Le nombre d'infections quotidiennes est repassé au-dessus de la barre de 2.000 par jour, avec 2.070,2 cas quotidiens recensés en moyenne entre le 3 janvier et le 9 janvier, soit une hausse de 30%. La recrudescence des cas est surtout importante à Bruxelles où Sciensano constatait mardi une augmentation de 94,3%.
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Le nombre d'infections quotidiennes est repassé au-dessus de la barre de 2.000 par jour, avec 2.070,2 cas quotidiens recensés en moyenne entre le 3 janvier et le 9 janvier, soit une hausse de 30%. La recrudescence des cas est surtout importante à Bruxelles où Sciensano constatait mardi une augmentation de 94,3%. Au cours d'une conférence de presse, le porte-parole de Sciensano a avancé plusieurs explications. Premièrement, on réalise plus de tests que pendant la période des fêtes. La moyenne est désormais de 40 000 tests par jour. Et deuxièmement, on réalise des tests sur des personnes revenant de zone rouge.Les autres indicateurs, le nombre d'hospitalisations et de décès, sont toujours en baisse. Ainsi, les hôpitaux belges ont admis en moyenne 124,4 patients atteints du Covid-19 chaque jour entre le 6 et le 12 janvier (-6%). Le nombre de patients hospitalisés pour une infection au coronavirus s'élève à 1.960 (-3%), dont 356 (-6%) en soins intensifs. En moyenne, le Covid-19 a fait 50,7 morts chaque jour au cours de cette période, un recul de 25,1%."La situation reste fragile, hésitante. Il pourrait y avoir une recrudescence dans les semaines qui viennent, même si l'évolution inverse ne peut pas être exclue", a commenté le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem. Début de la troisième vague ? Sur La Première, Charlotte Martin, infectiologue au CHU Saint-Pierre a rappelé que les hospitalisations et les décès sont toujours en décalage de deux à trois semaines par rapport à la hausse des contaminations. "Il faut suivre ces chiffres de près. Il faut faire attention à ne pas se rassurer en se disant que les chiffres de contaminations augmentent, mais que les chiffres des hospitalisations et de décès diminuent. Ce sont des chiffres à suivre de près et ça pourrait vraiment être le début de la troisième vague que l'on craint." Également sur La Première, le microbiologiste Emmanuel André a appelé à la plus grande prudence. "Quand on regarde la situation sur Bruxelles, on a, en une semaine, une augmentation très significative. Peut-être que c'est en partie lié au retour des vacances, peut-être que les fêtes ont joué un rôle, mais c'est le terreau suffisant pour pouvoir déclencher un phénomène bien plus large donc il faut être aujourd'hui extrêmement vigilant." Il craint que "l'ensemble des pays européens soient dans les starting-blocks d'une troisième vague épidémique".Efforts de la population Interrogée dimanche sur RTL-TVi, l'infectiologue Erika Vlieghe se montrait encore prudemment optimiste. "On craint toujours une nouvelle vague, il ne faut pas sous-estimer le virus. Grâce aux efforts de la population, on a des chiffres plus bas que dans d'autres pays. Mais il faut les garder bas." L'épidémiologiste Marius Gilbert se montre plus rassurant. Pour lui, la situation n'est pas (encore) alarmante. "Si cet indicateur [NLDR : la hausse du nombre d'infections] est à la hausse, il est contrebalancé par deux autres indicateurs qui heureusement n'augmentent pas. Il s'agit d'abord du taux de positivité : il faut considérer le fait que beaucoup plus de tests ont été réalisés dans les derniers jours. Le deuxième facteur qui n'augmente pas, c'est le nombre de nouvelles hospitalisations", a-t-il déclaré mardi à la RTBF.Il rappelle que la deuxième vague importante pourrait protéger les Belges d'une troisième vague. "Une plus grande proportion de la population a déjà été en contact avec le virus et la campagne de vaccination a commencé. La conjonction de ces deux facteurs pourrait nous éviter une troisième vague chez les personnes à risque" , espère-t-il.