La Première ministre Sophie Wilmès et le président de la N-VA Bart De Wever © Belga

Formation fédérale: De Wever voit une « date symbolique » en mai

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a affirmé lundi voir en mai « une date symbolique » pour tirer des conclusions en vue de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral, un an après les scrutins du 26 mai dernier.

« Alors l’appel à de nouvelles élections est peut-être inévitable », a-t-il déclaré en marge de l’inauguration des nouveaux studios de la chaîne de télévision privée flamande VTM dédiés à l’information à Anvers. « Un deadline fonctionne contre vous si vous en fixez un », a expliqué le président des nationalistes flamands, tout en fixant toutefois un, mais pas trop explicitement.

De nouvelles élections?

« En mai, nous serons un an après les élections. S’il n’y a toujours pas de perspective de (former un) gouvernement, vous deviendrez progressivement totalement incapable de faire quoi que ce soit. Il pourrait alors sans doute devenir inévitable qu’un appel à de nouvelles élections retentisse plus fortement », a-t-il expliqué. « Mai me semble une date symbolique pour conclure que quelque chose est en vue. Ou alors il ne se produira probablement rien », a-t-il conclu.

M. De Wever, qui est également bourgmestre de la Métropole, s’exprimait pour la première fois depuis la désignation vendredi par le roi Philippe du vice-Premier ministre CD&V Koen Geens, qui l’a chargé « de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d’un gouvernement de plein exercice ». Le président de la N-VA a indiqué avoir déjà rencontré M. Geens. « Il a commencé le travail immédiatement », a expliqué le dirigeant nationaliste. « On m’a assuré que le plan A est de constituer une coalition ‘violet-jaune’ (socialistes, libéraux, N-VA, CD&V). Nous verrons si cela peut se réaliser », a-t-il dit.

« Le Palais prend un risque »

La désignation du vice-Premier ministre CD&V n’était pas attendue si tôt. Beaucoup pensaient voir M. De Wever entrer en piste seul ou en duo. Il était d’ailleurs prêt à rejoindre le Palais de Bruxelles vendredi soir. Ce choix « est contraire à la tradition selon laquelle le Palais cherche d’abord un grand consensus », estime-t-il. « Le Palais prend un risque mais la page est tournée et nous allons collaborer avec M. Geens ».

Le président du premier parti flamand conçoit-il toujours la possibilité d’un accord avec le PS, premier parti francophone, alors que celui-ci a jugé que ce n’était pas possible? « Panta rhei », a lancé M. De Wever un peu plus tard après le Bureau de son parti, empruntant la célèbre maxime grecque. « Tout passe, cela veut dire qu’un accord est théoriquement possible. Ce n’est pas impensable. Il y a peut-être des possibilités de convergence mais ce sont peut-être des points de rupture pour d’autres ». Sans les nommer, le président de la N-VA a visé les dossiers institutionnels à propos desquels le MR a opposé un refus net.

Le confédéralisme demeure à ses yeux la solution la plus adaptée mais il implique de trouver une majorité des deux tiers et une majorité dans chaque groupe linguistique. « Nous ne les avons pas. Donc, d’un point de vue théorique, le confédéralisme est justifié mais il n’est pas opérationnalisable », a-t-il ajouté, répétant qu’il voulait une « évolution » et non une « révolution ». « Je ne veux pas de prendre de risque inconsidéré à l’égard de la prospérité ».

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