Lors de son discours de rentrée, Jan Jambon a annoncé que le gouvernement flamand souhaitait proposer à la Wallonie un prêt ou une garantie pour la reconstruction des zones sinistrées par les inondations de la mi-juillet. Son président de parti, Bart De Wever, avait déjà affirmé que la Région flamand serait solidaire de la Wallonie, mais avait également évoqué la nécessité pour le sud du pays de se réformer.

"Des trombes d'eau, en Flandre, mais surtout chez nos amis wallons, ont conduit à des drames humains sans précédent. Des milliers de personnes ont été touchées par ces conditions météorologiques extrêmes. Je formule ici et maintenant la proposition de rencontrer, dans les prochains jours, le gouvernement wallon pour examiner comment nous pourrions aider la Wallonie, via un prêt ou une caution", a déclaré le nationaliste flamand.

Le PS a demandé, de son côté, une intervention au gouvernement De Croo au nom de la "loyauté fédérale. Elio Di Rupo, ministre-président wallon, a remercié poliment suite à cette proposition, mais en sachant qu'il ne s'agit pas de la réponse de ce niveau de pouvoir qu'il attendait.

"Face à un évènement tel que celui que nous avons connu en juillet dernier, la solidarité doit être de mise", a souligné M. Di Rupo (PS), par la voix de son porte-parole. Il rappelle la solidarité qui s'est d'emblée matérialisée sur le terrain: "de nombreux bénévoles flamands se sont rendus et se rendent encore sur le terrain depuis juillet pour aider les sinistrés". Le gouvernement wallon discutera avec le gouvernement flamand et son ministre-président, Jan Jambon (N-VA), pour examiner la proposition que ce dernier a formulée lundi devant le parlement flamand. "Mais la Wallonie attend surtout une réponse du gouvernement fédéral", insiste M. Di Rupo.

"La solidarité nationale doit conduire le gouvernement fédéral à contribuer aux importantes dépenses que devra consentir le gouvernement wallon pour assister les sinistrés."

La semaine dernière, la proposition du secrétaire d'État Thomas Dermine (PS) de faire intervenir le Fédéral à hauteur de 600 millions d'euros pour la reconstruction des zones sinistrées du pays - essentiellement en Wallonie - avait été balayée par la N-VA (opposition). Le député fédéral Sander Loones avait affirmé que toute solidarité financière de la Flandre serait conditionnée à des "réformes fondamentales" que son parti veut voir mises en oeuvre en Wallonie, n'hésitant pas à comparer le sud du pays à la Grèce qui, dans les années 2010, avait obtenu d'importants crédits de la troïka (UE, BCE, FMI) à de sévères conditions, à la suite de la crise financière.

Le gouvernement flamand plaide pour un retour progressif à la discipline budgétaire, après la crise du coronavirus. Celle-ci "nous a pas mis les genoux à terre", a souligne le ministre-président Jan Jambon (N-VA), lors de la "déclaration de septembre" de son gouvernement - les nationalistes sont en coalition au niveau régional avec le CD&V et l'Open VLD.

Le gouvernement flamand, a-t-il précisé,veut revenir à l'équilibre budgétaire à l'horizon 2027. "Cela va bien pour la Flandre", a souligné Jan Jambon, en évoquant un budget "sur les rails" - en contratse avec la situation difficile en Fédération Wallonie-Bruxelles, dont c'est le 50e anniversaire ce lundi, sur fond d'incertitude quant à l'avenir.

"Championne de la période post-Covid"

L'économie, se félicite le ministre-président, tourne bien avec une croissance de 5,7% du PIB en fin 2021, contre une chute de 6,1% l'an passé. "Notre marché du travail se réveille plus vite qu'attendu", appuie-t-il. Les entreprises ont désormais davantage d'offres qu'avant le Covid.

Jan Jambon félicite par ailleurs les Flamands pour le haut taux de vaccination de la Région - un "tout de force" - et annonce une "fête de remerciement" en novembre au Sportpaleis d'Anvers.

Selon lui, la Flandre doit devenir "la championne de la période post-Covid" et mettre son niveau d'ambition le plus haut possible. Le ministre-président appuie un plan de relance de 4,3 milliards d'euros et de premières réalisations, notamment les 35 000 stations de recherche électriques annoncées pour 2025 qui donneront un boost à la mobilité.

Le gouvernement flamand va octroyer un "job bonus" aux personnes aux faibles revenus", le but étant d'élargir l'écart avec les allocations sociales. Son ministre-président annonce aussi une diminution des droits d'enregistrement pour une nouvelle habitation de 6% à 3% - un stimulant pour les jeunes, insiste-t-il. Après avoir évoqué les efforts à mettre en oeuvre pour le climat, Jan Jambon prolonge avec un investissement de 600 millions dans les soins de santé et 1,6 milliard dans le secteur du handicap.

Lors de son discours de rentrée, Jan Jambon a annoncé que le gouvernement flamand souhaitait proposer à la Wallonie un prêt ou une garantie pour la reconstruction des zones sinistrées par les inondations de la mi-juillet. Son président de parti, Bart De Wever, avait déjà affirmé que la Région flamand serait solidaire de la Wallonie, mais avait également évoqué la nécessité pour le sud du pays de se réformer."Des trombes d'eau, en Flandre, mais surtout chez nos amis wallons, ont conduit à des drames humains sans précédent. Des milliers de personnes ont été touchées par ces conditions météorologiques extrêmes. Je formule ici et maintenant la proposition de rencontrer, dans les prochains jours, le gouvernement wallon pour examiner comment nous pourrions aider la Wallonie, via un prêt ou une caution", a déclaré le nationaliste flamand.Le PS a demandé, de son côté, une intervention au gouvernement De Croo au nom de la "loyauté fédérale. Elio Di Rupo, ministre-président wallon, a remercié poliment suite à cette proposition, mais en sachant qu'il ne s'agit pas de la réponse de ce niveau de pouvoir qu'il attendait."Face à un évènement tel que celui que nous avons connu en juillet dernier, la solidarité doit être de mise", a souligné M. Di Rupo (PS), par la voix de son porte-parole. Il rappelle la solidarité qui s'est d'emblée matérialisée sur le terrain: "de nombreux bénévoles flamands se sont rendus et se rendent encore sur le terrain depuis juillet pour aider les sinistrés". Le gouvernement wallon discutera avec le gouvernement flamand et son ministre-président, Jan Jambon (N-VA), pour examiner la proposition que ce dernier a formulée lundi devant le parlement flamand. "Mais la Wallonie attend surtout une réponse du gouvernement fédéral", insiste M. Di Rupo. "La solidarité nationale doit conduire le gouvernement fédéral à contribuer aux importantes dépenses que devra consentir le gouvernement wallon pour assister les sinistrés." La semaine dernière, la proposition du secrétaire d'État Thomas Dermine (PS) de faire intervenir le Fédéral à hauteur de 600 millions d'euros pour la reconstruction des zones sinistrées du pays - essentiellement en Wallonie - avait été balayée par la N-VA (opposition). Le député fédéral Sander Loones avait affirmé que toute solidarité financière de la Flandre serait conditionnée à des "réformes fondamentales" que son parti veut voir mises en oeuvre en Wallonie, n'hésitant pas à comparer le sud du pays à la Grèce qui, dans les années 2010, avait obtenu d'importants crédits de la troïka (UE, BCE, FMI) à de sévères conditions, à la suite de la crise financière.Le gouvernement flamand plaide pour un retour progressif à la discipline budgétaire, après la crise du coronavirus. Celle-ci "nous a pas mis les genoux à terre", a souligne le ministre-président Jan Jambon (N-VA), lors de la "déclaration de septembre" de son gouvernement - les nationalistes sont en coalition au niveau régional avec le CD&V et l'Open VLD.Le gouvernement flamand, a-t-il précisé,veut revenir à l'équilibre budgétaire à l'horizon 2027. "Cela va bien pour la Flandre", a souligné Jan Jambon, en évoquant un budget "sur les rails" - en contratse avec la situation difficile en Fédération Wallonie-Bruxelles, dont c'est le 50e anniversaire ce lundi, sur fond d'incertitude quant à l'avenir.L'économie, se félicite le ministre-président, tourne bien avec une croissance de 5,7% du PIB en fin 2021, contre une chute de 6,1% l'an passé. "Notre marché du travail se réveille plus vite qu'attendu", appuie-t-il. Les entreprises ont désormais davantage d'offres qu'avant le Covid.Jan Jambon félicite par ailleurs les Flamands pour le haut taux de vaccination de la Région - un "tout de force" - et annonce une "fête de remerciement" en novembre au Sportpaleis d'Anvers.Selon lui, la Flandre doit devenir "la championne de la période post-Covid" et mettre son niveau d'ambition le plus haut possible. Le ministre-président appuie un plan de relance de 4,3 milliards d'euros et de premières réalisations, notamment les 35 000 stations de recherche électriques annoncées pour 2025 qui donneront un boost à la mobilité.Le gouvernement flamand va octroyer un "job bonus" aux personnes aux faibles revenus", le but étant d'élargir l'écart avec les allocations sociales. Son ministre-président annonce aussi une diminution des droits d'enregistrement pour une nouvelle habitation de 6% à 3% - un stimulant pour les jeunes, insiste-t-il. Après avoir évoqué les efforts à mettre en oeuvre pour le climat, Jan Jambon prolonge avec un investissement de 600 millions dans les soins de santé et 1,6 milliard dans le secteur du handicap.