Jambon appelle avec insistance à limiter les contacts au maximum. "Le nombre de contaminations progresse de manière très inquiétante et les admissions hospitalières sont alarmantes", a justifié mardi soir le ministre-président Jan Jambon (N-VA). La Belgique se dispute en effet actuellement avec la République tchèque le plus haut taux de contaminations par le coronavirus en Europe. L'objectif de ces mesures, a expliqué M. Jambon, est de limiter les contacts physiques. "Nous ne vous demandons pas expressément de rester chez vous, mais bien de rencontrer le moins de monde possible".

Le couvre-feu reste par contre inchangé et n'a pas été avancé et reste effectif à partir de minuit et jusqu'à six heures. Jambon pense que l'interdiction de se rassembler à plus de quatre suffit pour l'instant.

Sauf les bibliothèques, tous les centres culturels seront également fermés (y compris les théâtres et les cinémas). Le sport en groupe est interdit à partir de 12 ans. Le sport professionnel est lui maintenu pour des raisons économiques.

Les évènements divers n'auront pas lieu non plus, en dehors des marchés. Les marchés de Noël, ni les marchés aux puces ne restent ouverts.

Le gouvernement flamand ferme également ses piscines, les centres de fitness ainsi que tous les bowlings établis sur ton territoire. Les plus de 12 ans ne sont plus autorisés qu'à faire du sport en extérieur, et en groupe limité seulement, a annoncé Jambon mardi soir à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire.

Seuls deux personnes pourront également faire leur courses ensemble. Il reste aussi possible de faire ses courses avec ses enfants mineurs.

Les funérailles et les mariages peuvent se poursuivre dans le respect des règles de distance, mais 40 personnes au maximum peuvent être présentes.

Dans le secteur de la jeunesse, tous les activités impliquant des nuitées sont également désormais proscrites. Les modalités de visite dans les maisons de repos seront également resserrées. Les résidents ne pourront, par tranche de quinze jours, plus embrasser qu'un seul visiteur, et voir une deuxième personne, mais sans la toucher celle-là.

Belga
© Belga

Les contrôleurs actifs sur les réseaux de transport en commun flamands auront à présent la capacité d'infliger des sanctions administratives aux voyageurs qui ne porteront pas de masque. Dans l'enseignement obligatoire, le gouvernement avait déjà décidé, dans la foulée de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de prolonger le congé de Toussaint. L'enseignement supérieur passera lui au code rouge, avec une généralisation des cours à distance, à l'exception des étudiants de première année.

Pour libérer des lits dans les hôpitaux submergés par de nouveaux patients Covid chaque jour, il a également décidé mardi de mobiliser des chambres dans les centres de revalidation et de convalescence.

La pression exercée par les virologues, les gouverneurs et les bourgmestre était devenue grande et semble avoir porté ses fruits. Les mesures édictées mardi soir par le gouvernement flamand doivent entrer en vigueur à partir de vendredi 18h00. Les autorités régionales veulent ainsi laisser aux secteurs concernés le temps de se préparer, tout en s'assurant que les mesures prises puissent être coulées dans une réglementation claire.

On ne sait pas très bien combien de temps elles dureront. L'exécutif flamand n'a fixé aucun terme pour ces mesures. Celles-ci feront l'objet d'une évaluation au jour le jour, a-t-il précisé. La ministre Crevits parle, elle, de trois semaines au JT de la VRT.

Le gouvernement flamand a promis mardi que tous les professionnels affectés par ces mesures bénéficieront, à l'instar du secteur horeca soumis à une mesure de fermeture généralisée, d'un soutien financier de la Région. Les Flamands sont par ailleurs invités à télétravailler au maximum. "Cela doit être mis en pratique plus qu'aujourd'hui", a insisté la ministre flamande de l'Emploi et de l'Economie, Hilde Crevits (CD&V).

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Consultation avec De Croo mercredi

Après l'annonce du gouvernement flamand, le Premier ministre Alexander De Croo a indiqué mardi soir vouloir inviter dès mercredi les différents ministres-présidents du pays pour "une consultation". "Nos citoyens et entreprises ont tout intérêt à ce que les règles soient claires et sans équivoque pour l'ensemble du pays", a-t-il commenté sur Twitter.

Pour Gwendolyn Rutten, les nouvelles mesures doivent entrer en vigueur dès mercredi

La Flandre ne peut pas attendre vendredi pour qu'entrent en vigueur les nouvelles mesures, plus strictes, de lutte contre le coronavirus décidées mardi soir par le gouvernement régional, a réagi la bourgmestre d'Aarschot (Brabant flamand) et ex-présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten. Ces mesures doivent valoir dès mercredi 18h00 "de préférence partout en même temps". "Mais s'il le faut, nous le ferons tout seuls. Le virus progresse trop rapidement", a insisté la bourgmestre dans un message posté sur Twitter.

Le timing ne convainc pas tout le monde, à droite comme à gauche. "Il est incompréhensible d'attendre jusqu'à vendredi", s'est étonnée la parlementaire flamande Freya Saeys (Open Vld). "Si la maison brûle, c'est maintenant qu'il faut éteindre les flammes."

Un avis également partagé par la cheffe de groupe socialiste Hannelore Goeman. "Le virus croît de manière exponentielle: chaque jour d'hésitation double donc le problème", a-t-elle souligné.

"Il n'y a pas d'autre option que de se montrer solidaires"

"Le système de soins est mis durement sous pression. En tant que secteur culturel, nous ne pouvons que nous montrer solidaires et prendre nos responsabilités car c'est ensemble que nous devons renverser la tendance".

Alors que les salles de spectacles et les centres culturels pouvaient jusqu'ici encore accueillir un nombre limité de spectateurs, ils devront donc fermer à partir de vendredi 18h00, a décidé mardi soir le gouvernement flamand. Une décision que le monde culturel flamand dit comprendre. "Les chiffres (de l'épidémie de coronavirus, NDLR) sont affolants, c'est un fait. Le virus doit être maîtrisé", estime la cellule de crise du secteur culturel flamand, qui réunit des personnes, organisations et institutions de la culture et de l'événementiel flamands subsidiés.

Celle-ci espère rencontrer décideurs politiques et virologues dans les jours à venir pour aborder l'avenir du secteur. "La culture restera dépendante de cette crise encore longtemps" et il faut donc "une politique de crise complète et ciblée pour ce vaste domaine qu'est la culture, un acteur économique majeur", pointe la cellule. "Nous allons également réunir les acteurs du secteur pour réfléchir à la manière dont la culture peut continuer à jouer un rôle dans ces circonstances difficiles."

Les patrons flamands estiment "positif que l'économie puisse continuer à tourner"

"Il est positif que la majeure partie de l'économie puisse continuer à tourner", s'est réjoui Danny Van Assche, l'adminsitrateur-délégué de l'organisation patronale flamande Unizo après l'annonce mardi soir de nouvelles mesures au nord du pays. L'homme espère toutefois que les entreprises qui devront fermer à partir de vendredi sur décision du gouvernement flamand bénéficieront également d'un soutien du fédéral.

Les nouvelles mesures prises par le gouvernement flamand ne constituent pas une surprise pour Danny Van Assche. "Nous en reconnaissons la nécessité. Nous devons maîtriser les chiffres (de l'épidémie de coronavirus, NDLR) aussi vite que possible", explique-t-il. "Les mesures sont dans la lignée de celles prises à Bruxelles, en Wallonie et dans les pays qui nous entourent."

Danny Van Assche, président de l'Unizo, belgaimage
Danny Van Assche, président de l'Unizo © belgaimage

L'administrateur-délégué d'Unizo espère que les entreprises touchées bénéficieront également d'un soutient du fédéral à côté de celui accordé par la Région flamande.

Unizo salue également la décision de maintenir la possibilité pour les gens de continuer à faire leurs courses à deux, de même que d'avoir maintenu les marchés en plein air.

Enfin, Danny Van Assche soutient l'appel à un recours plus important au télétravail, qui permet de réduire la circulation du virus au sein des entreprises.

Une recommandation partagée par le Voka, l'autre organisation patronale flamande, qui appelle toutes les entreprises à observer strictement les mesures de sécurité et à organiser au maximum le télétravail. "Nous devons limiter nos contacts au maximum et éviter ainsi un deuxième confinement car celui-ci serait désastreux pour nos soins de santé, notre société, notre économie et nos emplois."

L'organisation constate par ailleurs que le télétravail est déjà la norme dans beaucoup d'entreprises: pour quatre travailleurs flamands du secteur privé sur 10, le télétravail est déjà une réalité. Le Voka attend également des autorités plus d'efforts pour sauver les entreprises et les emplois

Un nombre record d'admissions à l'hôpital

Un nombre record d'admissions à l'hôpital de patients atteints du coronavirus a été atteint avec 689 malades ces 24 dernières heures en Belgique. Le précédent record remonte au 28 mars lorsque 629 admissions avaient été recensées, a indiqué mardi soir le virologue Steven Van Gucht, sur la base du rapport quotidien établi par les différents hôpitaux du pays. Actuellement, 5.554 patients Covid sont à l'hôpital. Le pic du 7 avril dernier, lorsque 5.715 personnes étaient hospitalisées pour le coronavirus, n'est plus très loin. Il pourrait être franchi mercredi ou jeudi, prédit M. Van Gucht.

Jambon appelle avec insistance à limiter les contacts au maximum. "Le nombre de contaminations progresse de manière très inquiétante et les admissions hospitalières sont alarmantes", a justifié mardi soir le ministre-président Jan Jambon (N-VA). La Belgique se dispute en effet actuellement avec la République tchèque le plus haut taux de contaminations par le coronavirus en Europe. L'objectif de ces mesures, a expliqué M. Jambon, est de limiter les contacts physiques. "Nous ne vous demandons pas expressément de rester chez vous, mais bien de rencontrer le moins de monde possible".Le couvre-feu reste par contre inchangé et n'a pas été avancé et reste effectif à partir de minuit et jusqu'à six heures. Jambon pense que l'interdiction de se rassembler à plus de quatre suffit pour l'instant. Sauf les bibliothèques, tous les centres culturels seront également fermés (y compris les théâtres et les cinémas). Le sport en groupe est interdit à partir de 12 ans. Le sport professionnel est lui maintenu pour des raisons économiques.Les évènements divers n'auront pas lieu non plus, en dehors des marchés. Les marchés de Noël, ni les marchés aux puces ne restent ouverts. Le gouvernement flamand ferme également ses piscines, les centres de fitness ainsi que tous les bowlings établis sur ton territoire. Les plus de 12 ans ne sont plus autorisés qu'à faire du sport en extérieur, et en groupe limité seulement, a annoncé Jambon mardi soir à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire.Seuls deux personnes pourront également faire leur courses ensemble. Il reste aussi possible de faire ses courses avec ses enfants mineurs. Les funérailles et les mariages peuvent se poursuivre dans le respect des règles de distance, mais 40 personnes au maximum peuvent être présentes. Dans le secteur de la jeunesse, tous les activités impliquant des nuitées sont également désormais proscrites. Les modalités de visite dans les maisons de repos seront également resserrées. Les résidents ne pourront, par tranche de quinze jours, plus embrasser qu'un seul visiteur, et voir une deuxième personne, mais sans la toucher celle-là. Les contrôleurs actifs sur les réseaux de transport en commun flamands auront à présent la capacité d'infliger des sanctions administratives aux voyageurs qui ne porteront pas de masque. Dans l'enseignement obligatoire, le gouvernement avait déjà décidé, dans la foulée de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de prolonger le congé de Toussaint. L'enseignement supérieur passera lui au code rouge, avec une généralisation des cours à distance, à l'exception des étudiants de première année. Pour libérer des lits dans les hôpitaux submergés par de nouveaux patients Covid chaque jour, il a également décidé mardi de mobiliser des chambres dans les centres de revalidation et de convalescence.La pression exercée par les virologues, les gouverneurs et les bourgmestre était devenue grande et semble avoir porté ses fruits. Les mesures édictées mardi soir par le gouvernement flamand doivent entrer en vigueur à partir de vendredi 18h00. Les autorités régionales veulent ainsi laisser aux secteurs concernés le temps de se préparer, tout en s'assurant que les mesures prises puissent être coulées dans une réglementation claire. On ne sait pas très bien combien de temps elles dureront. L'exécutif flamand n'a fixé aucun terme pour ces mesures. Celles-ci feront l'objet d'une évaluation au jour le jour, a-t-il précisé. La ministre Crevits parle, elle, de trois semaines au JT de la VRT.Le gouvernement flamand a promis mardi que tous les professionnels affectés par ces mesures bénéficieront, à l'instar du secteur horeca soumis à une mesure de fermeture généralisée, d'un soutien financier de la Région. Les Flamands sont par ailleurs invités à télétravailler au maximum. "Cela doit être mis en pratique plus qu'aujourd'hui", a insisté la ministre flamande de l'Emploi et de l'Economie, Hilde Crevits (CD&V). Après l'annonce du gouvernement flamand, le Premier ministre Alexander De Croo a indiqué mardi soir vouloir inviter dès mercredi les différents ministres-présidents du pays pour "une consultation". "Nos citoyens et entreprises ont tout intérêt à ce que les règles soient claires et sans équivoque pour l'ensemble du pays", a-t-il commenté sur Twitter. La Flandre ne peut pas attendre vendredi pour qu'entrent en vigueur les nouvelles mesures, plus strictes, de lutte contre le coronavirus décidées mardi soir par le gouvernement régional, a réagi la bourgmestre d'Aarschot (Brabant flamand) et ex-présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten. Ces mesures doivent valoir dès mercredi 18h00 "de préférence partout en même temps". "Mais s'il le faut, nous le ferons tout seuls. Le virus progresse trop rapidement", a insisté la bourgmestre dans un message posté sur Twitter. Le timing ne convainc pas tout le monde, à droite comme à gauche. "Il est incompréhensible d'attendre jusqu'à vendredi", s'est étonnée la parlementaire flamande Freya Saeys (Open Vld). "Si la maison brûle, c'est maintenant qu'il faut éteindre les flammes." Un avis également partagé par la cheffe de groupe socialiste Hannelore Goeman. "Le virus croît de manière exponentielle: chaque jour d'hésitation double donc le problème", a-t-elle souligné."Le système de soins est mis durement sous pression. En tant que secteur culturel, nous ne pouvons que nous montrer solidaires et prendre nos responsabilités car c'est ensemble que nous devons renverser la tendance". Alors que les salles de spectacles et les centres culturels pouvaient jusqu'ici encore accueillir un nombre limité de spectateurs, ils devront donc fermer à partir de vendredi 18h00, a décidé mardi soir le gouvernement flamand. Une décision que le monde culturel flamand dit comprendre. "Les chiffres (de l'épidémie de coronavirus, NDLR) sont affolants, c'est un fait. Le virus doit être maîtrisé", estime la cellule de crise du secteur culturel flamand, qui réunit des personnes, organisations et institutions de la culture et de l'événementiel flamands subsidiés.Celle-ci espère rencontrer décideurs politiques et virologues dans les jours à venir pour aborder l'avenir du secteur. "La culture restera dépendante de cette crise encore longtemps" et il faut donc "une politique de crise complète et ciblée pour ce vaste domaine qu'est la culture, un acteur économique majeur", pointe la cellule. "Nous allons également réunir les acteurs du secteur pour réfléchir à la manière dont la culture peut continuer à jouer un rôle dans ces circonstances difficiles." "Il est positif que la majeure partie de l'économie puisse continuer à tourner", s'est réjoui Danny Van Assche, l'adminsitrateur-délégué de l'organisation patronale flamande Unizo après l'annonce mardi soir de nouvelles mesures au nord du pays. L'homme espère toutefois que les entreprises qui devront fermer à partir de vendredi sur décision du gouvernement flamand bénéficieront également d'un soutien du fédéral.Les nouvelles mesures prises par le gouvernement flamand ne constituent pas une surprise pour Danny Van Assche. "Nous en reconnaissons la nécessité. Nous devons maîtriser les chiffres (de l'épidémie de coronavirus, NDLR) aussi vite que possible", explique-t-il. "Les mesures sont dans la lignée de celles prises à Bruxelles, en Wallonie et dans les pays qui nous entourent." L'administrateur-délégué d'Unizo espère que les entreprises touchées bénéficieront également d'un soutient du fédéral à côté de celui accordé par la Région flamande. Unizo salue également la décision de maintenir la possibilité pour les gens de continuer à faire leurs courses à deux, de même que d'avoir maintenu les marchés en plein air. Enfin, Danny Van Assche soutient l'appel à un recours plus important au télétravail, qui permet de réduire la circulation du virus au sein des entreprises. Une recommandation partagée par le Voka, l'autre organisation patronale flamande, qui appelle toutes les entreprises à observer strictement les mesures de sécurité et à organiser au maximum le télétravail. "Nous devons limiter nos contacts au maximum et éviter ainsi un deuxième confinement car celui-ci serait désastreux pour nos soins de santé, notre société, notre économie et nos emplois." L'organisation constate par ailleurs que le télétravail est déjà la norme dans beaucoup d'entreprises: pour quatre travailleurs flamands du secteur privé sur 10, le télétravail est déjà une réalité. Le Voka attend également des autorités plus d'efforts pour sauver les entreprises et les emploisUn nombre record d'admissions à l'hôpital de patients atteints du coronavirus a été atteint avec 689 malades ces 24 dernières heures en Belgique. Le précédent record remonte au 28 mars lorsque 629 admissions avaient été recensées, a indiqué mardi soir le virologue Steven Van Gucht, sur la base du rapport quotidien établi par les différents hôpitaux du pays. Actuellement, 5.554 patients Covid sont à l'hôpital. Le pic du 7 avril dernier, lorsque 5.715 personnes étaient hospitalisées pour le coronavirus, n'est plus très loin. Il pourrait être franchi mercredi ou jeudi, prédit M. Van Gucht.