Ces ex-collaborateurs des forces armées belges étaient principalement des interprètes, des "fixeurs", mais aussi des personnes chargées de tâches comme le nettoyage des cantonnements et la restauration, a-t-elle précisé devant les commissions réunies des relations internationales, de la défense nationale et de l'intérieur de la Chambre.

"La Défense n'a pas voulu abandonner ses collaborateurs", a expliqué Mme Dedonder (PS) devant les parlementaires en faisant le point sur l'opération "Red Kite" (cerf-volant rouge) lancée le lundi 16 août par le gouvernement fédéral pour évacuer des centaines de personnes de nationalité belge, leurs ayant-droits, des résidents en Belgique et des employés d'organisations internationales et non gouvernementales (ONG).

"Red Kite" a permis d'évacuer 1.400 personnes

Certains de ces Afghans ont parfois aussi été employés par d'autres pays de l'Otan présents en Afghanistan - d'abord au sein de la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de 2002 à 2016 puis de la mission Resolute Support (RSM) de formation des forces de sécurité afghanes dirigée par l'Alliance atlantique jusqu'en mai dernier.

Selon le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld), venu à la Chambre accompagné de ses ministres des Affaires étrangères, Sophie Wilmès (MR), et de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), ainsi que du secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Sammy Mahdi (CD&V), l'opération belge "Red Kite" (cerf-volant rouge) a permis d'évacuer au total 1.400 personnes. En 23 vols d'avions de transport C-130H Hercules et une dizaine de jours, de Kaboul vers la capitale pakistanaise, Islamabad, après la prise de pouvoir - très rapide et qui a surpris tant les Afghans que les chancelleries occidentales - des talibans en Afghanistan, a-t-il précisé.

Selon le gouvernement et M. De Croo, l'opération belge a pris fin - comme celles menées par d'autres pays occidentaux - en raison d'une menace imminente d'un d'un attentat-suicide, qui s'est concrétisée jeudi par la mort d'au moins treize personnes. En dépit du fait que plusieurs députés eurent dénoncé un échec de la communauté internationale et de l'Otan, au chevet de l'Afghanistan depuis le renversement des talibans en 2011, dans la foulée des attentats du 11 septembre à New York et à Washington.

"Il y a quelques heures, nous ne savions pas que nous allions devoir mettre fin à l'opération", alors que "la situation sécuritaire se dégrade d'heure en heure", a souligné la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès (MR).

Succès de l'opération

Cette opération a été largement saluée par les parlementaires, à l'exception de quelques députés de l'opposition qui ont regretté le retard avec lequel elle a été déclenchée, alors que des indices laissaient penser que les talibans pourraient reprendre rapidement le contrôle de l'Afghanistan.

"Nous avons vécu une double humiliation, face au retour de l'obscurantisme et le suivisme envers les Etats-Unis", a souligné lors du débat le député d'opposition Georges Dallemagne (cdH)., soulignant que l'Europe et la Belgique s'étaient montrées "défaillantes".

La discussion entre les principaux ministres du gouvernement fédéral et les députés s'est ainsi élargie aux relations entre les pays européens et les États-Unis, dont le président Joe Biden a décidé - unilatéralement, sans concertation avec ses alliés, notamment de l'Otan - de se retirer d'Afghanistan, puis de mettre fin le 31 août à la mission des troupes américaines assurant la protection de l'aéroport international Hamid Karzaï de Kaboul, seule porte de sortie des Afghans souhaitant quitter leur pays.

Le Premier ministre a rappelé que la Belgique avait le devoir de secourir et d'évacuer ses ressortissants - alors que le député et ex-secrétaire d'État Theo Francken (N-VA) suggérait de faire contribuer les Belges évacués aux coûts de l'opération sous prétexte qu'un avis de voyage émis depuis plusieurs mois et réaffirmé début août par les Affaires étrangères déconseillait les voyages en Afghanistan.

Au moins deux cents militaires belges, ainsi que de diplomates, ont été déployés au Pakistan et à Kaboul pour assurer le rapatriement de ressortissants belges et de leurs ayant-droits ainsi que des employés d'organisations internationales engagées dans la défense des droits de l'homme, des femmes et des LGBT en Afghanistan.

Ces ex-collaborateurs des forces armées belges étaient principalement des interprètes, des "fixeurs", mais aussi des personnes chargées de tâches comme le nettoyage des cantonnements et la restauration, a-t-elle précisé devant les commissions réunies des relations internationales, de la défense nationale et de l'intérieur de la Chambre. "La Défense n'a pas voulu abandonner ses collaborateurs", a expliqué Mme Dedonder (PS) devant les parlementaires en faisant le point sur l'opération "Red Kite" (cerf-volant rouge) lancée le lundi 16 août par le gouvernement fédéral pour évacuer des centaines de personnes de nationalité belge, leurs ayant-droits, des résidents en Belgique et des employés d'organisations internationales et non gouvernementales (ONG)."Red Kite" a permis d'évacuer 1.400 personnes Certains de ces Afghans ont parfois aussi été employés par d'autres pays de l'Otan présents en Afghanistan - d'abord au sein de la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de 2002 à 2016 puis de la mission Resolute Support (RSM) de formation des forces de sécurité afghanes dirigée par l'Alliance atlantique jusqu'en mai dernier. Selon le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld), venu à la Chambre accompagné de ses ministres des Affaires étrangères, Sophie Wilmès (MR), et de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), ainsi que du secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Sammy Mahdi (CD&V), l'opération belge "Red Kite" (cerf-volant rouge) a permis d'évacuer au total 1.400 personnes. En 23 vols d'avions de transport C-130H Hercules et une dizaine de jours, de Kaboul vers la capitale pakistanaise, Islamabad, après la prise de pouvoir - très rapide et qui a surpris tant les Afghans que les chancelleries occidentales - des talibans en Afghanistan, a-t-il précisé. Selon le gouvernement et M. De Croo, l'opération belge a pris fin - comme celles menées par d'autres pays occidentaux - en raison d'une menace imminente d'un d'un attentat-suicide, qui s'est concrétisée jeudi par la mort d'au moins treize personnes. En dépit du fait que plusieurs députés eurent dénoncé un échec de la communauté internationale et de l'Otan, au chevet de l'Afghanistan depuis le renversement des talibans en 2011, dans la foulée des attentats du 11 septembre à New York et à Washington. "Il y a quelques heures, nous ne savions pas que nous allions devoir mettre fin à l'opération", alors que "la situation sécuritaire se dégrade d'heure en heure", a souligné la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès (MR).Succès de l'opération Cette opération a été largement saluée par les parlementaires, à l'exception de quelques députés de l'opposition qui ont regretté le retard avec lequel elle a été déclenchée, alors que des indices laissaient penser que les talibans pourraient reprendre rapidement le contrôle de l'Afghanistan. "Nous avons vécu une double humiliation, face au retour de l'obscurantisme et le suivisme envers les Etats-Unis", a souligné lors du débat le député d'opposition Georges Dallemagne (cdH)., soulignant que l'Europe et la Belgique s'étaient montrées "défaillantes". La discussion entre les principaux ministres du gouvernement fédéral et les députés s'est ainsi élargie aux relations entre les pays européens et les États-Unis, dont le président Joe Biden a décidé - unilatéralement, sans concertation avec ses alliés, notamment de l'Otan - de se retirer d'Afghanistan, puis de mettre fin le 31 août à la mission des troupes américaines assurant la protection de l'aéroport international Hamid Karzaï de Kaboul, seule porte de sortie des Afghans souhaitant quitter leur pays. Le Premier ministre a rappelé que la Belgique avait le devoir de secourir et d'évacuer ses ressortissants - alors que le député et ex-secrétaire d'État Theo Francken (N-VA) suggérait de faire contribuer les Belges évacués aux coûts de l'opération sous prétexte qu'un avis de voyage émis depuis plusieurs mois et réaffirmé début août par les Affaires étrangères déconseillait les voyages en Afghanistan. Au moins deux cents militaires belges, ainsi que de diplomates, ont été déployés au Pakistan et à Kaboul pour assurer le rapatriement de ressortissants belges et de leurs ayant-droits ainsi que des employés d'organisations internationales engagées dans la défense des droits de l'homme, des femmes et des LGBT en Afghanistan.