Suite à l'annonce de la suppression de 3.500 emplois chez ING, le Président du PS et ancien Premier ministre Elio Di Rupo a appelé à agir. "C'est à nouveau une entreprise qui fait du profit, mais pas assez selon ses actionnaires, qui licencie. ING Belgique a versé 7,2 milliards de dividendes à la maison-mère néerlandaise "...

Suite à l'annonce de la suppression de 3.500 emplois chez ING, le Président du PS et ancien Premier ministre Elio Di Rupo a appelé à agir. "C'est à nouveau une entreprise qui fait du profit, mais pas assez selon ses actionnaires, qui licencie. ING Belgique a versé 7,2 milliards de dividendes à la maison-mère néerlandaise ". Sur le site officiel du PS, on peut lire que le parti "appelle à soutenir la proposition de loi déposée par Ahmed Laaouej il y a deux ans pour sanctionner les licenciements boursiers". Les socialistes souhaitent également la création d'un modèle d'entreprise plus respectueux envers les travailleurs, ainsi qu'une réduction du temps de travail. Charlotte De Jaer, conseillère communale Ecolo à Mons, s'apprête à déposer une proposition de motion suite à la décision d'ING de procéder à un licenciement collectif. Pour elle, "la Ville de Mons ne peut être complice d'une pareille entreprise et doit elle-même transformer son indignation en des actes concrets ", appelant ainsi Elio Di Rupo à joindre la parole aux actes au sein de la ville dont il est bourgmestre. Elle rappelle dès lors que la Ville de Mons a "contracté à plusieurs reprises des emprunts" auprès d'ING et est garant d'emprunts contractés par des ASBL et des intercommunales, notamment le centre hospitalier Ambroise Paré. La conseillère communale demande au Collège de placer ING "sur une liste noire et de ne pas faire appel à ses services pour de futurs contrats et emprunts", ainsi que d'exclure dans le futur les emprunts avec des banques "au comportement éthiquement, socialement ou environnementalement irresponsable ".