"Le nombre de nouveaux cas double tous les huit jours", "la perspective d'un nouveau confinement n'est plus écartée", "seules deux communes sans cas en Belgique"... La situation épidémiologique de notre pays n'a de cesse de se dégrader et les politiques de taper sur le clou dans l'espoir de conscientiser les citoyens et désamorcer cette nouvelle bombe virale.

Une bombe qui a pourtant déjà explosé, si l'on en croit les chiffres des dernières semaines et l'inquiétude grandissante des experts. En à peine un mois et demi, le virus s'est ainsi propagé dans pratiquement toutes les communes du pays. Parce que les images parlent parfois plus que les mots, un chercheur à l'Université de Gand a réalisé une carte interactive, afin d'illustrer cet impressionnant retournement de situation.

"Les choses se présentent mal"

Bart Mesuere constate que le nombre moyen de nouvelles infections a augmenté de 12 % par jour ces derniers jours. "À l'heure actuelle, toutes les provinces dépassent le seuil le plus élevé de l'ECDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies) - c'est-à-dire 120 infections pour 100.000 habitants au cours des 14 derniers jours", a-t-il ainsi expliqué.

Selon les graphiques et les cartes qu'il a rassemblés ces derniers mois, cette nouvelle vague semble dater de la semaine du 25 août. Depuis lors, la tache se répand petit à petit, et n'épargne aucune région du pays, même si la Wallonie semble cette fois-ci particulièrement touchée. Une infection aurait ainsi été confirmée dans pratiquement toutes les communes la semaine dernière, précise Mesuere.

"Il n'y a pas de ralentissement ou de plateau en vue pour le moment. J'espère que nous verrons les premiers signes d'un ralentissement la semaine prochaine, car les choses se présentent mal".

Tous les indicateurs à la hausse

Le chercheur pointe également du doigt la forte croissance du nombre de tests positifs, alors que le nombre de tests effectués resterait, lui, constant. "La semaine dernière, nous étions à 6% de tests positifs et maintenant à 10%, avec des pics à Bruxelles et à Liège de plus de 15%."

Les hospitalisations continuent elles aussi d'augmenter dans tout le pays. " Liège est désormais au-dessus du seuil que le Celeval avait défini comme un code rouge", poursuit Mesuere. "Le Hainaut et Namur sont juste en dessous. Samedi, on a enregistré 20 hospitalisations à Namur, un chiffre qui n'est pas négligeable ".

"Le nombre de nouveaux cas double tous les huit jours", "la perspective d'un nouveau confinement n'est plus écartée", "seules deux communes sans cas en Belgique"... La situation épidémiologique de notre pays n'a de cesse de se dégrader et les politiques de taper sur le clou dans l'espoir de conscientiser les citoyens et désamorcer cette nouvelle bombe virale.Une bombe qui a pourtant déjà explosé, si l'on en croit les chiffres des dernières semaines et l'inquiétude grandissante des experts. En à peine un mois et demi, le virus s'est ainsi propagé dans pratiquement toutes les communes du pays. Parce que les images parlent parfois plus que les mots, un chercheur à l'Université de Gand a réalisé une carte interactive, afin d'illustrer cet impressionnant retournement de situation.Bart Mesuere constate que le nombre moyen de nouvelles infections a augmenté de 12 % par jour ces derniers jours. "À l'heure actuelle, toutes les provinces dépassent le seuil le plus élevé de l'ECDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies) - c'est-à-dire 120 infections pour 100.000 habitants au cours des 14 derniers jours", a-t-il ainsi expliqué.Selon les graphiques et les cartes qu'il a rassemblés ces derniers mois, cette nouvelle vague semble dater de la semaine du 25 août. Depuis lors, la tache se répand petit à petit, et n'épargne aucune région du pays, même si la Wallonie semble cette fois-ci particulièrement touchée. Une infection aurait ainsi été confirmée dans pratiquement toutes les communes la semaine dernière, précise Mesuere."Il n'y a pas de ralentissement ou de plateau en vue pour le moment. J'espère que nous verrons les premiers signes d'un ralentissement la semaine prochaine, car les choses se présentent mal".Le chercheur pointe également du doigt la forte croissance du nombre de tests positifs, alors que le nombre de tests effectués resterait, lui, constant. "La semaine dernière, nous étions à 6% de tests positifs et maintenant à 10%, avec des pics à Bruxelles et à Liège de plus de 15%."Les hospitalisations continuent elles aussi d'augmenter dans tout le pays. " Liège est désormais au-dessus du seuil que le Celeval avait défini comme un code rouge", poursuit Mesuere. "Le Hainaut et Namur sont juste en dessous. Samedi, on a enregistré 20 hospitalisations à Namur, un chiffre qui n'est pas négligeable ".