Certains moments comptent dans une crise, y compris au niveau de la communication. La façon dont le virologue Emmanuel André, devenu l'un des visages de référence de la lutte contre le coronavorus en tant que porte-parole fédéral, a annoncé ce mardi matin le décès d'une enfant de douze ans restera incontestablement l'un de ceux-là.

Après que sa voix ait été un moment suspendue par l'émotion, il a entamé: "Nous voulons vous communiquer une information difficile...". Avant de poursuivre: "C'est évidemment un moment émotionnellement difficile parce que cela touche un enfant et cela touche également la communauté médicale et scientifique. C'est un événement qui est très rare, mais qui nous bouleverse." Un moment court, nécessaire, puissant.

Depuis quelques semaines, la Belgique vit au rythme quotidien des conférences de presse des scientifiques pour faire le bilan cru de cette pandémie sur notre sol. Ces visages sont devenus des repères en ces temps troublés. Les chiffres d'hospitalisations, de soins intensifs, de décès sont sources d'angoisse.

Les Belges se sont également surpris à se passionner pour les courbes d'évolution de l'épidémie, à se demander quand arriverait le pic, à quelle condition l'infléchissement aurait lieu et pourquoi il serait significatif... Un apprentissage scientifique accéléré.

Nous acceptons en outre des mesures de confinement sans précédent dans notre histoire, décrétées par des responsables politiques, mais en réalité plus que suggérées par ces experts. Dans l'inconnu, nous avons somme toute mis temporairement notre avenir entre leurs mains et leur rigueur nous est nécessaire. Alors que certains plaident depuis des années pour des gouvernements d'experts pour décoincer la politique, nous nous en sommes rapprochés, forcés et contraints. Car au-delà des énumérations chiffrées des virologues, d'autres groupes de travail planchent sur le soutien à l'économie, notamment. C'est toute une partie de la gestion publique qui leur est pratiquement déléguée, certes avec un contrôle démocratique maintenu - chez nous du moins.

Dans cette ère austère, mortifère parfois, de "grande union" forcée par les événements, cette émotion juste du virologue lors du briefing quotidien a soudain donné une autre tonalité à cette épreuve. La voix étranglée d'Emmanuel André a témoigné du fait que les experts aussi avaient un grand coeur. Et elle a résumé, plus qu'un grand discours, ce que la Belgique et le monde entier traversent au cours de cette épreuve sans précédent.

Certains moments comptent dans une crise, y compris au niveau de la communication. La façon dont le virologue Emmanuel André, devenu l'un des visages de référence de la lutte contre le coronavorus en tant que porte-parole fédéral, a annoncé ce mardi matin le décès d'une enfant de douze ans restera incontestablement l'un de ceux-là.Après que sa voix ait été un moment suspendue par l'émotion, il a entamé: "Nous voulons vous communiquer une information difficile...". Avant de poursuivre: "C'est évidemment un moment émotionnellement difficile parce que cela touche un enfant et cela touche également la communauté médicale et scientifique. C'est un événement qui est très rare, mais qui nous bouleverse." Un moment court, nécessaire, puissant.Depuis quelques semaines, la Belgique vit au rythme quotidien des conférences de presse des scientifiques pour faire le bilan cru de cette pandémie sur notre sol. Ces visages sont devenus des repères en ces temps troublés. Les chiffres d'hospitalisations, de soins intensifs, de décès sont sources d'angoisse. Les Belges se sont également surpris à se passionner pour les courbes d'évolution de l'épidémie, à se demander quand arriverait le pic, à quelle condition l'infléchissement aurait lieu et pourquoi il serait significatif... Un apprentissage scientifique accéléré.Nous acceptons en outre des mesures de confinement sans précédent dans notre histoire, décrétées par des responsables politiques, mais en réalité plus que suggérées par ces experts. Dans l'inconnu, nous avons somme toute mis temporairement notre avenir entre leurs mains et leur rigueur nous est nécessaire. Alors que certains plaident depuis des années pour des gouvernements d'experts pour décoincer la politique, nous nous en sommes rapprochés, forcés et contraints. Car au-delà des énumérations chiffrées des virologues, d'autres groupes de travail planchent sur le soutien à l'économie, notamment. C'est toute une partie de la gestion publique qui leur est pratiquement déléguée, certes avec un contrôle démocratique maintenu - chez nous du moins.Dans cette ère austère, mortifère parfois, de "grande union" forcée par les événements, cette émotion juste du virologue lors du briefing quotidien a soudain donné une autre tonalité à cette épreuve. La voix étranglée d'Emmanuel André a témoigné du fait que les experts aussi avaient un grand coeur. Et elle a résumé, plus qu'un grand discours, ce que la Belgique et le monde entier traversent au cours de cette épreuve sans précédent.