Une annonce et puis un refus devant l'obstacle. Lundi, fin d'après midi, on apprend que les instances du CD&V doivent se réunirle soir-même à 20h, physiquement, pour une réunion qui s'annonce décisive au sujet de leur participation à la coalition Vivaldi. Deux heures plus tard, retournement de situation: le Conseil qui devait être convoqué ne le sera finalement pas, faute d'éléments nouveaux, selon son président, Joachim Coens.
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Une annonce et puis un refus devant l'obstacle. Lundi, fin d'après midi, on apprend que les instances du CD&V doivent se réunirle soir-même à 20h, physiquement, pour une réunion qui s'annonce décisive au sujet de leur participation à la coalition Vivaldi. Deux heures plus tard, retournement de situation: le Conseil qui devait être convoqué ne le sera finalement pas, faute d'éléments nouveaux, selon son président, Joachim Coens.C'est un euphémisme pour dire que cela coince.Le parti social-chrétien flamand ne cesse de souffler le chaud et le froid dans ces négociations gouvernementales. Jusqu'il y a peu, il était "scotché" à la N-VA et n'imaginait pas gouverner au fédéral sans elle. Mais voici dix jours, son président, Joachim Coens, a fait une ouverture en direction de la Vivaldi (avec les socialistes, les libéraux et les écologistes), moyennant certaines garanties dans des domaines sensibles pour le parti comme l'éthique ou l'institutionnel.Réaction de François De Smet (DéFI): "Je persiste : le CD&V n'est là que pour faire durer le plaisir, faire échouer la mission et ramener la N-VA. En pariant que ceux qui proposent les solutions sans eux (cdh80, DéFI77 ou élections) bluffent. Combien de temps encore l'arc-en-ciel se laissera-t-il faire?" Le président des démocrates-chrétiens a fait rapport lundi à son bureau politique des informations qu'il a reçues dimanche soir. "Il y a beaucoup de préoccupations qui ont été exprimées sur le contenu mais surtout sur la teneur de la réunion. Comment va se dérouler la collaboration entre le niveau fédéral et le niveau flamand? Comment allons-nous faire rayonner le positivisme?" a-t-il dit. Traduisez que le CD&V vit mal l'absence de majorité en Flandre et, aussi, l'inédéquation entre la majorité potentielle au fédéral et la majorité suédoise au gouvernement flamand: N-VA, CD&V et Open VLD. Les bourgmestres CD&V ont exprimé leur refus d'une Vivaldi, lundi parce que "ce n'est pas le signal donné par les électeurs". Un signal d'importance: l'ancrage local est existentiel pour le parti. Le CD&V attache en outre une importance particulière aux dossiers éthiques et à la réforme de l'Etat. "La confiance est une chose très importante. Je pense que nous devrons encore continuer à en parler pour que les choses soient mieux définies", a expliqué le président. Le respect d'une forme de discipline budgétaire est également cruciale aux yeux du parti. Samedi, l'ex-Premier ministre Yves Leterme a plaidé pour que le CD&V reçoive le poste de Premier ministre. Joachim Coens n'a pas voulu s'avancer sur cette question.Avant cela, le missionnaire libéral flamand Egbert Lachaert a réuni dimanche soir ses homologues libéraux, socialistes, écologistes et du CD&V. Pour la première fois en séance plénière. Il s'agissait d'une "réunion informative", selon Joachim Coens, et non d'une réunion marquant le début de négociations. "Ce n'aurait pas été correct de ne pas aller écouter un état des lieux", a-t-il souligné, interrogé par VTM.La coalition Vivaldi est celle qui a la préférence d'Egbert Lachaert. Elle dispose d'une large majorité à la Chambre comme le souhaite le roi (86 sièges sur 150), mais elle est minoritaire dans le groupe linguistique néerlandophone. Si le CD&V s'abstenait de participer, il resterait toujours la possibilité d'un arc-en-ciel, mais celui-ci ne disposerait que d'une majorité étriquée.En attendant, on attend toujours le CD&V.