Actuellement, le montant de l'indemnité parlementaire de sortie versée par la Chambre ou le Sénat peut être cumulé sans restriction avec, entre autres, les revenus provenant d'autres mandats publics, alors que les revenus du député en activité qui cumulerait son mandat parlementaire avec un autre mandat politique, en général bourgmestre ou échevin, sont plafonnés à 150% du salaire de député.

Une proposition de loi du président de la Chambre, Patrick Dewael (Open Vld), instaure la limite de 150% également pour l'indemnité de sortie. Il s'agit d'une proposition technique qui vise à corriger une "anomalie", ont expliqué plusieurs députés.

Le PTB souhaitait aller beaucoup plus loin. Il a déposé plusieurs propositions qui suppriment cette indemnité de sortie et soumet les députés au régime des travailleurs salariés. L'argument selon lequel les députés sortants doivent pouvoir compter sur un revenu en attendant de retrouver un travail ne tient pas, a fait remarquer le député Raoul Hedebouw. La grande majorité peut en général s'appuyer sur un autre mandat politique.

Les différents groupes se sont montrés ouverts à une réflexion sur une modernisation du statut du parlementaire. "On a pris ici le problème par le petit bout de la lorgnette. Nous sommes demandeurs d'une révision plus fondamentale du système", a souligné Georges Gilkinet (Ecolo-Groen).