Le centre de crise encourage les citoyens qui n'ont pas encore eu de contacts avec leurs proches à se signaler le plus rapidement possible aux services de secours. "Si vous êtes sans nouvelles d'un proche, nous vous invitons à prendre contact avec votre zone de police locale qui rassemble les informations sur les personnes disparues", indiquent les autorités. A l'heure actuelle, le danger n'est plus imminent dans les zones touchées. Les opérations de sauvetage sont terminées mais des opérations de recherche sont toujours en cours dans un certain nombre de zones, ajoutent-elles en soulignant que "les importants travaux de nettoyage et l'estimation des dégâts matériels sont maintenant au centre des préoccupations".

Belga
© Belga

Le centre de crise avance par ailleurs une série de conseils pour les sinistrés qui voudraient rentrer chez eux. "N'entrez que si la lumière du jour est suffisante; portez des bottes en caoutchouc s'il y a plus de 5 cm d'eau afin d'éviter les risques d'électrocution ou de coupures et quittez les lieux si vous sentez une odeur de gaz", explique-t-il. Les autorités rappellent enfin le numéro d'information gratuit 1771 pour les questions sur les démarches à entreprendre et assurent que le moyen le plus simple d'aider reste d'effectuer un don sur le compte de la Croix-Rouge BE70 0000 0000 2525 ou de s'inscrire sur la plateforme des volontaires de crise de la Croix-Rouge.

CHU de Liège: 184 personnes admises en raison des inondations

Depuis les inondations de la semaine dernière, 184 personnes ont été admises au CHU de Liège, a indiqué dimanche soir le porte-parole de l'établissement, Louis Maraite.

Les deux tiers des patients ont été admis du côté du site ND Bruyères, situé à proximité des zones touchées par la Vesdre, et un tiers au Sart-Tilman. "Environ 20 % de ces patients ont fait l'objet d'une hospitalisation. Nous dénombrons un cas où le pronostic vital est engagé. Pour le reste, il s'agit essentiellement d'hypothermies, de patients en manque de médicaments ou en hypo-oxygénation", a précisé le porte-parole.

L'activité a été intense et il en sera de même dans les prochaines heures. Certaines personnes qui arrivent aux urgences nécessitent, en plus du soutien médical, un soutien psychosocial. Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, s'est rendu dimanche au CHU sur le site des Bruyères. Accompagné du bourgmestre de Liège Willy Demeyer, il s'est ensuite déplacé au centre de Chénée pour aller à la rencontre des sinistrés.

"Les recherches s'orienteront désormais vers la recherche de corps"

"Les recherches vont désormais s'orienter vers la recherche de corps. Nous devons être honnêtes", a affirmé Alain Remue, le responsable de la Cellule des personnes disparues, dimanche, dans le journal de la VRT.

La Belgique compte actuellement 31 morts et 163 personnes portées disparues à la suite des inondations meurtrières qui ont frappé le pays en fin de semaine dernière. "Nous allons nous intéresser à tous les endroits où l'eau s'est engouffrée. C'est une zone immense. Ce n'est pas seulement une commune mais toute la province de Liège et aussi celles de Namur et du Luxembourg. C'est quelque chose que nous n'avons jamais fait", a-t-il admis.

3.700 foyers toujours privés d'eau potable; situation en "nette amélioration"

Dimanche en fin d'après-midi, 3.700 foyers restaient privés d'eau potable en Wallonie et l'alimentation était toujours coupée pour 1.200 ménages, selon le dernier bilan de la Société wallonne des eaux (SWDE).

"La situation est en très nette amélioration" par rapport aux 24.000 foyers concernés hier/samedi, souligne-t-elle.

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A la mi-journée, la SWDE avait déjà annoncé que l'eau était à nouveau totalement disponible à Ciney, qui connaissait des coupures d'alimentation. Par contre, à Pepinster, 1.100 foyers sont encore sans eau. Les communes de Olne et de Profondeville sont également toujours impactées.

Certaines rues de Geer et de Berloz, une partie de Profondeville, de Celles (Houyet), de Dave, Jemeppe-sur-Sambre et Floriffoux sont pour leur part confrontées à une absence d'eau potable.

"Là où l'eau a été déclarée potable, une odeur de chlore un peu plus forte que d'habitude pourrait apparaître au robinet. Cela ne présente aucun risque pour la santé", assure enfin la SWDE.

Les opérations de sauvetage pratiquement terminée

La situation s'améliorait dimanche très progressivement sur tout le territoire après les intempéries et les inondations des derniers jours. Les recherches se poursuivaient dans les zones touchées mais les opérations de sauvetage sont pratiquement terminées, a communiqué dimanche le Centre de crise fédéral.

Les énormes ravages provoqués par les inondations se dévoilent petit à petit et les opérations de nettoyage ont commencé, avec l'aide de nombreux bénévoles, indique le Centre de crise.

En province de Liège, les opérations de pompage sont toujours en cours et plusieurs demandes d'expertise ont été lancées pour vérifier la stabilité des bâtiments. Au niveau de l'électricité, 245 cabines sont encore hors tension pour le moment, avec 17.150 ménages touchés. L'eau est, en revanche, à nouveau potable dans la totalité des communes.

Dans le Brabant Wallon, la situation est plus proche de celle d'une pré-alerte de crue et le nettoyage se poursuit. D'après le Centre de crise, 279 cabines électriques sont toutefois encore inondées et ne sont pas accessibles aux équipes techniques, laissant dès lors 20.000 clients sans électricité.

La province de Luxembourg se situe actuellement dans une phase de rétablissement et de nettoyage dans les communes touchées, tandis que dans celle de Namur la Défense apporte son soutien pour les opérations de nettoyage en cours à Profondeville, Walcourt et Yvoir. Les lignes électriques sont remises en service dans de nombreuses communes et l'eau est à nouveau potable partout.

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En Flandre, aucune nouvelle intervention n'est prévue dans le Brabant flamand. Le niveau du Démer n'a pas encore été stabilisé, ce qui reste un point d'attention, alors que celui de la Dyle est encore élevé, mais reste sous contrôle. La situation est surveillée de près.

Dans le Limbourg, le niveau de la Meuse baisse fortement, avec le centre de Halen encore inondé. À Herk-de-Stad, la digue du Démer s'est rompue et ce qui représente un risque certain pour plusieurs villages, prévient le Centre de crise. Ce dernier répète son appel à ne pas se rendre sur les zones sinistrées. "Evitez de vous déplacer dans les provinces touchées. De nombreuses routes sont inondées ou dangereuses", a ainsi demandé le centre de crise.

Alors que de nombreux Belges se sont mobilisés ces derniers jours pour apporter spontanément de l'aide aux sinistrés, les autorités invitent à privilégier des dons financiers à la Croix-Rouge. L'afflux de personnes, y compris des curieux, avait causé des bouchons et gêné samedi la circulation des services de secours.

Trains: 45% des lignes concernés par des pertubations

Concernant la circulation des trains, 45% des lignes au niveau national étaient concernées par des perturbations du trafic jusqu'à dimanche soir, selon le gestionnaire du réseau ferré Infrabel.

Sur "beaucoup de tronçons, il reste des travaux très lourds en cours" ou à prévoir, a indiqué à l'AFP une porte-parole, Jessica Nibelle, évoquant par exemple un pont effondré avec 6 km de voies à refaire entièrement.

Mais elle a indiqué que les grandes lignes entre Charleroi, Namur et Liège allaient rouvrir ce lundi.

Le centre de crise encourage les citoyens qui n'ont pas encore eu de contacts avec leurs proches à se signaler le plus rapidement possible aux services de secours. "Si vous êtes sans nouvelles d'un proche, nous vous invitons à prendre contact avec votre zone de police locale qui rassemble les informations sur les personnes disparues", indiquent les autorités. A l'heure actuelle, le danger n'est plus imminent dans les zones touchées. Les opérations de sauvetage sont terminées mais des opérations de recherche sont toujours en cours dans un certain nombre de zones, ajoutent-elles en soulignant que "les importants travaux de nettoyage et l'estimation des dégâts matériels sont maintenant au centre des préoccupations". Le centre de crise avance par ailleurs une série de conseils pour les sinistrés qui voudraient rentrer chez eux. "N'entrez que si la lumière du jour est suffisante; portez des bottes en caoutchouc s'il y a plus de 5 cm d'eau afin d'éviter les risques d'électrocution ou de coupures et quittez les lieux si vous sentez une odeur de gaz", explique-t-il. Les autorités rappellent enfin le numéro d'information gratuit 1771 pour les questions sur les démarches à entreprendre et assurent que le moyen le plus simple d'aider reste d'effectuer un don sur le compte de la Croix-Rouge BE70 0000 0000 2525 ou de s'inscrire sur la plateforme des volontaires de crise de la Croix-Rouge.Depuis les inondations de la semaine dernière, 184 personnes ont été admises au CHU de Liège, a indiqué dimanche soir le porte-parole de l'établissement, Louis Maraite.Les deux tiers des patients ont été admis du côté du site ND Bruyères, situé à proximité des zones touchées par la Vesdre, et un tiers au Sart-Tilman. "Environ 20 % de ces patients ont fait l'objet d'une hospitalisation. Nous dénombrons un cas où le pronostic vital est engagé. Pour le reste, il s'agit essentiellement d'hypothermies, de patients en manque de médicaments ou en hypo-oxygénation", a précisé le porte-parole.L'activité a été intense et il en sera de même dans les prochaines heures. Certaines personnes qui arrivent aux urgences nécessitent, en plus du soutien médical, un soutien psychosocial. Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, s'est rendu dimanche au CHU sur le site des Bruyères. Accompagné du bourgmestre de Liège Willy Demeyer, il s'est ensuite déplacé au centre de Chénée pour aller à la rencontre des sinistrés."Les recherches vont désormais s'orienter vers la recherche de corps. Nous devons être honnêtes", a affirmé Alain Remue, le responsable de la Cellule des personnes disparues, dimanche, dans le journal de la VRT.La Belgique compte actuellement 31 morts et 163 personnes portées disparues à la suite des inondations meurtrières qui ont frappé le pays en fin de semaine dernière. "Nous allons nous intéresser à tous les endroits où l'eau s'est engouffrée. C'est une zone immense. Ce n'est pas seulement une commune mais toute la province de Liège et aussi celles de Namur et du Luxembourg. C'est quelque chose que nous n'avons jamais fait", a-t-il admis. Dimanche en fin d'après-midi, 3.700 foyers restaient privés d'eau potable en Wallonie et l'alimentation était toujours coupée pour 1.200 ménages, selon le dernier bilan de la Société wallonne des eaux (SWDE)."La situation est en très nette amélioration" par rapport aux 24.000 foyers concernés hier/samedi, souligne-t-elle. A la mi-journée, la SWDE avait déjà annoncé que l'eau était à nouveau totalement disponible à Ciney, qui connaissait des coupures d'alimentation. Par contre, à Pepinster, 1.100 foyers sont encore sans eau. Les communes de Olne et de Profondeville sont également toujours impactées. Certaines rues de Geer et de Berloz, une partie de Profondeville, de Celles (Houyet), de Dave, Jemeppe-sur-Sambre et Floriffoux sont pour leur part confrontées à une absence d'eau potable. "Là où l'eau a été déclarée potable, une odeur de chlore un peu plus forte que d'habitude pourrait apparaître au robinet. Cela ne présente aucun risque pour la santé", assure enfin la SWDE.La situation s'améliorait dimanche très progressivement sur tout le territoire après les intempéries et les inondations des derniers jours. Les recherches se poursuivaient dans les zones touchées mais les opérations de sauvetage sont pratiquement terminées, a communiqué dimanche le Centre de crise fédéral. Les énormes ravages provoqués par les inondations se dévoilent petit à petit et les opérations de nettoyage ont commencé, avec l'aide de nombreux bénévoles, indique le Centre de crise. En province de Liège, les opérations de pompage sont toujours en cours et plusieurs demandes d'expertise ont été lancées pour vérifier la stabilité des bâtiments. Au niveau de l'électricité, 245 cabines sont encore hors tension pour le moment, avec 17.150 ménages touchés. L'eau est, en revanche, à nouveau potable dans la totalité des communes. Dans le Brabant Wallon, la situation est plus proche de celle d'une pré-alerte de crue et le nettoyage se poursuit. D'après le Centre de crise, 279 cabines électriques sont toutefois encore inondées et ne sont pas accessibles aux équipes techniques, laissant dès lors 20.000 clients sans électricité. La province de Luxembourg se situe actuellement dans une phase de rétablissement et de nettoyage dans les communes touchées, tandis que dans celle de Namur la Défense apporte son soutien pour les opérations de nettoyage en cours à Profondeville, Walcourt et Yvoir. Les lignes électriques sont remises en service dans de nombreuses communes et l'eau est à nouveau potable partout. En Flandre, aucune nouvelle intervention n'est prévue dans le Brabant flamand. Le niveau du Démer n'a pas encore été stabilisé, ce qui reste un point d'attention, alors que celui de la Dyle est encore élevé, mais reste sous contrôle. La situation est surveillée de près. Dans le Limbourg, le niveau de la Meuse baisse fortement, avec le centre de Halen encore inondé. À Herk-de-Stad, la digue du Démer s'est rompue et ce qui représente un risque certain pour plusieurs villages, prévient le Centre de crise. Ce dernier répète son appel à ne pas se rendre sur les zones sinistrées. "Evitez de vous déplacer dans les provinces touchées. De nombreuses routes sont inondées ou dangereuses", a ainsi demandé le centre de crise.Alors que de nombreux Belges se sont mobilisés ces derniers jours pour apporter spontanément de l'aide aux sinistrés, les autorités invitent à privilégier des dons financiers à la Croix-Rouge. L'afflux de personnes, y compris des curieux, avait causé des bouchons et gêné samedi la circulation des services de secours.Concernant la circulation des trains, 45% des lignes au niveau national étaient concernées par des perturbations du trafic jusqu'à dimanche soir, selon le gestionnaire du réseau ferré Infrabel.Sur "beaucoup de tronçons, il reste des travaux très lourds en cours" ou à prévoir, a indiqué à l'AFP une porte-parole, Jessica Nibelle, évoquant par exemple un pont effondré avec 6 km de voies à refaire entièrement.Mais elle a indiqué que les grandes lignes entre Charleroi, Namur et Liège allaient rouvrir ce lundi.