Le coronavirus a bouleversé les vies privée et professionnelle de beaucoup de citoyens, notamment en forçant des millions d'employés à travers le monde à adopter le rythme du travail à distance. Certains y ont vu une opportunité de profiter davantage de leur vie de famille : terminés les longs trajets, le stress, les retards et le temps perdu dans les embouteillages !
...

Le coronavirus a bouleversé les vies privée et professionnelle de beaucoup de citoyens, notamment en forçant des millions d'employés à travers le monde à adopter le rythme du travail à distance. Certains y ont vu une opportunité de profiter davantage de leur vie de famille : terminés les longs trajets, le stress, les retards et le temps perdu dans les embouteillages !Mais pour d'autres, ce nouveau régime de travail a parfois eu des allures d'un parcours du combattant. Difficile de trouver un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Difficile aussi de supporter l'isolement social sur le long terme. Ne pas voir en face les personnes avec qui l'on travaille peut en effet devenir un réel handicap pour certains salariés.Si à l'heure actuelle, télétravail reste le mot d'ordre en Belgique, les entreprises ont repris les rênes de la gestion et l'organisation du travail de leurs salariés : certaines ont prolongé le télétravail obligatoire, d'autres ont rappelé du personnel sur le lieu de travail selon des horaires décalés et en groupes échelonnés. D'autres encore laissent entièrement aux travailleurs le soin de décider ce qu'ils préfèrent faire.Mais quid de l'organisation du travail sur le long terme ? Le travail à distance va-t-il être maintenu ou n'est-il qu'une solution temporaire pour lutter contre le coronavirus ? Certains réfléchissent déjà à des moyens alternatifs de structurer la communication et les horaires de travail, ainsi que la présence physique.À cet égard, les réflexions convergent petit à petit vers un nouveau modèle de travail qui combine à la fois "travail à distance" et "travail au bureau" : le travail hybride. Ce modèle pourrait bien être la solution idéale pour satisfaire tout le monde, à condition qu'il soit bien organisé.Le terme hybride fait référence à une organisation beaucoup plus flexible du travail. Le travail hybride a tendance à inclure plus de liberté quant au moment de travailler et à l'endroit. Il accorde donc plus d'autonomie aux employés pour adapter leur travail au reste de leur vie, et non l'inverse. Idéalement, c'est le meilleur des deux mondes : structure et sociabilité d'une part, indépendance et flexibilité d'autre part.En pleine pandémie, certaines entreprises belges ont déjà adopté ce nouveau modèle : la procédure le plus courante consiste à désigner certains jours pour les réunions et la collaboration au bureau, et des jours de télétravail pour les travaux individuels, qui impliquent une concentration plus importante.Bien sûr, les modèles de travail hybrides ne conviendront pas à tout le monde. Dans de nombreux secteurs, il existe d'énormes inégalités socio-économiques et raciales et le travail hybride y sera également confronté. La pandémie a d'ailleurs déjà mis en évidence certaines disparités :Une autre crainte est que ce modèle hybride puisse creuser un fossé entre ceux qui travaillent au bureau et ceux qui sont à la maison. Les équipes partiellement réparties signalent également fréquemment des problèmes de communication. En d'autres termes, si tous les employés ne sont pas au bureau au même moment, il y a un risque que cela impacte la confiance et l'esprit d'équipe, et que, in fine, cela nuise à l'efficacité et aux performances de l'équipe. C'est pourquoi une bonne organisation est la clé pour garantir un travail hybride efficace.