Tous sur le pont. Tous ensemble pour éviter que la crise sanitaire n'engendre une "génération corona" irrémédiablement victime de graves lacunes scolaires. L'arriéré est jugé trop important et les profs trop peu nombreux pour pouvoir le résorber dans un délai décent. A moins d'alléger les programmes en les recentrant sur des objectifs essentiels, comme l'ont proposé certains experts. Mais Ben Weyts (N-VA) se refus...

Tous sur le pont. Tous ensemble pour éviter que la crise sanitaire n'engendre une "génération corona" irrémédiablement victime de graves lacunes scolaires. L'arriéré est jugé trop important et les profs trop peu nombreux pour pouvoir le résorber dans un délai décent. A moins d'alléger les programmes en les recentrant sur des objectifs essentiels, comme l'ont proposé certains experts. Mais Ben Weyts (N-VA) se refuse à admettre cette solution de fortune, décrétant que ce sera l'ultime option à envisager. Après les 50 millions d'euros injectés dans le financement d'écoles d'été, dans le soutien massif à l'enseignement à distance, dans l'accompagnement extrascolaire et dans l'engagement d'étudiants encore en formation pédagogique, le ministre de l'Enseignement néerlandophone dégage dix nouveaux millions pour financer la carte supplémentaire qu'il abat: un appel à la mobilisation générale des enseignants fraîchement retraités ou à temps partiel, ainsi que de tout qui dispose d'un diplôme ou d'un bagage pédagogique et dont l'agenda ne serait pas rempli afin qu'ils (re)prennent du service dans les classes, et ce dès la clôture du congé de carnaval jusqu'à la fin de l'année scolaire. "Nos enseignants sont à la peine depuis des mois. Le moindre coup de main est utile pour lutter contre l'arriéré scolaire. Je lance un appel: si vous pouvez nous aider, faites-le", a imploré Ben Weyts. Il suffira aux candidats de se présenter devant les écoles, sans avoir à subir de fastidieuses procédures administratives d'engagement. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, durant comme en dehors des heures de classe. La coupole de l'enseignement catholique applaudit à l'initiative: "A court terme, cela va certainement être utile, notamment parce que les écoles pourront utiliser les moyens mis à disposition là où c'est nécessaire." D'autres doutent cependant de l'efficacité réelle d'une telle opération, jugée avant tout symbolique. Un symbole fort.