Les lendemains de la veille sont difficiles pour les négociations gouvernementales, après le nouveau report du vote sur l'IVG, jeudi à la Chambre. Le CD&V a obtenu ce report suite à un dépôt d'amendements au texte soutenu par la N-VA, le CDH et le Vlaams Belang. Mais Joachim Coens, président du CD&V, est furieux de l'attitude de son homologue libéral, Goerges-Louis Bouchez, président du MR, qui a laissé la liberté de vote à ses députés - une tradition libérale sur les sujets éthiques.

Ce matin, à la VRT, Joachim Coens a annoncé qu'il suspendait les discussions pour la formation d'un nouveau gouvernement, en attendant de pouvoir débattre de "l'incident" avec son collègue: "Pour moi, il n'est pas possible de continuer à parler dans l'immédiat, a-t-il dit, nous devons d'abord restaurer la confiance." Il a précisé sur Twittter: "Le monde se trouve dans une crise économique globale et chaque pays doit faire d'une politique de relance socio-économique une priorité absolue. Cela nécessité une grande confiance entre les partenaires de gouvernement et le respect des sensibilités de l'autre."

Joachim Coens avait menacé d'arrêter sa mission informelle pour former un gouvernement fédéral, juste avant le vote, jeudi. Il répondait de façon épidermique à un tweet de Georges-Louis Bouchez défendant la position de son parti. Suite à ce "chantage", le président du MR a une nouvelle fois appuyé son message: "Nous avons du respect pour l'ensemble de nos partenaires, à tous les niveaux de pouvoir. Mais personne ne remettra en cause l'identité libérale de notre parti et la liberté de vote sur les questions éthiques. Chacun a droit au respect, le MR aussi!"

Le président libéral a une nouvelle fois tapé sur le clou ce vendredi matin, en répliquant à une remarque totalement déplacée d'un internaute: "Suite à ma décision de laisser la liberté de vote sur l'IVG hier, ce monsieur, proche de la droite radicale flamande, considère que ma maman aurait du avorter pour que nous puissions avoir un gouvernement. Quand je lis ça, je suis chaque jour plus fier d'être libéral."

Plus le temps passe et plus la perspective d'un nouveau gouvernement fédéral s'éloigne, sur fond de relations personnelles difficiles entre les présidents de parti. C'est ce dont témoigne ce nouvel épisode, en plus bien sûr de la résurgence de clivages que l'on pensait d'un autre temps entre conservateurs et progressistes sur le plan éthique.

La faculté des nouveaux présidents de parti à communiquer sans arrêt, notamment via les réseaux sociaux, n'aide pas à la sérénité et à la confiance.

Avant cet épisode Coens-Bouchez, ce sont les relations personnelles entre deux autres présidents de parti qui avaient pesé sur la formation d'un gouvernement fédéral. Georges-Louis Bouchez, encore lui, avait fini par prendre un verre avec son jeune collègue socialiste flamand, Conner Rousseau... relayé, photos à l'appui, sur les réseaux sociaux. La confiance entre les deux hommes avait été rompue, après que le libéral ait ironisé sur le look d'écolier de son collège socialiste et que ce dernier ait répondu à un journaliste flamand qu'on l'injuriait en le comparant à son homologue libéral.

De manière générale, les relations politiques sont marquées par un manque de confiance. Paul Magnette, président du PS, ne fait guère confiance à Bart De Wever, président de N-VA en raison de ses penchants séparatistes et de sa porosité avec l'extrême droite. Le duo Magnette - Bouchez est électrique. Ecolo ne fait plus confiance au MR et vice-versa, notamment suit à des incidents autour de la non-nomination de l'ancienne coprésidente verte Zakia Khattabi à la Cour constitutionelle. Pour ne citer que quelques exemples.

Lire aussi: la coalition Arizona suspendue aux enfants terribles Bouchez et Rousseau.

Les lendemains de la veille sont difficiles pour les négociations gouvernementales, après le nouveau report du vote sur l'IVG, jeudi à la Chambre. Le CD&V a obtenu ce report suite à un dépôt d'amendements au texte soutenu par la N-VA, le CDH et le Vlaams Belang. Mais Joachim Coens, président du CD&V, est furieux de l'attitude de son homologue libéral, Goerges-Louis Bouchez, président du MR, qui a laissé la liberté de vote à ses députés - une tradition libérale sur les sujets éthiques.Ce matin, à la VRT, Joachim Coens a annoncé qu'il suspendait les discussions pour la formation d'un nouveau gouvernement, en attendant de pouvoir débattre de "l'incident" avec son collègue: "Pour moi, il n'est pas possible de continuer à parler dans l'immédiat, a-t-il dit, nous devons d'abord restaurer la confiance." Il a précisé sur Twittter: "Le monde se trouve dans une crise économique globale et chaque pays doit faire d'une politique de relance socio-économique une priorité absolue. Cela nécessité une grande confiance entre les partenaires de gouvernement et le respect des sensibilités de l'autre."Joachim Coens avait menacé d'arrêter sa mission informelle pour former un gouvernement fédéral, juste avant le vote, jeudi. Il répondait de façon épidermique à un tweet de Georges-Louis Bouchez défendant la position de son parti. Suite à ce "chantage", le président du MR a une nouvelle fois appuyé son message: "Nous avons du respect pour l'ensemble de nos partenaires, à tous les niveaux de pouvoir. Mais personne ne remettra en cause l'identité libérale de notre parti et la liberté de vote sur les questions éthiques. Chacun a droit au respect, le MR aussi!"Le président libéral a une nouvelle fois tapé sur le clou ce vendredi matin, en répliquant à une remarque totalement déplacée d'un internaute: "Suite à ma décision de laisser la liberté de vote sur l'IVG hier, ce monsieur, proche de la droite radicale flamande, considère que ma maman aurait du avorter pour que nous puissions avoir un gouvernement. Quand je lis ça, je suis chaque jour plus fier d'être libéral."Plus le temps passe et plus la perspective d'un nouveau gouvernement fédéral s'éloigne, sur fond de relations personnelles difficiles entre les présidents de parti. C'est ce dont témoigne ce nouvel épisode, en plus bien sûr de la résurgence de clivages que l'on pensait d'un autre temps entre conservateurs et progressistes sur le plan éthique.La faculté des nouveaux présidents de parti à communiquer sans arrêt, notamment via les réseaux sociaux, n'aide pas à la sérénité et à la confiance.Avant cet épisode Coens-Bouchez, ce sont les relations personnelles entre deux autres présidents de parti qui avaient pesé sur la formation d'un gouvernement fédéral. Georges-Louis Bouchez, encore lui, avait fini par prendre un verre avec son jeune collègue socialiste flamand, Conner Rousseau... relayé, photos à l'appui, sur les réseaux sociaux. La confiance entre les deux hommes avait été rompue, après que le libéral ait ironisé sur le look d'écolier de son collège socialiste et que ce dernier ait répondu à un journaliste flamand qu'on l'injuriait en le comparant à son homologue libéral.De manière générale, les relations politiques sont marquées par un manque de confiance. Paul Magnette, président du PS, ne fait guère confiance à Bart De Wever, président de N-VA en raison de ses penchants séparatistes et de sa porosité avec l'extrême droite. Le duo Magnette - Bouchez est électrique. Ecolo ne fait plus confiance au MR et vice-versa, notamment suit à des incidents autour de la non-nomination de l'ancienne coprésidente verte Zakia Khattabi à la Cour constitutionelle. Pour ne citer que quelques exemples.Lire aussi: la coalition Arizona suspendue aux enfants terribles Bouchez et Rousseau.