu à la côte"."Mon voisin sort trop souvent"Le phénomène n'a pas lieu seulement en Belgique. En France, les gendarmes constatent également un afflux d'appels de dénonciation : "mon voisin discute avec beaucoup de gens et ne respecte pas le confinement" ou "il y a trop de monde chez mon voisin". Les forces de l'ordre en France soulignent toutefois que les appels pour signaler des rassemblements ne "sont pas de la délation, mais de la dénonciation, parce que derrière il y a un intérêt sanitaire et donc général", estiment-elles.En Nouvelle-Zélande, un site internet créé par la police néo-zélandaise pour signaler les violations des consignes de confinement, a rencontré un succès tel qu'il a planté quelques heures seulement après sa mise en ligne, ont annoncé lundi les autorités. "Nous avons reçu 4.200 signalements de personnes pensant que d'autres ne respectaient pas" les règles de confinement, a déclaré le chef de la police néo-zélandaise Mike Bush. "Cela montre à quel point les Néo-Zélandais sont déterminés à ce que tout le monde respecte les consignes." Parmi les infractions signalées, figurait une fête rassemblant une soixantaine de personnes dans une auberge pour routards à Queenstown, une ville très touristique dans l'Île du Sud, mais aussi plusieurs cas de voyageurs poursuivant leur périple en camping-car en dépit de l'impératif de confinement.Avec Belga et AFP