John, dentiste, habite Cornesse (Pepinster) et travaille à Ensival

John travaille à Ensival et s'est rendu au boulot de manière traditionnelle malgré les annonces d'intempéries. "On a quand même travaillé jusqu'à 11 heures et puis à voir le nombre de photos alertant que la Vesdre était en train de monter et on s'est arrêté. À l'arrière de notre cabinet, c'est la Vesdre. Un collègue a barricadé les fenêtres. Et puis, on a vu que ça allait dégénérer. On a démonté un maximum de matériel et on les a mis en hauteur. On a tout débranché et on a annulé nos rendez-vous avec les patients".

En face du cabinet de dentisterie à Ensival, DR
En face du cabinet de dentisterie à Ensival © DR

Vers 12h-13, l'électricité a été interrompue puis est revenue d'après le dentiste. "À 16h, nous avons eu une grosse coupure d'électricité. Elle n'est jamais revenue, cette fois. C'est à ce moment-là que les policiers nous ont demandé de quitter les lieux car la place d'Ensival commençait à être inondée et que les vannes du barrage de la Gileppe allaient s'ouvrir". John est finalement rentré sans encombre car il est rentré par les hauteurs. La Vallée reliant Verviers à Chénée était déjà impraticable.

Nous étions en panique parce qu'on nous a fait attendre. Nous ne savions pas quand il allait ouvrir les vannes de la Gileppe

Il est difficile encore d'imaginer le bilan mais "ce matin, nous avons vu plus au moins deux mètres d'eau sur les photos partagées. Ça commence donc à se remplir aux premiers étages du bâtiment." Le dentiste soutient toutefois que "les grosses installations sont au deuxième et au troisième étage". Et d'ajouter : "on ne sait pas si le niveau de l'eau continue d'augmenter ou si ça stagne".

Malgré qu'il habite à Pepinster, John et sa compagne restent moins touchés que d'autres : " On n'a plus d'électricité depuis six heures du matin et on ne sait pas trop pourquoi. Nous n'avons pas de dégât chez nous. "

Raphaël est ingénieur dans une entreprise située à Pepinster et il habite à Liège

Raphaël a commencé la journée de mercredi comme tous les autres jours : " tous les matins, je prends mon vélo jusqu'à la gare pour aller prendre le train quelle que soit la saison. Je savais que des intempéries étaient prévues mais le Ravel était accessible donc j'ai poursuivi mon chemin ".

Ça été un concours de vitesse pour mes collègues qui ont essayé de sauver un maximum mais ils devaient partir rapidement pour pouvoir reprendre leur voiture

Arrivé à la Gare des Guillemins, c'est l'hécatombe. L'écran affiche des lignes rouges sur l'ensemble du tableau d'affichage. Très vite, Raphaël remarque qu'il y a des bus qui sont mis en place pour faire la navette. Il hésite avant de prendre le bus car il se questionne sur le ou les dégâts qu'il peut y avoir également sur la route. Il décide finalement de rentrer chez lui : "j'ai appelé mes supérieurs qui m'ont dit de rentrer. Eux, allaient voir sur place pour constater les dégâts et voir s'il était possible ou non de travailler". Hécatombe également du côté du personnel sur place. De l'eau commence à jaillir des sterputs et puis des égouts. La Hogne, rivière proche de l'entreprise, sort de son lit. "Ça été un concours de vitesse pour mes collègues qui ont essayé de sauver un maximum mais ils devaient partir rapidement car l'eau montait très vite et ils n'allaient pas pouvoir reprendre leur voiture". Aujourd'hui, un mouvement d'angoisse habite les nombreux employés qui se demandent si le site de l'entreprise va toujours pouvoir exister en fonction de dégâts.

La gare des Guillemins, mercredi 14 juillet, DR
La gare des Guillemins, mercredi 14 juillet © DR

Jean-Claude est consultant et habite sur les quais face à la Meuse, près du parc de la Boverie

Jean-Claude n'est pas vraiment inquiet pour lui : "je ne m'inquiète pas pour moi mais plutôt pour mes amis qui sont dans une certaine détresse. Au début, je n'avais pas vraiment compris que les inondations allaient venir dans le centre de Liège." C'est finalement son frère qui l'avertit que la Meuse commencait à monter et qu'il ferait mieux de garer sa voiture ailleurs. "L'eau commençait à monter sur les quais. C'est arrivé très vite au parc de la Boverie et puis ici (ndlr, devant chez lui) à la passerelle La Belle Liégeoise".

Je n'avais pas vraiment compris que les inondations allaient venir dans le centre de Liège"

Il poursuit : "l'annonce du pic l'après-midi ou fin de l'après-midi nous a fait peur. Car je voyais monter la Meuse très rapidement. On avait peur que l'eau entre dans l'immeuble." Mais, il précise que cela fait une ou deux heures que ça stagne : "j'habite au troisième étage et je n'ai rien dans ma cave donc je ne m'inquiète pas vraiment. Je m'inquiète plus pour ceux que je connais dont les maisons sont détruites. Mais ici, si ça reste comme ça et qu'il ne pleut plus, je ne pense pas que ça arrivera pas jusqu'à mon immeuble". Et pourtant, les autorités locales viennent d'annoncer que le niveau de la Meuse allait monter jusqu'à un mètre et demi ce jeudi après-midi.

Les berges de Meuse complètement inondées devant le Parc de la Boverie à proximité de la passerelle La Belle Liégeoise, Belga Image
Les berges de Meuse complètement inondées devant le Parc de la Boverie à proximité de la passerelle La Belle Liégeoise © Belga Image
John, dentiste, habite Cornesse (Pepinster) et travaille à EnsivalJohn travaille à Ensival et s'est rendu au boulot de manière traditionnelle malgré les annonces d'intempéries. "On a quand même travaillé jusqu'à 11 heures et puis à voir le nombre de photos alertant que la Vesdre était en train de monter et on s'est arrêté. À l'arrière de notre cabinet, c'est la Vesdre. Un collègue a barricadé les fenêtres. Et puis, on a vu que ça allait dégénérer. On a démonté un maximum de matériel et on les a mis en hauteur. On a tout débranché et on a annulé nos rendez-vous avec les patients".Vers 12h-13, l'électricité a été interrompue puis est revenue d'après le dentiste. "À 16h, nous avons eu une grosse coupure d'électricité. Elle n'est jamais revenue, cette fois. C'est à ce moment-là que les policiers nous ont demandé de quitter les lieux car la place d'Ensival commençait à être inondée et que les vannes du barrage de la Gileppe allaient s'ouvrir". John est finalement rentré sans encombre car il est rentré par les hauteurs. La Vallée reliant Verviers à Chénée était déjà impraticable.Il est difficile encore d'imaginer le bilan mais "ce matin, nous avons vu plus au moins deux mètres d'eau sur les photos partagées. Ça commence donc à se remplir aux premiers étages du bâtiment." Le dentiste soutient toutefois que "les grosses installations sont au deuxième et au troisième étage". Et d'ajouter : "on ne sait pas si le niveau de l'eau continue d'augmenter ou si ça stagne". Malgré qu'il habite à Pepinster, John et sa compagne restent moins touchés que d'autres : " On n'a plus d'électricité depuis six heures du matin et on ne sait pas trop pourquoi. Nous n'avons pas de dégât chez nous. "Raphaël est ingénieur dans une entreprise située à Pepinster et il habite à LiègeRaphaël a commencé la journée de mercredi comme tous les autres jours : " tous les matins, je prends mon vélo jusqu'à la gare pour aller prendre le train quelle que soit la saison. Je savais que des intempéries étaient prévues mais le Ravel était accessible donc j'ai poursuivi mon chemin ". Arrivé à la Gare des Guillemins, c'est l'hécatombe. L'écran affiche des lignes rouges sur l'ensemble du tableau d'affichage. Très vite, Raphaël remarque qu'il y a des bus qui sont mis en place pour faire la navette. Il hésite avant de prendre le bus car il se questionne sur le ou les dégâts qu'il peut y avoir également sur la route. Il décide finalement de rentrer chez lui : "j'ai appelé mes supérieurs qui m'ont dit de rentrer. Eux, allaient voir sur place pour constater les dégâts et voir s'il était possible ou non de travailler". Hécatombe également du côté du personnel sur place. De l'eau commence à jaillir des sterputs et puis des égouts. La Hogne, rivière proche de l'entreprise, sort de son lit. "Ça été un concours de vitesse pour mes collègues qui ont essayé de sauver un maximum mais ils devaient partir rapidement car l'eau montait très vite et ils n'allaient pas pouvoir reprendre leur voiture". Aujourd'hui, un mouvement d'angoisse habite les nombreux employés qui se demandent si le site de l'entreprise va toujours pouvoir exister en fonction de dégâts. Jean-Claude est consultant et habite sur les quais face à la Meuse, près du parc de la BoverieJean-Claude n'est pas vraiment inquiet pour lui : "je ne m'inquiète pas pour moi mais plutôt pour mes amis qui sont dans une certaine détresse. Au début, je n'avais pas vraiment compris que les inondations allaient venir dans le centre de Liège." C'est finalement son frère qui l'avertit que la Meuse commencait à monter et qu'il ferait mieux de garer sa voiture ailleurs. "L'eau commençait à monter sur les quais. C'est arrivé très vite au parc de la Boverie et puis ici (ndlr, devant chez lui) à la passerelle La Belle Liégeoise". Il poursuit : "l'annonce du pic l'après-midi ou fin de l'après-midi nous a fait peur. Car je voyais monter la Meuse très rapidement. On avait peur que l'eau entre dans l'immeuble." Mais, il précise que cela fait une ou deux heures que ça stagne : "j'habite au troisième étage et je n'ai rien dans ma cave donc je ne m'inquiète pas vraiment. Je m'inquiète plus pour ceux que je connais dont les maisons sont détruites. Mais ici, si ça reste comme ça et qu'il ne pleut plus, je ne pense pas que ça arrivera pas jusqu'à mon immeuble". Et pourtant, les autorités locales viennent d'annoncer que le niveau de la Meuse allait monter jusqu'à un mètre et demi ce jeudi après-midi.