Le gouvernement wallon a monté mardi, en urgence, un premier plan à 2 milliards d'euros pour la reconstruction de la Wallonie sinistrée par les inondations meurtrières de la semaine dernière, a annoncé le ministre-président Elio Di Rupo.

Sur ces deux milliards, 800 millions proviennent du plan de relance wallon, dont certains projets devront dès lors être abandonnés.

Deux cents millions proviendront de la trésorerie et seront injectés dans le fonds des calamités.

Le milliard restant sera trouvé sur les marchés financiers via un emprunt "classique".

Pour venir en aide directement aux habitants sinistrés, les bourgmestres seront mobilisés pour délivrer des avances de 2.500 euros sur assurances ainsi que pour les personnes non assurées.

Un plan logement permettra aux sociétés locales de logements sociaux de recevoir 25 millions d'euros, tandis que 50 millions d'euros seront destinés aux fins de logement d'urgence ou de relogement via les pouvoirs locaux (CPAS, communes).

Les indépendants et petites entreprises pourront solliciter des avances de 50.000 euros via l'un des bras financiers de la Wallonie, la Sowalfin. Les plus grandes entreprises pourront demander des avances jusqu'à 75% des dégâts estimés auprès d'un autre bras financier wallon, la Sogepa. Pour tous ces entrepreneurs, un numéro de téléphone est mis à disposition (le 1890).

Les communes se voient libérer un montant de 5 millions d'euros immédiatement disponible via les gouverneurs, tandis que des avances seront accordées via le CRAC (Centre régional d'aide aux communes) pour les travaux urgents de stabilité et de sécurité.

Du personnel sera aussi envoyé dans les communes pour trois mois afin de les aider dans la gestion de la crise.

Concernant les innombrables déchets charriés par les inondations, un terrain a déjà été identifié sur l'A601 pour le stockage provisoire avant traitement, en collaboration avec les intercommunales, les communes et le ministère. "Nous cherchons d'autres lieux encore", a indiqué M. Di Rupo.

Tout est mis en oeuvre également pour enlever les objets et arbres toujours pris dans les cours d'eau, a-t-il ajouté.

Ce plan sera insuffisant, a déjà prévenu le chef du gouvernement wallon. "Soyons honnêtes, nous aurons collectivement, pour aider nos concitoyens, entreprises et communes, besoin de montants colossaux non encore estimables. C'est la raison pour laquelle nous mettrons en oeuvre un Fonds de solidarité, dont les modalités doivent encore être définies".

"Ce cataclysme pourrait se reproduire ailleurs, il faut donc repenser l'avenir en fonction de ces enjeux liés à l'urgence climatique", a-t-il exhorté.

Le gouvernement wallon a monté mardi, en urgence, un premier plan à 2 milliards d'euros pour la reconstruction de la Wallonie sinistrée par les inondations meurtrières de la semaine dernière, a annoncé le ministre-président Elio Di Rupo.Sur ces deux milliards, 800 millions proviennent du plan de relance wallon, dont certains projets devront dès lors être abandonnés. Deux cents millions proviendront de la trésorerie et seront injectés dans le fonds des calamités. Le milliard restant sera trouvé sur les marchés financiers via un emprunt "classique".Pour venir en aide directement aux habitants sinistrés, les bourgmestres seront mobilisés pour délivrer des avances de 2.500 euros sur assurances ainsi que pour les personnes non assurées. Un plan logement permettra aux sociétés locales de logements sociaux de recevoir 25 millions d'euros, tandis que 50 millions d'euros seront destinés aux fins de logement d'urgence ou de relogement via les pouvoirs locaux (CPAS, communes). Les indépendants et petites entreprises pourront solliciter des avances de 50.000 euros via l'un des bras financiers de la Wallonie, la Sowalfin. Les plus grandes entreprises pourront demander des avances jusqu'à 75% des dégâts estimés auprès d'un autre bras financier wallon, la Sogepa. Pour tous ces entrepreneurs, un numéro de téléphone est mis à disposition (le 1890). Les communes se voient libérer un montant de 5 millions d'euros immédiatement disponible via les gouverneurs, tandis que des avances seront accordées via le CRAC (Centre régional d'aide aux communes) pour les travaux urgents de stabilité et de sécurité. Du personnel sera aussi envoyé dans les communes pour trois mois afin de les aider dans la gestion de la crise. Concernant les innombrables déchets charriés par les inondations, un terrain a déjà été identifié sur l'A601 pour le stockage provisoire avant traitement, en collaboration avec les intercommunales, les communes et le ministère. "Nous cherchons d'autres lieux encore", a indiqué M. Di Rupo. Tout est mis en oeuvre également pour enlever les objets et arbres toujours pris dans les cours d'eau, a-t-il ajouté.Ce plan sera insuffisant, a déjà prévenu le chef du gouvernement wallon. "Soyons honnêtes, nous aurons collectivement, pour aider nos concitoyens, entreprises et communes, besoin de montants colossaux non encore estimables. C'est la raison pour laquelle nous mettrons en oeuvre un Fonds de solidarité, dont les modalités doivent encore être définies". "Ce cataclysme pourrait se reproduire ailleurs, il faut donc repenser l'avenir en fonction de ces enjeux liés à l'urgence climatique", a-t-il exhorté.