On avait espéré qu'enfin la loi sur l'avortement passe la rampe du Parlement. Qu'enfin, les femmes belges puissent disposer de leur corps en âme et conscience. Qu'enfin, elles ne doivent plus recourir à un tour de passe-passe si elles décident d'une IVG après 12 semaines. Qu'enfin, les inégalités entre les femmes les plus averties, entourées et les autres soient aplanies. Qu'enfin, le personnel médical qui assiste ces femmes dans le désarroi ne soit plus passible de poursuites pénales.

Mais non. Quatre partis (CDH, CD&V, N-VA et Vlaams Belang) en ont décidé autrement. Pas parce qu'un débat éthique autour de la question s'imposait encore. Cette proposition de loi est sur la table du Parlement depuis 2016 déjà. En quatre ans, chacun a raisonnablement eu le temps de se forger une opinion sur ce débat qui touche l'intime.

Non, ces partis ont décidé de se tourner vers le Conseil d'Etat. Pour la 3e fois. C'est donc bien le marchandage politique qui a emporté le morceau, en prenant nos institutions en otage. Si on n'en attendait pas moins du Belang, cette manoeuvre des trois autres partis laisse un goût amer dans la bouche.

Car personne ne sort grandi de cet épisode.

Malgré le grand troc de jeudi, les négociations politiques pour former un gouvernement sont plus que jamais en mode pause.

La confiance de la population dans nos institutions en a pris un sacré coup.

Les femmes restent reléguées à un statut inférieur, celui d'êtres incapables de prendre pour elles-mêmes les bonnes décisions.

Tout cela est indigne du droit des femmes et indigne de notre démocratie.

On avait espéré qu'enfin la loi sur l'avortement passe la rampe du Parlement. Qu'enfin, les femmes belges puissent disposer de leur corps en âme et conscience. Qu'enfin, elles ne doivent plus recourir à un tour de passe-passe si elles décident d'une IVG après 12 semaines. Qu'enfin, les inégalités entre les femmes les plus averties, entourées et les autres soient aplanies. Qu'enfin, le personnel médical qui assiste ces femmes dans le désarroi ne soit plus passible de poursuites pénales.Mais non. Quatre partis (CDH, CD&V, N-VA et Vlaams Belang) en ont décidé autrement. Pas parce qu'un débat éthique autour de la question s'imposait encore. Cette proposition de loi est sur la table du Parlement depuis 2016 déjà. En quatre ans, chacun a raisonnablement eu le temps de se forger une opinion sur ce débat qui touche l'intime.Non, ces partis ont décidé de se tourner vers le Conseil d'Etat. Pour la 3e fois. C'est donc bien le marchandage politique qui a emporté le morceau, en prenant nos institutions en otage. Si on n'en attendait pas moins du Belang, cette manoeuvre des trois autres partis laisse un goût amer dans la bouche. Car personne ne sort grandi de cet épisode. Malgré le grand troc de jeudi, les négociations politiques pour former un gouvernement sont plus que jamais en mode pause. La confiance de la population dans nos institutions en a pris un sacré coup. Les femmes restent reléguées à un statut inférieur, celui d'êtres incapables de prendre pour elles-mêmes les bonnes décisions. Tout cela est indigne du droit des femmes et indigne de notre démocratie.