"Alors l'appel à de nouvelles élections est peut-être inévitable", a-t-il déclaré en marge de l'inauguration des nouveaux studios de la chaîne de télévision privée flamande VTM dédiés à l'information à Anvers. "Un deadline fonctionne contre vous si vous en fixez un", a expliqué le président des nationalistes flamands, tout en fixant toutefois un, mais pas trop explicitement.

De nouvelles élections?

"En mai, nous serons un an après les élections. S'il n'y a toujours pas de perspective de (former un) gouvernement, vous deviendrez progressivement totalement incapable de faire quoi que ce soit. Il pourrait alors sans doute devenir inévitable qu'un appel à de nouvelles élections retentisse plus fortement", a-t-il expliqué. "Mai me semble une date symbolique pour conclure que quelque chose est en vue. Ou alors il ne se produira probablement rien", a-t-il conclu.

M. De Wever, qui est également bourgmestre de la Métropole, s'exprimait pour la première fois depuis la désignation vendredi par le roi Philippe du vice-Premier ministre CD&V Koen Geens, qui l'a chargé "de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice". Le président de la N-VA a indiqué avoir déjà rencontré M. Geens. "Il a commencé le travail immédiatement", a expliqué le dirigeant nationaliste. "On m'a assuré que le plan A est de constituer une coalition 'violet-jaune' (socialistes, libéraux, N-VA, CD&V). Nous verrons si cela peut se réaliser", a-t-il dit.

"Le Palais prend un risque"

La désignation du vice-Premier ministre CD&V n'était pas attendue si tôt. Beaucoup pensaient voir M. De Wever entrer en piste seul ou en duo. Il était d'ailleurs prêt à rejoindre le Palais de Bruxelles vendredi soir. Ce choix "est contraire à la tradition selon laquelle le Palais cherche d'abord un grand consensus", estime-t-il. "Le Palais prend un risque mais la page est tournée et nous allons collaborer avec M. Geens".

Le président du premier parti flamand conçoit-il toujours la possibilité d'un accord avec le PS, premier parti francophone, alors que celui-ci a jugé que ce n'était pas possible? "Panta rhei", a lancé M. De Wever un peu plus tard après le Bureau de son parti, empruntant la célèbre maxime grecque. "Tout passe, cela veut dire qu'un accord est théoriquement possible. Ce n'est pas impensable. Il y a peut-être des possibilités de convergence mais ce sont peut-être des points de rupture pour d'autres". Sans les nommer, le président de la N-VA a visé les dossiers institutionnels à propos desquels le MR a opposé un refus net.

Le confédéralisme demeure à ses yeux la solution la plus adaptée mais il implique de trouver une majorité des deux tiers et une majorité dans chaque groupe linguistique. "Nous ne les avons pas. Donc, d'un point de vue théorique, le confédéralisme est justifié mais il n'est pas opérationnalisable", a-t-il ajouté, répétant qu'il voulait une "évolution" et non une "révolution". "Je ne veux pas de prendre de risque inconsidéré à l'égard de la prospérité".

"Alors l'appel à de nouvelles élections est peut-être inévitable", a-t-il déclaré en marge de l'inauguration des nouveaux studios de la chaîne de télévision privée flamande VTM dédiés à l'information à Anvers. "Un deadline fonctionne contre vous si vous en fixez un", a expliqué le président des nationalistes flamands, tout en fixant toutefois un, mais pas trop explicitement. "En mai, nous serons un an après les élections. S'il n'y a toujours pas de perspective de (former un) gouvernement, vous deviendrez progressivement totalement incapable de faire quoi que ce soit. Il pourrait alors sans doute devenir inévitable qu'un appel à de nouvelles élections retentisse plus fortement", a-t-il expliqué. "Mai me semble une date symbolique pour conclure que quelque chose est en vue. Ou alors il ne se produira probablement rien", a-t-il conclu. M. De Wever, qui est également bourgmestre de la Métropole, s'exprimait pour la première fois depuis la désignation vendredi par le roi Philippe du vice-Premier ministre CD&V Koen Geens, qui l'a chargé "de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice". Le président de la N-VA a indiqué avoir déjà rencontré M. Geens. "Il a commencé le travail immédiatement", a expliqué le dirigeant nationaliste. "On m'a assuré que le plan A est de constituer une coalition 'violet-jaune' (socialistes, libéraux, N-VA, CD&V). Nous verrons si cela peut se réaliser", a-t-il dit. La désignation du vice-Premier ministre CD&V n'était pas attendue si tôt. Beaucoup pensaient voir M. De Wever entrer en piste seul ou en duo. Il était d'ailleurs prêt à rejoindre le Palais de Bruxelles vendredi soir. Ce choix "est contraire à la tradition selon laquelle le Palais cherche d'abord un grand consensus", estime-t-il. "Le Palais prend un risque mais la page est tournée et nous allons collaborer avec M. Geens". Le président du premier parti flamand conçoit-il toujours la possibilité d'un accord avec le PS, premier parti francophone, alors que celui-ci a jugé que ce n'était pas possible? "Panta rhei", a lancé M. De Wever un peu plus tard après le Bureau de son parti, empruntant la célèbre maxime grecque. "Tout passe, cela veut dire qu'un accord est théoriquement possible. Ce n'est pas impensable. Il y a peut-être des possibilités de convergence mais ce sont peut-être des points de rupture pour d'autres". Sans les nommer, le président de la N-VA a visé les dossiers institutionnels à propos desquels le MR a opposé un refus net. Le confédéralisme demeure à ses yeux la solution la plus adaptée mais il implique de trouver une majorité des deux tiers et une majorité dans chaque groupe linguistique. "Nous ne les avons pas. Donc, d'un point de vue théorique, le confédéralisme est justifié mais il n'est pas opérationnalisable", a-t-il ajouté, répétant qu'il voulait une "évolution" et non une "révolution". "Je ne veux pas de prendre de risque inconsidéré à l'égard de la prospérité".