Un premier C130 belge a quitté Kaboul en direction d'Islamabad ce vendredi vers 14h30. A son bord, "quelques dizaines de personnes". Un autre vol n'a pas pu ramener des Belges. En tout, la Belgique prévoit l'envoi de quatre avions vers la capitale afghane pour évacuer nos ressortissants.

Lors d'une conférence de presse, peu après 17h, les ministres des Affaires étrangères (Sophie Wilmès), de la Défense (Ludivine Dedonder) et de la Migration (Sammy Mahdi) ont donné des précisions au sujet de ces opérations. "L'opération est en cours à Kaboul et à Islamabad, dans des circonstances très difficiles", a souligné Sophie Wilmès.

Il reste très difficile pour les gens d'entrer dans l'aéroport en raison des contrôles talibans et des contrôles très stricts par les Américains. Il y a de grandes foules devant l'aéroport. "Il a été nécessaire de se frayer un passage pendant huit heures, ce que nous regrettons", dit Sophie Wilmès. Lors d'une réunion de l'OTAN, elle a insisté pour qu'on laisse passer les ressortissants en voie d'évacuation.

Deux vols de C130 ont eu lieu, à 17 heures en Belgique, entre Kaboul et Islamabad, le premier avec seize Belges à bord et leur famille (60 personnes en tout), le second vide en raison de problèmes de sécurité. Le retour d'Islamabad à Bruxelles se fera avec Air Belgium.

"Je regrette que le nombre de Belges rapatriés ce jour depuis Kaboul soit minime", souligne Ludivine Dedonder, ministre belge de la Défense. La situation est incertaine et volatile, notamment pour l'accès à l'aéroport de Kaboul."

Sammy Mahdi précise, pour sa part, qu'un screening est fait de toutes les personnes à leur arrivée en Belgique. Lui aussi se dit "fortement péoccupé" par la situation autour de l'aéroport de Kaboul qui "se dégrade de jour en jour".

"La situation très complexe"

Sophie Wilmès (MR), ministre des Affairs étrangères, avait déjà annoncé la nouvelle ce vendredi en matinée, en précisant déjà la difficulté de l'opération: "Aujourd'hui, des avions militaires belges font sortir les premières personnes d'Afghanistan. Ils ont été invités à se rendre à l'aéroport où notre équipe sur le terrain accueille les passagers, effectue un screening et les escortera jusqu'à l'avion. Les services des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Asile et Migration mettent tout en oeuvre pour que l'évacuation se déroule de manière la plus harmonieuse et la plus sûre possible, compte tenu de la situation très complexe."

Un troisième avion de transport militaire - un A400M - est également arrivé à Islamabad. Il devrait emporter vendredi soir les premières personnes évacuées vers la Belgique.La liste de personnes à embarquer s'allonge chaque jour. Mercredi, il était question de 470 personnes. Jeudi, le nombre de 580 était avancé, soit 344 personnes disposant d'un passeport belge, 222 personnes de nationalité afghane liées à un Belge et encore quelques personnes de nationalité néerlandaise ou luxembourgeoise liées à un ressortissant belge.

Cette opération militaire, baptisée "Red Kite" (littéralement cerf-volant rouge), s'annonçait fastidieuse et risquée. Sur place, la situation est hors de contrôle, autour de l'aéroport de Kaboul dont le périmètre intérieur est sécurisé par les Américains, mais dont les talibans en contrôlent le périmètre extérieur et ont établi des check-points. "La situation est mouvante, change d'heure en heure", soulignait déjà Sophie Wilmès, lors d'un point de presse mercredi. Certains avaient émis des critiques au sujet d'un manque d'anticipation de la part des autorités belges.

Un premier vol retour vendredi vers Islamabad avec 16 Belges, un second à vide

Seize Belges sont été évacués vendredi d'Afghanistan vers le Pakistan par un premier vol militaire organisé par le gouvernement belge, alors q'un second est rentré à vide à Islambad, a annoncé la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès. "Il reste très difficile d'entrer dans l'aéroport", a-t-elle expliqué au cours d'une conférence de presse à Bruxelles.

Cette opération se déroule dans des circonstances extrêmement difficiles, a-t-elle souligné, tout en assurant que la Belgique tenait à assurer ses obligations consulaires envers ses ressortissants et leurs ayants-droit. "Au total, 64 personnes ont reçu l'autorisation de se rendre à l'aéroport de Kaboul", mais toutes n'ont pas pu embarquer à bord des deux C-130 Hercules de l'armée belge dépêchés au Pakistan pour effectuer des rotations vers Kaboul.

Des avions civils seront ensuite utilisés pour rapatrier ces personnes en Belgique, et à partir de dimanche, un avion de transport et ravitailleur A330 MRTT d'une flotte de l'Otan, a pour sa part précisé la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, devant la presse.

Un premier C130 belge a quitté Kaboul en direction d'Islamabad ce vendredi vers 14h30. A son bord, "quelques dizaines de personnes". Un autre vol n'a pas pu ramener des Belges. En tout, la Belgique prévoit l'envoi de quatre avions vers la capitale afghane pour évacuer nos ressortissants.Lors d'une conférence de presse, peu après 17h, les ministres des Affaires étrangères (Sophie Wilmès), de la Défense (Ludivine Dedonder) et de la Migration (Sammy Mahdi) ont donné des précisions au sujet de ces opérations. "L'opération est en cours à Kaboul et à Islamabad, dans des circonstances très difficiles", a souligné Sophie Wilmès.Il reste très difficile pour les gens d'entrer dans l'aéroport en raison des contrôles talibans et des contrôles très stricts par les Américains. Il y a de grandes foules devant l'aéroport. "Il a été nécessaire de se frayer un passage pendant huit heures, ce que nous regrettons", dit Sophie Wilmès. Lors d'une réunion de l'OTAN, elle a insisté pour qu'on laisse passer les ressortissants en voie d'évacuation.Deux vols de C130 ont eu lieu, à 17 heures en Belgique, entre Kaboul et Islamabad, le premier avec seize Belges à bord et leur famille (60 personnes en tout), le second vide en raison de problèmes de sécurité. Le retour d'Islamabad à Bruxelles se fera avec Air Belgium."Je regrette que le nombre de Belges rapatriés ce jour depuis Kaboul soit minime", souligne Ludivine Dedonder, ministre belge de la Défense. La situation est incertaine et volatile, notamment pour l'accès à l'aéroport de Kaboul."Sammy Mahdi précise, pour sa part, qu'un screening est fait de toutes les personnes à leur arrivée en Belgique. Lui aussi se dit "fortement péoccupé" par la situation autour de l'aéroport de Kaboul qui "se dégrade de jour en jour".Sophie Wilmès (MR), ministre des Affairs étrangères, avait déjà annoncé la nouvelle ce vendredi en matinée, en précisant déjà la difficulté de l'opération: "Aujourd'hui, des avions militaires belges font sortir les premières personnes d'Afghanistan. Ils ont été invités à se rendre à l'aéroport où notre équipe sur le terrain accueille les passagers, effectue un screening et les escortera jusqu'à l'avion. Les services des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Asile et Migration mettent tout en oeuvre pour que l'évacuation se déroule de manière la plus harmonieuse et la plus sûre possible, compte tenu de la situation très complexe."Un troisième avion de transport militaire - un A400M - est également arrivé à Islamabad. Il devrait emporter vendredi soir les premières personnes évacuées vers la Belgique.La liste de personnes à embarquer s'allonge chaque jour. Mercredi, il était question de 470 personnes. Jeudi, le nombre de 580 était avancé, soit 344 personnes disposant d'un passeport belge, 222 personnes de nationalité afghane liées à un Belge et encore quelques personnes de nationalité néerlandaise ou luxembourgeoise liées à un ressortissant belge.Cette opération militaire, baptisée "Red Kite" (littéralement cerf-volant rouge), s'annonçait fastidieuse et risquée. Sur place, la situation est hors de contrôle, autour de l'aéroport de Kaboul dont le périmètre intérieur est sécurisé par les Américains, mais dont les talibans en contrôlent le périmètre extérieur et ont établi des check-points. "La situation est mouvante, change d'heure en heure", soulignait déjà Sophie Wilmès, lors d'un point de presse mercredi. Certains avaient émis des critiques au sujet d'un manque d'anticipation de la part des autorités belges.