Le tribunal correctionnel d'Anvers a condamné Patrick R. (49 ans), originaire de Ravels, à trois ans de prison, dont un ferme. Il y a quelques années, le principal suspect dans le dossier de la crise du fipronil avait mis sur le marché un "médicament miracle" naturel pour lutter contre les poux rouges chez les volailles, mais l'avait mélangé avec une substance toxique, le fipronil.

Des conséquences désastreuses

Les conséquences avaient été désastreuses: des centaines d'élevages de volailles en Belgique et aux Pays-Bas avaient été bloqués à l'été 2017 après la découverte, dans des oeufs de poule, de cet insecticide utilisé dans les médicaments vétérinaires mais interdit dans la production alimentaire. Les victimes se sont vu accorder plus de 20 millions d'euros d'indemnisation.

Le partenaire de Patrick R., qui travaillait avec ce dernier dans la société Agro Remijsen, a, de son côté, été condamné à 18 mois de prison avec sursis et à une amende de 20.000 euros avec sursis. Le tribunal a déclaré une confiscation de 215.000 euros au nom du duo. Agro Remijsen a été condamnée par défaut à une amende de 20.000 euros avec sursis. Des avoirs illégaux de 100.000 euros ont été confisqués.

L'une des sociétés de services qui utilisait le produit pour nettoyer, chez ses clients, les hangars abritant les poules a été condamnée à une amende de 20.000 euros avec sursis. Le gérant de cette entreprise a, quant à lui, écopé de 18 mois d'emprisonnement avec sursis et de 20.000 euros d'amende avec sursis. Une confiscation à hauteur de 50.000 euros a été prononcée à leur encontre.

Le tribunal plutôt indulgent

Les deux autres sociétés de services et leurs dirigeants ont été acquittés. Le tribunal a estimé qu'il n'était pas suffisamment prouvé qu'ils étaient conscients de la présence de fipronil dans le pesticide qu'ils avaient acheté.

Le tribunal a été plutôt indulgent dans l'imposition des peines de prison et des amendes. Les prévenus doivent, par contre payer un total de plus de 22,8 millions d'euros de dommages et intérêts, notamment aux entreprises de volaille concernées, à l'Agence pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) et à la société publique pour les déchets de la Région flamande (Ovam).

Le tribunal correctionnel d'Anvers a condamné Patrick R. (49 ans), originaire de Ravels, à trois ans de prison, dont un ferme. Il y a quelques années, le principal suspect dans le dossier de la crise du fipronil avait mis sur le marché un "médicament miracle" naturel pour lutter contre les poux rouges chez les volailles, mais l'avait mélangé avec une substance toxique, le fipronil. Les conséquences avaient été désastreuses: des centaines d'élevages de volailles en Belgique et aux Pays-Bas avaient été bloqués à l'été 2017 après la découverte, dans des oeufs de poule, de cet insecticide utilisé dans les médicaments vétérinaires mais interdit dans la production alimentaire. Les victimes se sont vu accorder plus de 20 millions d'euros d'indemnisation.Le partenaire de Patrick R., qui travaillait avec ce dernier dans la société Agro Remijsen, a, de son côté, été condamné à 18 mois de prison avec sursis et à une amende de 20.000 euros avec sursis. Le tribunal a déclaré une confiscation de 215.000 euros au nom du duo. Agro Remijsen a été condamnée par défaut à une amende de 20.000 euros avec sursis. Des avoirs illégaux de 100.000 euros ont été confisqués. L'une des sociétés de services qui utilisait le produit pour nettoyer, chez ses clients, les hangars abritant les poules a été condamnée à une amende de 20.000 euros avec sursis. Le gérant de cette entreprise a, quant à lui, écopé de 18 mois d'emprisonnement avec sursis et de 20.000 euros d'amende avec sursis. Une confiscation à hauteur de 50.000 euros a été prononcée à leur encontre. Les deux autres sociétés de services et leurs dirigeants ont été acquittés. Le tribunal a estimé qu'il n'était pas suffisamment prouvé qu'ils étaient conscients de la présence de fipronil dans le pesticide qu'ils avaient acheté. Le tribunal a été plutôt indulgent dans l'imposition des peines de prison et des amendes. Les prévenus doivent, par contre payer un total de plus de 22,8 millions d'euros de dommages et intérêts, notamment aux entreprises de volaille concernées, à l'Agence pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) et à la société publique pour les déchets de la Région flamande (Ovam).