Le CD&V a obtenu jeudi un nouveau renvoi au Conseil d'Etat de la proposition de loi sur l'avortement, un texte auquel il est farouchement opposé et dont il fait une question de gouvernement. Si ce n'était pas le cas, M. Coens estime qu'il n'a plus rien à faire dans le trio de négociateurs qu'il forme avec M. Bouchez et le président de l'Open Vld, Egbert Lachaert.

Le CD&V veut effctivement inscrire le dossier de l'avortement à l'agenda de la formation d'un gouvernement fédéral, a expliqué son président, Joachim Coens, en marge de la séance plénière de la Chambre à laquelle il a assisté depuis la tribune du public. Si ce n'était pas le cas, il juge inutile de poursuivre les discussions qu'il mène actuellement avec ses homologues de l'Open Vld et du MR.

"C'est important pour nous. On parle d'une vie qui n'est pas encore née et de la protection de la femme car les balises pénales disparaissent si quelque chose ne se passe pas comme il faut. On doit savoir que pour nous c'est un dossier crucial", a-t-il expliqué. "Je veux savoir si ce dossier peut être l'objet des discussions, sinon, nous ne continuerons pas", a-t-il ajouté. Si ce n'était pas le cas, M. Coens et ses homologues libéraux, Egbert Lachaert et Georges-Louis Bouchez "ne formeront plus un trio", a-t-il averti.

"Ce dossier peut être une question pour un futur gouvernement mais quand on n'a plus de gouvernement depuis un an et demi, on ne peut pas empêcher le parlement de fonctionner. La seule solution, c'est de former un gouvernement le plus rapidement possible", a expliqué M. Bouchez, interrogé en marge de la séance plénière de la Chambre. Aucun accord n'a été conclu avec M. Coens pour éviter le vote prévu jeudi, a assuré le libéral francophone.

La technique utilisée par le CD&V, à savoir le recours tout à fait inhabituel au renvoi pour la deuxième fois d'amendements au Conseil d'Etat, ne plaît guère au MR. "On tord la procédure. Si pour toutes les lois votées ici, on apportait la même précaution, notre arsenal juridique entrerait au patrimoine de l'humanité. A un moment, un texte arrive en fin de procédure parlementaire, il est normal de le voter", a souligné M. Bouchez.

Le président du MR ne voit pas d'objection à ce que la question de l'avortement soit abordée comme d'autres à la table des discussions mais il fait remarquer que le processus parlementaire est déjà arrivé très loin. Il lui paraît dès lors difficile de renoncer au principe de la loi mais pas de s'accorder sur certaines conditions. Les libéraux conserveront leurs traditions de liberté de vote dans les sujets éthiques. "C'est ce qui fait de nous des libéraux et non des conservateurs", a-t-il ajouté.

Le président du MR ne désespère pas de continuer les discussions en vue de former un gouvernement et peut-être d'arriver ce week-end à organiser une réunion à six partis (MR, Open Vld, CD&V, sp.a, cdH, N-VA).

Le CD&V a obtenu jeudi un nouveau renvoi au Conseil d'Etat de la proposition de loi sur l'avortement, un texte auquel il est farouchement opposé et dont il fait une question de gouvernement. Si ce n'était pas le cas, M. Coens estime qu'il n'a plus rien à faire dans le trio de négociateurs qu'il forme avec M. Bouchez et le président de l'Open Vld, Egbert Lachaert.Le CD&V veut effctivement inscrire le dossier de l'avortement à l'agenda de la formation d'un gouvernement fédéral, a expliqué son président, Joachim Coens, en marge de la séance plénière de la Chambre à laquelle il a assisté depuis la tribune du public. Si ce n'était pas le cas, il juge inutile de poursuivre les discussions qu'il mène actuellement avec ses homologues de l'Open Vld et du MR."C'est important pour nous. On parle d'une vie qui n'est pas encore née et de la protection de la femme car les balises pénales disparaissent si quelque chose ne se passe pas comme il faut. On doit savoir que pour nous c'est un dossier crucial", a-t-il expliqué. "Je veux savoir si ce dossier peut être l'objet des discussions, sinon, nous ne continuerons pas", a-t-il ajouté. Si ce n'était pas le cas, M. Coens et ses homologues libéraux, Egbert Lachaert et Georges-Louis Bouchez "ne formeront plus un trio", a-t-il averti. "Ce dossier peut être une question pour un futur gouvernement mais quand on n'a plus de gouvernement depuis un an et demi, on ne peut pas empêcher le parlement de fonctionner. La seule solution, c'est de former un gouvernement le plus rapidement possible", a expliqué M. Bouchez, interrogé en marge de la séance plénière de la Chambre. Aucun accord n'a été conclu avec M. Coens pour éviter le vote prévu jeudi, a assuré le libéral francophone. La technique utilisée par le CD&V, à savoir le recours tout à fait inhabituel au renvoi pour la deuxième fois d'amendements au Conseil d'Etat, ne plaît guère au MR. "On tord la procédure. Si pour toutes les lois votées ici, on apportait la même précaution, notre arsenal juridique entrerait au patrimoine de l'humanité. A un moment, un texte arrive en fin de procédure parlementaire, il est normal de le voter", a souligné M. Bouchez. Le président du MR ne voit pas d'objection à ce que la question de l'avortement soit abordée comme d'autres à la table des discussions mais il fait remarquer que le processus parlementaire est déjà arrivé très loin. Il lui paraît dès lors difficile de renoncer au principe de la loi mais pas de s'accorder sur certaines conditions. Les libéraux conserveront leurs traditions de liberté de vote dans les sujets éthiques. "C'est ce qui fait de nous des libéraux et non des conservateurs", a-t-il ajouté. Le président du MR ne désespère pas de continuer les discussions en vue de former un gouvernement et peut-être d'arriver ce week-end à organiser une réunion à six partis (MR, Open Vld, CD&V, sp.a, cdH, N-VA).