"Cette opération nous permet au moins de gagner l'équivalent du spread - la différence - OLO (obligations linéaires) entre le fédéral et la Région wallonne, ce qui s'élève à environ 0,3-0,4%. Sur 15 ans, l'équivalent en charges d'intérêts pour la Wallonie est compris entre 54 et 72 millions d'euros", a d'abord détaillé le ministre au cours d'un débat organisé sur le sujet en commission du parlement régional.

"Il y a une différence importante entre la main tendue fraternelle du fédéral et celle, non pas de la Flandre, mais de la N-VA qui ne reposait sur aucune proposition formelle" et qui entendait surtout lier le prêt flamand à des réformes institutionnelles, a poursuivi Jean-Luc Crucke sans pour autant convaincre l'opposition régionale, cdH en tête.

"Vous espériez un don de 600 millions d'euros et finalement, vous n'avez pas réussi à obtenir le moindre euro qu'il ne faudra rembourser", a ainsi pointé le député humaniste André Antoine. "Où est passée la solidarité nationale? Le fédéral, c'est en réalité une rente de situation qu'il s'est accordée. Les inondations et la reconstruction vont lui rapporter de l'argent grâce à la TVA: 6% de 3 milliards, ça fait 50 millions d'euros. Le fédéral peut se frotter les mains: il va gagner beaucoup plus que l'aumône qu'il a accordée à la Wallonie", a-t-il ajouté.

Dans la majorité, le ton est aussi doux-amer. "Il aurait été bienvenu de se dire qu'il y a une note qu'on partage; une attitude commandée par les circonstances", a notamment dit Stéphane Hazée (Ecolo). "On connaît les pesanteurs institutionnelles, les rapports de force communautaires, le péril nationaliste. Le gouvernement wallon a fait le maximum. Mais tout en considérant le travail qui a été fait et la valeur de ce qui a été proposé, je garde au fond de moi ce sentiment à l'égard de notre système fédéral et je me dis: triste pays!", a-t-il poursuivi.

"J'aurais évidemment préféré une subvention - impossible en raison de la loi de financement, ndlr - qu'un prêt. Mais à toute chose, malheur est bon. Ce prêt met la Wallonie face à ses responsabilités. Dans les choix qu'elle doit faire, en termes de solidarité et de redressement", leur a répondu Jean-Luc Crucke.

Ce dernier est enfin revenu brièvement sur le conclave budgétaire 2022, toujours en cours au sud du pays et dont l'atterrissage est prévu cette semaine. "Nous avons été exemplaires en matière de solidarité face aux événements qui nous ont touchés. Nous devons avoir, entre nous, la même solidarité pour maîtriser et gérer la trajectoire de la dette", a conclu le ministre.

"Cette opération nous permet au moins de gagner l'équivalent du spread - la différence - OLO (obligations linéaires) entre le fédéral et la Région wallonne, ce qui s'élève à environ 0,3-0,4%. Sur 15 ans, l'équivalent en charges d'intérêts pour la Wallonie est compris entre 54 et 72 millions d'euros", a d'abord détaillé le ministre au cours d'un débat organisé sur le sujet en commission du parlement régional. "Il y a une différence importante entre la main tendue fraternelle du fédéral et celle, non pas de la Flandre, mais de la N-VA qui ne reposait sur aucune proposition formelle" et qui entendait surtout lier le prêt flamand à des réformes institutionnelles, a poursuivi Jean-Luc Crucke sans pour autant convaincre l'opposition régionale, cdH en tête. "Vous espériez un don de 600 millions d'euros et finalement, vous n'avez pas réussi à obtenir le moindre euro qu'il ne faudra rembourser", a ainsi pointé le député humaniste André Antoine. "Où est passée la solidarité nationale? Le fédéral, c'est en réalité une rente de situation qu'il s'est accordée. Les inondations et la reconstruction vont lui rapporter de l'argent grâce à la TVA: 6% de 3 milliards, ça fait 50 millions d'euros. Le fédéral peut se frotter les mains: il va gagner beaucoup plus que l'aumône qu'il a accordée à la Wallonie", a-t-il ajouté. Dans la majorité, le ton est aussi doux-amer. "Il aurait été bienvenu de se dire qu'il y a une note qu'on partage; une attitude commandée par les circonstances", a notamment dit Stéphane Hazée (Ecolo). "On connaît les pesanteurs institutionnelles, les rapports de force communautaires, le péril nationaliste. Le gouvernement wallon a fait le maximum. Mais tout en considérant le travail qui a été fait et la valeur de ce qui a été proposé, je garde au fond de moi ce sentiment à l'égard de notre système fédéral et je me dis: triste pays!", a-t-il poursuivi. "J'aurais évidemment préféré une subvention - impossible en raison de la loi de financement, ndlr - qu'un prêt. Mais à toute chose, malheur est bon. Ce prêt met la Wallonie face à ses responsabilités. Dans les choix qu'elle doit faire, en termes de solidarité et de redressement", leur a répondu Jean-Luc Crucke. Ce dernier est enfin revenu brièvement sur le conclave budgétaire 2022, toujours en cours au sud du pays et dont l'atterrissage est prévu cette semaine. "Nous avons été exemplaires en matière de solidarité face aux événements qui nous ont touchés. Nous devons avoir, entre nous, la même solidarité pour maîtriser et gérer la trajectoire de la dette", a conclu le ministre.