M. Tshisekedi, un ancien opposant et fils d'opposant - son père, Etienne, est décédé à Bruxelles le 1er février 2017 à l'âge de 84 ans et lui-même a longtemps vécu en Belgique - a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle contestée du 30 décembre 2018. Il a succédé le 24 janvier dernier au président Joseph Kabila Kabange, qui était au pouvoir depuis dix-huit ans mais qui a conservé un large contrôle sur la politique congolaise à l'issue d'autres scrutins (législatif, provinciaux et sénatoriaux).

La Belgique a fait le choix, au nom de la realpolitik - alias "neutralité bienveillante" - et comme la plupart des acteurs internationaux, de "tourner la page des élections" en RDC et de "regarder comment soutenir le changement", après la première alternance du pouvoir sans effusion de sang intervenue dans l'ex-Congo belge depuis l'indépendance, le 30 juin 1960. Avec une suite d'une centaine de personnes, le chef de l'Etat congolais sera accueilli lundi en fin d'après-midi à l'aéroport militaire de Melsbroek par Didier Reynders, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères ainsi que de la Défense démissionnaire.

Le Premier ministre Charles Michel doit ensuite le recevoir pour un dîner de travail au Lambermont à Bruxelles, selon une source congolaise. La partie officielle de la visite se déroulera mardi, avec d'abord une rencontre au Palais d'Egmont avec les principaux membres du gouvernement fédéral, dont MM. Michel et Reynders, ainsi que le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo.

Cette "réunion gouvernementale" se conclura par la signature de quatre Memorandum d'entente (MoU) et lettres d'intention. Ces documents portent notamment sur la réouverture des consulats belge à Lubumbashi (sud-est de la RDC) et congolais à Anvers, fermés par Kinshasa au plus fort d'une crise diplomatique causée par les critiques belges sur le report, à plusieurs reprises, des élections qui se sont finalement tenues fin de l'an dernier.

D'autres concernent la définition d'un programme "transitoire" de coopération au développement - après la suspension des activités de l'agence belge Enabel en RDC -, l'établissement d'un "dialogue politique à haut niveau" entre Bruxelles et Kinshasa et une possible reprise de la coopération militaire entre les deux pays, interrompue abruptement par le régime Kabila en avril 2017.

Le roi Philippe recevra ensuite M. Tshisekedi en audience au Palais royal, avant une photo officielle avec les épouses, la reine Mathilde et la "première dame" Denise Nyakeru. Dans l'après-midi, le président congolais est attendu au siège bruxellois de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) - avec en filigrane la signature d'accords avec le secteur privé - avant un dîner offert par la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture Belgique-Luxembourg-Afrique-Caraïbes-Pacifique (CBL-ACP) en soirée au Cercle gaulois, face au parlement.

La journée de mercredi, dans le cadre d'une visite devenue "de travail", mènera M. Tshisekedi à Anvers, pour une visite au port - de son vrai nom Havenbedrijf Antwerpen, qui a des liens avec celui de Matadi (ouest de la RDC, sur le fleuve Congo) -, au secteur diamantaire (l''Antwerp World Diamond Center', AWDC) et à l'Institut de médecine tropicale, l'IMT. Jeudi, M. Tshisekedi se rendra à Gembloux pour visiter le centre de recherche TERRA de la Faculté de Gembloux Agro-Bio Tech dépendant de l'Université de Liège et dédié à l'agriculture de demain. Il y rencontrera notamment les autorités académiques et professeurs de l'ULiège - active au Congo depuis les années 1950 - ainsi que des étudiants congolais. La soirée sera consacrée à une rencontre avec la diaspora congolaise vivant en Belgique et en Europe, dans l'un des palais du Heysel à Brussels Expo.

La dernière visite d'un président congolais en Belgique remonte à septembre 2007 quand M. Kabila avait effectué un bref séjour à Bruxelles avant de se rendre à New York pour participer à l'Assemblée générale de l'ONU. M. Tshisekedi devrait lui aussi quitter Bruxelles durant le week-end pour participer aux travaux de la 74e Assemblée générale, dont le débat général et la "semaine ministérielle" débutent le mardi 24 septembre. Le président congolais a multiplié les visites à l'étranger depuis son entrée en fonction, notamment pour se concilier les bonnes grâces des pays africains et pour promouvoir les investissements en RDC dans l'espoir d'une pacification du pays, encore en proie à des troubles. Il devrait se rendre ensuite en France, selon des sources concordantes.

M. Tshisekedi, un ancien opposant et fils d'opposant - son père, Etienne, est décédé à Bruxelles le 1er février 2017 à l'âge de 84 ans et lui-même a longtemps vécu en Belgique - a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle contestée du 30 décembre 2018. Il a succédé le 24 janvier dernier au président Joseph Kabila Kabange, qui était au pouvoir depuis dix-huit ans mais qui a conservé un large contrôle sur la politique congolaise à l'issue d'autres scrutins (législatif, provinciaux et sénatoriaux). La Belgique a fait le choix, au nom de la realpolitik - alias "neutralité bienveillante" - et comme la plupart des acteurs internationaux, de "tourner la page des élections" en RDC et de "regarder comment soutenir le changement", après la première alternance du pouvoir sans effusion de sang intervenue dans l'ex-Congo belge depuis l'indépendance, le 30 juin 1960. Avec une suite d'une centaine de personnes, le chef de l'Etat congolais sera accueilli lundi en fin d'après-midi à l'aéroport militaire de Melsbroek par Didier Reynders, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères ainsi que de la Défense démissionnaire. Le Premier ministre Charles Michel doit ensuite le recevoir pour un dîner de travail au Lambermont à Bruxelles, selon une source congolaise. La partie officielle de la visite se déroulera mardi, avec d'abord une rencontre au Palais d'Egmont avec les principaux membres du gouvernement fédéral, dont MM. Michel et Reynders, ainsi que le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo. Cette "réunion gouvernementale" se conclura par la signature de quatre Memorandum d'entente (MoU) et lettres d'intention. Ces documents portent notamment sur la réouverture des consulats belge à Lubumbashi (sud-est de la RDC) et congolais à Anvers, fermés par Kinshasa au plus fort d'une crise diplomatique causée par les critiques belges sur le report, à plusieurs reprises, des élections qui se sont finalement tenues fin de l'an dernier. D'autres concernent la définition d'un programme "transitoire" de coopération au développement - après la suspension des activités de l'agence belge Enabel en RDC -, l'établissement d'un "dialogue politique à haut niveau" entre Bruxelles et Kinshasa et une possible reprise de la coopération militaire entre les deux pays, interrompue abruptement par le régime Kabila en avril 2017. Le roi Philippe recevra ensuite M. Tshisekedi en audience au Palais royal, avant une photo officielle avec les épouses, la reine Mathilde et la "première dame" Denise Nyakeru. Dans l'après-midi, le président congolais est attendu au siège bruxellois de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) - avec en filigrane la signature d'accords avec le secteur privé - avant un dîner offert par la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture Belgique-Luxembourg-Afrique-Caraïbes-Pacifique (CBL-ACP) en soirée au Cercle gaulois, face au parlement. La journée de mercredi, dans le cadre d'une visite devenue "de travail", mènera M. Tshisekedi à Anvers, pour une visite au port - de son vrai nom Havenbedrijf Antwerpen, qui a des liens avec celui de Matadi (ouest de la RDC, sur le fleuve Congo) -, au secteur diamantaire (l''Antwerp World Diamond Center', AWDC) et à l'Institut de médecine tropicale, l'IMT. Jeudi, M. Tshisekedi se rendra à Gembloux pour visiter le centre de recherche TERRA de la Faculté de Gembloux Agro-Bio Tech dépendant de l'Université de Liège et dédié à l'agriculture de demain. Il y rencontrera notamment les autorités académiques et professeurs de l'ULiège - active au Congo depuis les années 1950 - ainsi que des étudiants congolais. La soirée sera consacrée à une rencontre avec la diaspora congolaise vivant en Belgique et en Europe, dans l'un des palais du Heysel à Brussels Expo. La dernière visite d'un président congolais en Belgique remonte à septembre 2007 quand M. Kabila avait effectué un bref séjour à Bruxelles avant de se rendre à New York pour participer à l'Assemblée générale de l'ONU. M. Tshisekedi devrait lui aussi quitter Bruxelles durant le week-end pour participer aux travaux de la 74e Assemblée générale, dont le débat général et la "semaine ministérielle" débutent le mardi 24 septembre. Le président congolais a multiplié les visites à l'étranger depuis son entrée en fonction, notamment pour se concilier les bonnes grâces des pays africains et pour promouvoir les investissements en RDC dans l'espoir d'une pacification du pays, encore en proie à des troubles. Il devrait se rendre ensuite en France, selon des sources concordantes.