Selon La Libre, le CD&V a décidé de bouder une réunion secrète organisée samedi par les missionnaires royaux, Patrick Dewael (Open VLD) et Sabine Laruelle (MR), en vue de poser les jalons d'une (pré)formation d'un gouvernement d'urgences. L'option privilégiée était une formule Vivaldi (socialistes, libéraux, écologistes et CD&V), mais plusieurs sources sociales-chrétiennes flamandes, dont l'ancien Premier ministre Yves Leterme au Standaard, ont rappelé ces dernières heures leur souhait d'avoir une majorité dans le groupe linguistique flamand et leur préférence pour une coalition miroir (alliant les majorités régionales).

Les obstacles pour convaincre le CD&V étaient il est vrai de plusieurs ordres: politiques, socio-économiques et éthiques. "C'était trop tôt pour bouger", confie une source à la RTBF, avançant que l'on était "pas passé loin".

"Le CD&V ne cale pas plus que le SP.A", précise une source bien informée. Conner Rousseau, président du SP.A, a d'ailleurs publié un message sur Twitter pour évoquer le manque de volonté des partis de parler contenu. On disait les socialistes flamands réticents ces dernières heures en raison d'une manque de volonté de rompre clairement avec les politiques de la législature passée, mais aussi... du refus de les intégrer au sein du gouvernement flamand en échange de leur participation fédérale. Dans un entetien à L'Echo, Conner Rousseau précise par ailleurs, contrairement au CD&V: "Une majorité flamande au fédéral n'est pas la première priorité".

Serait-ce une phase de dramatisation avant que cela ne bouge? La réponse de Koen Geens (CD&V) à Conner Rousseau, toujours via Twitter, peut le laisser penser. Tous deux utilisent des images d'une série culte en Flandre: FC De Kampioenen.

Certaines sources émanant de DéFI, en la personne du député bruxellois Emmanuel De Bock visent par ailleurs le MR, l'accusant de façon assez virulente de faire "tout pour ralentir la formation d'un gouvernement". "Avec moins de 10% des élus, il continue à diriger le pays avec 50% des ministres", clame De Bock. Georges-Louis Bouchez, président du MR, a répété plusieurs fois sa réticence à mettre en oeuvre un gouvernement transitoire. Il se dit prêt, par contre, à entrer dans un gouvernement au programme resserré autour de quelques urgences.

Patrick Dewael et Sabine Laruelle voulaient en tout cas inciter les partenaires supposés d'un "gouvernement Corona" à se mettre autour de la table autour d'une note cadre prenant en compte les urgences sanitaires, budgétaires, socio-économiques, éthiques et posant les jalons d'une discussion sur une meilleur efficacité de l'Etat fédéral. Ils doivent remettre leur premier rapport au roi lundi. Le palais recevra-t-il de la visite avant lundi? Un déblocage surviendra-t-il? Ou prolongera-t-il, de guerre lasse, la mission Dewael-Laruelle en attendant qu'il soit enfin temps de bouger? Faudra-t-il attendre pour cela une crise sanitaire majeure avec le coronavirus?

Selon La Libre, le CD&V a décidé de bouder une réunion secrète organisée samedi par les missionnaires royaux, Patrick Dewael (Open VLD) et Sabine Laruelle (MR), en vue de poser les jalons d'une (pré)formation d'un gouvernement d'urgences. L'option privilégiée était une formule Vivaldi (socialistes, libéraux, écologistes et CD&V), mais plusieurs sources sociales-chrétiennes flamandes, dont l'ancien Premier ministre Yves Leterme au Standaard, ont rappelé ces dernières heures leur souhait d'avoir une majorité dans le groupe linguistique flamand et leur préférence pour une coalition miroir (alliant les majorités régionales).Les obstacles pour convaincre le CD&V étaient il est vrai de plusieurs ordres: politiques, socio-économiques et éthiques. "C'était trop tôt pour bouger", confie une source à la RTBF, avançant que l'on était "pas passé loin"."Le CD&V ne cale pas plus que le SP.A", précise une source bien informée. Conner Rousseau, président du SP.A, a d'ailleurs publié un message sur Twitter pour évoquer le manque de volonté des partis de parler contenu. On disait les socialistes flamands réticents ces dernières heures en raison d'une manque de volonté de rompre clairement avec les politiques de la législature passée, mais aussi... du refus de les intégrer au sein du gouvernement flamand en échange de leur participation fédérale. Dans un entetien à L'Echo, Conner Rousseau précise par ailleurs, contrairement au CD&V: "Une majorité flamande au fédéral n'est pas la première priorité".Serait-ce une phase de dramatisation avant que cela ne bouge? La réponse de Koen Geens (CD&V) à Conner Rousseau, toujours via Twitter, peut le laisser penser. Tous deux utilisent des images d'une série culte en Flandre: FC De Kampioenen.Certaines sources émanant de DéFI, en la personne du député bruxellois Emmanuel De Bock visent par ailleurs le MR, l'accusant de façon assez virulente de faire "tout pour ralentir la formation d'un gouvernement". "Avec moins de 10% des élus, il continue à diriger le pays avec 50% des ministres", clame De Bock. Georges-Louis Bouchez, président du MR, a répété plusieurs fois sa réticence à mettre en oeuvre un gouvernement transitoire. Il se dit prêt, par contre, à entrer dans un gouvernement au programme resserré autour de quelques urgences.Patrick Dewael et Sabine Laruelle voulaient en tout cas inciter les partenaires supposés d'un "gouvernement Corona" à se mettre autour de la table autour d'une note cadre prenant en compte les urgences sanitaires, budgétaires, socio-économiques, éthiques et posant les jalons d'une discussion sur une meilleur efficacité de l'Etat fédéral. Ils doivent remettre leur premier rapport au roi lundi. Le palais recevra-t-il de la visite avant lundi? Un déblocage surviendra-t-il? Ou prolongera-t-il, de guerre lasse, la mission Dewael-Laruelle en attendant qu'il soit enfin temps de bouger? Faudra-t-il attendre pour cela une crise sanitaire majeure avec le coronavirus?