Le conflit israélo-palestinien connaît une nouvelle poussée de fièvres, après les affrontements des derniers jours entre Israëll et le Hamas. Les réactions de la communauté internationale sont au coeur du débat, en Belgique aussi. Sophie Wilmès, ministre des Affaires étrangères, était interpellée ce mercredi après-midi à la Chambre.
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Le conflit israélo-palestinien connaît une nouvelle poussée de fièvres, après les affrontements des derniers jours entre Israëll et le Hamas. Les réactions de la communauté internationale sont au coeur du débat, en Belgique aussi. Sophie Wilmès, ministre des Affaires étrangères, était interpellée ce mercredi après-midi à la Chambre.Le PTB met d'emblée la pression: "Madame la ministre, combien de temps encore va-t-on laisser Israël impuni?, demande Nabil Boukili, député PTB. Combien de temps va-t-on autoriser cette politique de colonisation?" Le représentant de l'extrême gauche demande: "Comment réagiriez-vous si l'on vous chassait de chez vous? C'est un Etat oppresseur, qui fait face à la résistance palestinienne, sous le silence de l'Europe et de la Belgique."Vicky Reynaert (Vooruit) s'inquiète des risques d'une guerre plus généralisée et dénonce également les expulsions: "Ceci n'est pas un conflit entre égaux. Madame la ministre, vous avez appelé à un cessez-le-feu et nous vous soutenons. Mais il faut aussi mettre fin à cette inégalité fondamentale. Concrètement, quelles actions enteprendra le gouvernement?"Malik Ben Achour (PS), dénonce fermement la politique israélienne: "Cela fait des mois que cela dure." "Années après années, au mépris du droit international, le peuple palestinien s'est fait dépouillé de sa terre", clame-t-il. Et les condamnations des Européens sont vaines: "Face à la radicalisation israélienne, les mots ne servent plus à rien. "C'est maintenant qu'il faut prendre des sanctions pour arrêter ce train fou qu'est devenu le gouvernement israélien. Aurez-vous cette audace?". Il appelle aussi à la reconnaissance à part entière de l'Etat palestinienEls Van Hoof (CD&V) appuie ses collègues en fustigeant la "politique d'occupation" israélienne. Elle demande: "Quel rôle de pionnier jouera la Belgique? Il faudrait relancer des pourparlers de paix.""Encore, et encore encore, nous constatons une recrudescence de la violence, souligne Kattrin Jadin (MR). Elle insiste pour que Jérusalem ne soit pas "prise en otage": "le statu quo doit être préservé". "Nous sommes aussi inquiets de constater le vide du pouvoir en Palestine, mais aussi en Israël." Question: "Comment comptons-nous réagir de façon efficace?"Maggie De Block (Open VLD) s'inquiète encore de ces violences et lance un appel pour que toutes les parties se retrouvent autour de la table.Quant à Guillaume Defossé (Ecolo/Groen), il dénonce "tous ceux qui font usage de cete violence", mais s'indigne la politique d'oppression du gouvernement israélien. "Il est temps d'avoir des paroles fortes, mais aussi de mettre des contre-mesures, souligne l'écologiste. Des sanctions peuvent faire pression. Il est temps d'accélérer ce travail."Sophie Wilmès (MR), ministre des Affaires étrangères, se dit "très inquiète, comme vous l'êtes" de cette "nouvelle spirale violente et dangereuse". "La Belgique invite toutes les partis à faire preuve de retenue", débute-t-elle.La Belgique n'a de cesse d'appeler les activités de colonisation, les destructions et les expulsions, insiste-t-elle. Notre pays a appelé au respect du statu quo au sein des lieux saints. La ministre des Affaires étrangères dénonce à la fois les attaques du Hamas et les rispostes d'Israël. "Peu importe le camp dans lequel ils se trouvent, la mort d'innocents est toujours une tragédie." La Belgique appelle à un cessez-le-feu immédiat.La violence ne peut être vue sans évoquer l'impasse dans les pourparlers de paix, indique encore la ministre des Affaires étragères, qui espère une initiative des Nations unies pour relancer la voie diplomatique. L'ambassadeur israélien à Bruxelles a été reçu et si un dialogue téléphonique a été reporté avec son homologue, elle espère que cela pourra avoir lieu rapidement.Des sanctions immédiates, comme le demandent notamment certains partenaires de sa coalition? "Le moment est à l'apaisement, pas à l'escalade. Nous devons garder notre sang-froid et notre capacité de parler aux acteurs de ce conflit d'une grande complexité."