Selon le ministre-président bruxellois qui intervenait lors d'un mini-débat d'"actualité en commission des Affaires intérieures du parlement bruxellois, Facebook a répondu qu'il n'agissait en la matière que sur réquisition du parquet.

Une décision du parquet

"On est dans un état de droit et donc il appartient au parquet de déterminer s'il est opportun de faire retirer cela de Facebook. Ces démarches et toutes les autres sont portées à la connaissance des ministres de la Justice et de l'Intérieur", a ajouté Vervoort.

Celui-ci a répété que dans le cadre de sa mission de coordination de la sécurité sur le territoire de la Région-capitale, il n'avait pas à se substituer au bourgmestre et à la zone de police pour des événements se produisant au niveau local, comme c'est le cas jusqu'à présent pour la Boum, lorsqu'ils sont gérés et encadrés à ce niveau. Une série de réunions ont eu et auront encore lieu entre le bourgmestre, les polices locale et fédérale et le Directeur de coordination et d'appui de la police fédérale - ndlr: celui qui veille à prendre les mesures préparatoires en vue de la gestion des événements, situations de crise, ou sinistres au niveau supralocal.

Comme l'avait indiqué Philippe Close devant le conseil communal de la Ville de Bruxelles, lundi soir, Rudi Vervoort a souligné qu'il n'y avait pas eu de demande d'autorisation de l'événement qui dès lors est interdit par définition.

Vervoort a également jugé, comme le bourgmestre de la Ville que la fermeture du Bois dont seul celui-ci peut décider, n'était pas souhaitable. Qui plus est, elle n'est "pas aussi simple que cela" en raison de la longueur du périmètre de celui-ci, a-t-il précisé.

Audition d'un représentant du collectif L'Abîme

Mardi, la police de Bruxelles-Ixelles auditionné d'un représentant du collectif L'Abîme. La personne en cause s'était signalée comme représentant du collectif L'Abîme, en mentionnant son identité et son numéro de GSM, à la Sûreté de l'Etat mercredi par téléphone et au cabinet de la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden jeudi par mail, et ce parce que la ministre avait fait valoir en commission de la Chambre que les autorités belges ne parvenaient pas à entrer en contact avec le groupe.

Le porte-parole du collectif a ensuite reçu une convocation pour vendredi, mentionnant des charges en matière d'affichage. Il a appelé en amont le numéro renseigné si la date ne convenait pas et déclare avoir convenu avec l'agent en ligne de rappeler quand il aurait trouvé un avocat.

Quand il a téléphoné ce lundi, un policier lui aurait expliqué qu'il était convoqué impérativement mardi à 09h00 pour des charges relatives au non-respect des normes Covid-19, à la création d'une milice et à des dégradations de biens publics. Sur base des explications fournies par l'agent, le porte-parole du collectif L'Abîme s'étonne qu'à la suite de sa demande d'être assisté par un avocat, son audition soit passée d'une catégorie 3 à 4 selon les termes de la loi Salduz, qui définit les droits accordés aux personnes entendues par la police.

"Rebutant d'initier le dialogue de cette manière-là"

"On nous demande d'ouvrir un dialogue. Je donne mon contact. Je me retrouve directement convoqué avec des charges et le policier me prévient qu'ils viendront me chercher pour me priver de liberté si je ne réponds pas à la convocation de ce mardi. C'est rebutant d'initier le dialogue de cette manière-là."

Le 1er avril, une première "Boum", considérée alors comme un canular, avait rassemblé au bois de la Cambre entre 1.500 et 2.000 personnes, selon l'estimation de la police, qui avait fait usage de la force pour disperser les participants. Le collectif L'Abîme a organisé une seconde fête le 2 avril et a repris à son compte le nom "La Boum" du premier événement pour sa nouvelle fête illégale prévue le 1er mai.

Selon le ministre-président bruxellois qui intervenait lors d'un mini-débat d'"actualité en commission des Affaires intérieures du parlement bruxellois, Facebook a répondu qu'il n'agissait en la matière que sur réquisition du parquet.Une décision du parquet "On est dans un état de droit et donc il appartient au parquet de déterminer s'il est opportun de faire retirer cela de Facebook. Ces démarches et toutes les autres sont portées à la connaissance des ministres de la Justice et de l'Intérieur", a ajouté Vervoort.Celui-ci a répété que dans le cadre de sa mission de coordination de la sécurité sur le territoire de la Région-capitale, il n'avait pas à se substituer au bourgmestre et à la zone de police pour des événements se produisant au niveau local, comme c'est le cas jusqu'à présent pour la Boum, lorsqu'ils sont gérés et encadrés à ce niveau. Une série de réunions ont eu et auront encore lieu entre le bourgmestre, les polices locale et fédérale et le Directeur de coordination et d'appui de la police fédérale - ndlr: celui qui veille à prendre les mesures préparatoires en vue de la gestion des événements, situations de crise, ou sinistres au niveau supralocal.Comme l'avait indiqué Philippe Close devant le conseil communal de la Ville de Bruxelles, lundi soir, Rudi Vervoort a souligné qu'il n'y avait pas eu de demande d'autorisation de l'événement qui dès lors est interdit par définition.Vervoort a également jugé, comme le bourgmestre de la Ville que la fermeture du Bois dont seul celui-ci peut décider, n'était pas souhaitable. Qui plus est, elle n'est "pas aussi simple que cela" en raison de la longueur du périmètre de celui-ci, a-t-il précisé.Audition d'un représentant du collectif L'Abîme Mardi, la police de Bruxelles-Ixelles auditionné d'un représentant du collectif L'Abîme. La personne en cause s'était signalée comme représentant du collectif L'Abîme, en mentionnant son identité et son numéro de GSM, à la Sûreté de l'Etat mercredi par téléphone et au cabinet de la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden jeudi par mail, et ce parce que la ministre avait fait valoir en commission de la Chambre que les autorités belges ne parvenaient pas à entrer en contact avec le groupe. Le porte-parole du collectif a ensuite reçu une convocation pour vendredi, mentionnant des charges en matière d'affichage. Il a appelé en amont le numéro renseigné si la date ne convenait pas et déclare avoir convenu avec l'agent en ligne de rappeler quand il aurait trouvé un avocat. Quand il a téléphoné ce lundi, un policier lui aurait expliqué qu'il était convoqué impérativement mardi à 09h00 pour des charges relatives au non-respect des normes Covid-19, à la création d'une milice et à des dégradations de biens publics. Sur base des explications fournies par l'agent, le porte-parole du collectif L'Abîme s'étonne qu'à la suite de sa demande d'être assisté par un avocat, son audition soit passée d'une catégorie 3 à 4 selon les termes de la loi Salduz, qui définit les droits accordés aux personnes entendues par la police. "Rebutant d'initier le dialogue de cette manière-là" "On nous demande d'ouvrir un dialogue. Je donne mon contact. Je me retrouve directement convoqué avec des charges et le policier me prévient qu'ils viendront me chercher pour me priver de liberté si je ne réponds pas à la convocation de ce mardi. C'est rebutant d'initier le dialogue de cette manière-là." Le 1er avril, une première "Boum", considérée alors comme un canular, avait rassemblé au bois de la Cambre entre 1.500 et 2.000 personnes, selon l'estimation de la police, qui avait fait usage de la force pour disperser les participants. Le collectif L'Abîme a organisé une seconde fête le 2 avril et a repris à son compte le nom "La Boum" du premier événement pour sa nouvelle fête illégale prévue le 1er mai.